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lundi 26 janvier 2026

BLEUE LA PAGE 254

 



      Bonjour à vous visiteurs et brins de l'herbier, 


J'avais écrit dans ma proposition 254 :
    "N'oublions pas que de grands auteurs comme Khalil Gibran ou Roumi ont écrit en parsemant leur prose poétique de courts poèmes (poésie libre).
   Si ce ne sont pas des haïbuns  (etc.)
   Je pense avoir été mal comprise parfois, mais finalement un simple vers peut nous emporter très loin. 
 😋

   En fait, je voulais dire que la liberté pouvait aller jusqu'à parsemer une prose de courtes poésies et que ces courtes poésies ne soient pas obligatoirement des haïkus ou des tankas, ce faisant le résultat n'étant pas non plus ni haïbun ou tanka prose.  Voili ! Voilà !   

😉

   Quoi qu'il en soit, merci les Brins pour vos belles participations,  et merci aux visiteurs de venir sur nos pages.  AD

 

💦💧💦


Et la photo ? C'était quoi ?

Un verre au travers duquel, un soir, 

se sont invités quelques reflets.


💦💧💦

Et voilà, c'est arrivé !  J'ai oublié de joindre un texte à la page.

 

Mea culpa Marie Sylvie pour ton beau texte oublié. Je le rajoute ici. 
Adamante


Oratoire de verre

Sous la voûte limpide
La lumière s'agenouille.
Bleu profond
Rouge discret
Cyan en offrande.
Chaque reflet devient paume
Chaque bulle une prière suspendue.

Je m'approche.
Je ne touche pas.
Je contemple.

Le verre n'est pas un objet.
C'est un sanctuaire.
Un lieu où le silence prie
Où l'invisible se laisse deviner.

Je ferme les yeux.
Et dans cette transparence
Je dépose mes doutes
Mes allégresses
Mes absences.

Que la lumière les recueille.
Qu'elle les transforme.


   Verre en oraison
   La clarté devient refuge
   pour l'âme en veille.


      MARIE SYLVIE
     https://mariesylvie.blogspot.com/

 

Sous cloche :

 

Ils ne sont pas près d’oublier ce cadeau marquant leur noce d’or.

Ce n’est pas un service c’est un ballet, décor de rêve dans un espace vitré donnant sur le jardin. Dans la salle, uniformité des tenues de la tête aux pieds, aucun détail n’est négligé. Pris par l’ambiance ils ne perdent pas une miette du spectacle qui se joue devant eux.

 

soirée d’exception

au restaurant étoilé –

la magie opère

 

Sous cloches, briquées et reflétant les ombres de la soirée, deux paires d’yeux sont braquées sur elles, les papilles salivent déjà et les narines frémissent. Plus que trois petites secondes et les serveurs vont présenter à leur regard le premier plat concocté par le chef pour ce menu, spécial anniversaire.

 

surprise du chef

les assiettes sont sous cloche –

instant suspendu

 

La cloche reine du spectacle, entretenant, suspens et mystère, rien n’est laissé au hasard. C’est une symphonie des sens qui se joue au quotidien pour chef, cuistots et serveurs. L’excellence n’admet aucune fausse note.

 

objet sublimé

sous la cloche un régal –

les sens en émoi

 

 

ABC 

https://jardin-des-mots.eklablog.com



💦💧💦

 

L'île nue


Regarder le monde
par la lentille d'un judas
tel une île nue

échappée des appétits
abritant des naufragés

©Jeanne Fadosi, jeudi 22 janvier 2026

en illustration sonore 

 


💦💧💦



Tout garder



Bleu nuit des profondeurs
au silence plus noir que l'oubli
là de sombres mystères
heurtent le tendre du temps

Elle palpite la vague
entre élans et caresses
sous les bleus et les ombres
de la terre aux étoiles


Tout garder
de la mémoire des sources
leurs promesses de vie
tissant à chaque instant
un chant d'éternité

Balaline 23/01/2026


💦💧💦



L’Œil de l’Abîme "Bleu"

 

Dans le silence suspendu d’un monde secret,
Un globe de verre, opaque et mystérieux,
Reflet d’un océan profond, d’un ciel égaré,
Où l’obscurité garde ses arcanes.
Une lueur bleue trace ses contours,
Comme une étoile prisonnière d’un halo,
Un ballet d’ombres et de lumières,
Fragile univers, rêve en miroir.
Et si, au cœur de cette sphère impénétrable,
Se dévoile une planète à découvrir,
« Bleue comme une orange », aux couleurs insoupçonnées,
Recélant en son sein des promesses inexplorées !

 

Claudie Caratini  - commentaires à déposer sur ce blog -
« Bleue comme une orange » extrait de La Terre est bleue » de Paul ELUARD

 

 

💦💧💦



 Le candide


Sous cloche ;
Une relique

Un serment
Un souvenir
Une blessure
Une vérité
Un espoir
Un rêve
Un philtre
Un poison
Un cri, un mot
Un blasphème
Une prière
Dieu
Un miracle
Ou, rien...


Sous cloche ;
Que caches-tu, quel trésor ;
Quel mystère !? Dis-moi !
Promis juré, muette comme une tombe
Croix de bois, croix de fer...

Le candide, en confiance ;

Une étoile filante
magie bleue tombée du ciel
Neylan est son nom


jill bill


💦💧💦



Dôme bleuâtre

 

Comme tous les matins j’ai du mal à ouvrir les yeux, aujourd’hui ne faisait pas exception !

Dans tout ce flou, j’ai cru voir un dôme bleuâtre, une sorte de casque transparent. Il ne couvrait aucune tête, ni même celle d’un robot. J’ai pensé que j’étais encore dans un demi-sommeil qui m’embrumait le cerveau.

Réveil difficile
j’aperçois vaguement
un capuchon de verre 

Je me lève avec précaution, j’ai souvent des vertiges, en me demandant : cette vision ne serait-elle pas un présage ?

A quoi cela pourrait-il servir, me mettre sous cloche ? Me prévenir d’un danger ? La science-fiction n’est pas ma tasse de thé et je n’ai pas envie d’aller sur la lune dans une soucoupe !

Soyons pratique, étant donné le froid qui perdure en ce mois de janvier, est-il possible que mon subconscient me conseille de trouver une serre pour semer mon persil, des fraises , des asperges ?

Serait-ce un nid bien chaud pour mon lutin Turlupinpin ?

Je vais aller voir
ma cousine Amarante
qui m’éclairera

Marine Dussarrat



💦💧💦



Un cri dans la nuit



Quelqu'un a crié dans le noir.
Un long cri presque inhumain.
Serait-ce moi ?

Le sommeil m'a quitté et mon cœur s'affole
Le noir de cette nuit profonde qui n'en finit pas,
M'enveloppe comme une flanelle humide qui m'étouffe !


Sous le globe bleu éblouissant,
Deux notes stridentes en continue.
C'est une sirène qui hurle et déchire la nuit.



💦💧💦


 

Bleu


Tourne ton cœur vers le ciel,
laisse la lumière doucement le traverser


Mona



💦💧💦




Du bleu au vert


Du bleu au vert
Du bleu au rouge
L ’apaisement

Allège-toi
Appelle le vol
Élève-toi sans hésiter 
Jusqu’à l’horizon infini 
Laisse monter le bleu 
Le froid
Dans ta racine 
Couronne-toi du blanc 
Retrouve ton essence 
Tu le sais bien
La lumière est un don 
Qu’il nous faut partager

Sois le vol
Sois l’envol
Et sans hésitation  
Rayonne !

 

Du bleu au vert
ISWC   T-329.245.654.9




💦💧💦













vendredi 16 janvier 2026

Pour la page 254



 Voici pour la page 254 - en poésie libre

N'oublions pas que de grands auteurs comme Khalil Gibran ou Roumi ont écrit en parsemant leur prose poétique de courts poèmes (poésie libre). 

Si ce ne sont pas des haïbuns, le bonheur que l'on prend à les lire suffit à les apprécier car le fond touche l'âme, et cela c'est du grand art. 

À vos plumes, les Brins ! AD

Publication le lundi 26 janvier

textes a envoyer en dernière limite le 23 janvier

Je vous révèlerai alors ce qui se cache derrière cette image.  

 💙💙💙

Cela vous laisse le temps de "gratter"
pour atteindre le sommet de votre plaisir d'écrire et de partager. 

Laisser quelques jours entre écriture et relecture, ça a vraiment du bon.
Éloge du temps qui prend son temps.

 💙💙💙 




 

lundi 27 octobre 2025

La page 249



Une photo d'une bouteille d'eau (bleue) prise à contre-jour sur la table du séjour. 
Son embase ondulée et la lumière ont créé cette forme (entre autres).
💧       💧

💧 

 

À l'anglaise



De la gelée
Aux myrtilles
Du plum-pudding
Avec un thé, Darjeling, mon chou !


C'est sa période anglaise
Comme Picasso avait les siennes...


Bonne-maman et les confitures
C'est du passé, dépassé !
Bonne-maman et les madeleines
Idem... !
Charlotte, ta mère, eh oui,
Se la joue reine d'Angleterre...
J'en suis, baba !


Manque plus que sieur Paddington
Au five o'clock !


Indigne du Rocher, entre nous,
Mais faisons bonne figure, sourire merveilleux,
Je connais ta mère, susceptible ;
Soyons diplomates !


Dieu créa Eve
ce cordon bleu en cuisine
Pomme d'amour

jill bill
 
https://jill-bill.eklablog.com/  

💧      💧

💧 




Objet n°2



Je suis un truc poli
qui fluctue sous les angles
retourne ses positions
sans perdre sa structure


Je suis un jeu subtil
de courbes et d’inversions


Je suis un vide
que l’on remplit
et qui laisse entrevoir
ce qui est caché

Que suis-je ?
(Regarde autrement
Un miroir te le dira Tout est illusion)

Mona
saisons.over-blog.com


💧      💧

💧 




Brinztap


Petit, bedonnant, rougeaud, des yeux ronds et noirs, le nez court en trompette surplombant une large bouche aux deux tiers édentée, aussi chevelu qu'un œuf, tel est Brinztap, un fou de musique.

Ce nain, de la tribu des Brinz, vit un peu à l'écart des membres de son clan. Et pour cause : ces derniers ne supportent plus le vacarme que leur frère a le toupet de nommer mélodie.


Musique ! O musique-
nul n'est prophète en son pays
pauvre incompris


Brinztap est une heureuse nature, invariablement gai, toujours prêt à rendre service. C'est le meilleur des compagnons. tout le monde l'aime en dépit d'un terrible défaut : son amour immodéré de la musique. Enfin, si l'on peut nommer cela musique ! Brinztap, à l'aide de quelques pierres, de formules magiques et d'un peu d'eau chipée à la source chantante, a créé un instrument bizarre, brillant, lisse, aux nuances changeantes de bleu sidéral. Celui-ci réagit au toucher plus ou moins prononcé de son inventeur. S’élèvent alors des sons tantôt aigus, stridents; tantôt caverneux, sépulcraux. Les yeux à demi fermés, Brinztap sourit de bonheur en composant son hymne à la vie sylvestre. Tandis que tout le monde se bouche les oreilles en lui hurlant d'arrêter le massacre.


Sous les étoiles-
en compagnie des grillons
accords discordants


Martine Madelaine-Richard
https://martinemrichard.fr/blog


 

💧      💧

💧 


Petit Robot


C’est un petit robot à l’intelligence rationnelle
Bien soigné, bien préparé, bien calculé
Mais ce petit futé affûté peut tomber en panne
C’est ce que l’on a découvert quand il a voulu se baigner
Dans le bassin des jardins du Palais
Il a lustré ses lunettes de vue
Pour les transformer en lunettes de nage
Plouf… ZtZtZtZ … Contorsions et silence…


Le grand Patron était très fâché
Voyant que tous les circuits de Ti Robot étaient « out »
Coupés, démantibulés, hors service
Ce n’est pas malin
Maintenant il faut tout réinitialiser!


Quand le petit machin se réveillera
Il pensera comme moi
Faire ça ou peigner la girafe,
Je m’en bat la coquille !


Marine D 16/10/2025
https://marinezou.blogspot.com/

 

💧      💧

💧 


 

Miroir d'une larme céleste 


Il y a eut un instant suspendu
Où le métal se fit mer
Où la surface vibra telle une peau frémissante
Et le bois témoin silencieux retint son souffle.


Une onde s'élève figée dans sa danse
Comme si le temps avait décidé de contempler
La beauté d'un chaos ordonné.


C'est une larme d'étoile tombée sur la table du monde
Un éclat de lune qui s'est égaré dans le jour.


Le reflet ne ment pas
Mais il transforme.
Ce qui s'y mire devient l'autre
Distordu
Sublimé
Tels les souvenirs
Que l'on polit trop souvent.


On dirait que le métal pense
Qu'il rêve d'être rivière
Qu'il aspire à fuir sa forme
À se répandre dans les veines du réel.


Et moi je regarde.
Je me perds dans les courbes figées
Dans cette illusion de mouvement
Dans ce miroir qui ne renvoie rien d'autre
Que le vertige d'exister.


Il arrive que la lumière tombe
Non pour éclairer
Mais pour se souvenir


MARIE SYLVIE
https://mariesylvie.blogspot.com


💧      💧

💧 



Le scarabée b leu


Ce tantôt une coccinelle
m'a fait un clin d'œil.
J'ai soigneusement évité
de la trucider.


Elle m'a évoqué
l'autre été sur un bleuet
un scarabée bleu
scintillant comme un saphir.


Peu avare de phéromones
les ailes figées
Attendait-il des donzelles ?
ou quelque danger ?


Son acide corrosif
m'avait épargnée.
Ce jour la bête à bon dieu
me murmure "je vis"...
... encore un peu ...


©Jeanne Fadosi
Fadosi continue


illustration sonore comptine pour apprendre l'alphabet :


💧      💧

💧 




Quand l’énigme est trop forte

 

Quand l’énigme est trop forte, le silence s’impose, chapeau, glaçon, gyrophare ? Probablement rien de tout cela, juste un intrus bleu emporté par une vague blanche.


esprit en dérive
l’insolite m’interpelle –
casse-tête du jour


ABC

 

💧      💧

💧 


 


La créature bleue



Sur le parquet de ma chambre,
Se traîne une énorme et informe créature bleue.
Comment est-elle arrivée ici ?
D’où sort-elle ?
Elle avance en rampant,
Et cela fait flop, flop, flop…
Ses gros yeux blancs me fixent,
M’hypnotisent et me terrorisent.
Que me veut-elle ?
Elle bloque la porte, je ne peux m’enfuir.
Le réveil sonne, il fait jour,
Il n’y a plus rien sur le parquet.

Ma chambre est vide
Ouf ! Ce n’était qu’un cauchemar !

Livia


 

💧      💧

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En gouttes bleues


Des gouttes bleues se glissent dans la canne d'acier, sous le souffle puissant, le ballet incessant des gestes et des mains, sous la dextérité du maître verrier.
Des bulles en fusion, colorées, sculptées, presque vivantes, fascinantes dans leur transformation.
Des jeux de lumière sur la pâte malléable qui s'étire, s'étire, joue avec la transparence, ses formes effilées, arrondies, légères, sublimées.


De la pâte de verre
Sous la magie du souffle
Une création d'art


Ce fût un chapeau bleu, un chapeau des dimanches où le soleil y joue ses reflets d'océan, de ciel azur par la fenêtre ouverte.


Souffleur de verre
Ce voyage couleur mer
Né de grains de sable


Balaline 24/10/2025

💧      💧

💧 


La conscience d’être


    Mes pas se suivaient d’un rythme monotone, sans surprise. Mon esprit, bercé par la musique des graviers qui roulaient sous mes chaussures, s’abandonnait à cette sorte de léthargie qui apaise. La marche vide les pensées. Je longeais le bord de mer lorsque je vis, semblant sortir des eaux, un curieux personnage qui, d’un pas malhabile, tentait de s’aventurer sur la plage.

    Surprise, je m’arrêtais. Je fermais les yeux, puis les rouvris sur ce que j’aurais pu interpréter comme une hallucination. La léthargie nous entraîne parfois vers des lieux hors du temps habituel où des personnages insolites traversent notre champ de vision. Étais-je en train de vivre un épisode d’une rencontre du troisième type ? Avais-je pénétré une autre dimension ?

    Bleu-eau, bleu-ciel, bleu-mer, bleu-verre irisé de lumière, l’eau avait-elle pris forme pour me rappeler, s’il en était besoin, que ma vie, toute vie, partout sur Terre, venait des eaux.

    Ce Poséidon au corps de batracien, ce rêve de l’Océan qui semblait vouloir expérimenter l’envol venait à ma rencontre. À quelques pas de moi il s’arrêta. Nous échangeâmes alors un long regard, et je perçu au fond de moi, fruit de cette communion sans parole, au travers du poids de ma chair, cette légèreté, cette fluidité qui chez moi aussi vivait l’envol. Je vivais la mémoire de l’eau, j’étais cette mémoire, j’étais cette eau façonnée de lumière


dans la vibration
dans l’essence de la vie
la conscience d’être


Adamante Donsimoni
25 octobre 2023



💧      💧
💧  


Voir la proposition pour la page 250 à la précédente parution.

 

💧      💧

💧 



 







lundi 8 novembre 2021

Pour la page 184

 

Dessin Adamante


 Bonjour les Brins,

   Voici que ce qui aurait dû être une page se transforme en une proposition. J'ai cherché à mettre en page une musique mais je n'ai pas réussi à trouver le lien. Alors je vous propose ce dessin, un peu spécial c'est vrai, pour lundi prochain si vous le voulez bien. N'hésitez pas à me faire des proposition picturales de votre cru (libre de droit donc), il n'est pas évident toujours de trouver.

   Excellente semaine à toutes, en santé et en joie.

Adamante


vendredi 19 avril 2019

La page 140 bleue bleue bleue



La photographie du lever de Terre. Crédits : William Anders / NASA





La rose et le réséda
le concept et la matière
et une cathédrale minérale

Des hommes et des dieux
des chênes dressés vers le ciel
et une cathédrale végétale

Des corps et des âmes,
des coraux comme mausolées,
et une cathédrale engloutie

Dis-moi donc Pierrot
de tout là-bas sur la lune
voit-on les forêts brûler ?

Dis-moi Colombine,
depuis la mer des nuages
voit-on d'un joyau les flammes ?








Terre Bleue

Ce jour là
Ils l'ont vue bleue
Les hommes de l'espace
Belle comme au premier jour
Notre Terre Mère
Ils l'ont vue perle d'azur
Agathe dans l'aura de la lune
Mouvante et incandescente
Symphonique
Dans la nuit elle nous berce
Parfois elle tremble
Elle forge des heures fourvoyées
Pailletées de mensonges
De nuages imprécis
Comme ces voiles
Qui masquent nos rêves
Terre vue du ciel
Bordée de mystères
Insaisissable
Turquoise ou indigo
Fantasmée














Au clair de la lune
Il y avait Pierrot
Jean aussi
Ni l’un ni l’autre
N’avaient les pieds sur terre

Au clair de la terre
Il y a la lune
Ciel noir sans étoile
Pour une planète bleue
De marées en éclipses
Rêvant de s’amarrer aux cieux

Beau et long voyage
D’un rêve prenant forme
Objectif lune
« Un petit pas pour l’homme
Un grand pas pour l’humanité »

Avant l’heure
Hergé l’avait écrit
On a marché sur la lune

©ABC


















Rebecca

Je vis l’éclat sur la margelle, en même temps que remontait la fraîcheur des profondeurs,  caressant le visage de celle qui se penchait au-dessus.
Je vis au fond la surface noire, dans laquelle rien ne venait se refléter;
je vis qu’elle contenait tous les chagrins de ceux et celles qui avaient lutté ici.
Je vis la source, depuis Jérusalem elle avait traversé la terre, peut être même était-elle allée jusqu’au centre;
je vis qu’elle s’était enrichie de tous ces sédiments qui nourrissent un peuple, je vis les détours et combien de fois elle eut pu se perdre dans les tréfonds de pays oubliés, ou dans les déserts arides qui dessèchent jusqu’aux larmes.
Je vis Rebecca se pencher au-dessus du puits et remplir sa cruche à la margelle.
Je la vis s’éloigner, altière, le vase sur l’épaule droite, tandis que sa longue chevelure de feu se balançait dans son dos.
Je vis la finesse de ses cuisses dans la transparence de sa robe, les longues flammes de ses cheveux semblaient lécher ces voiles.
Je vis Rebecca s’éloigner jusqu’à devenir un point, un point aussi petit et lumineux que Vénus, déesse devenue étoile.
Je me vis allongé dans l’herbe, les mains derrière la tête, contempler les réverbères de l’univers s’éclairer un à un, et la Voie lactée d’un coup déversait sa semence.
Je vis le manteau de la nuit se transformer en une longue traîne poudrée.
Je vis la Terre d’en haut, elle était cet îlot bleu mêlé d’écume, mais les fourmis qui grouillaient dessus semblaient ignorer son unicité.
Je vis des brindilles flotter dans un rayon de lune, et elles me chatouillaient les mains.
Je vis la main de Rebecca saisir la cruche et se verser l’eau claire sur le cou et la poitrine.
Je vis ses cheveux devenus lianes embrasser ses seins, comme je les enviais !
Je vis son sourire et le rose de ses lèvres. Sa langue, frottant des dents fines et pointues, éclataient les perles d’eau brillantes.

©Myriam Roux







A l’appui de ©Thoinot Arbeau, « Belle qui tiens ma vie… »






Belle qui tiens ma vie
Captive dans ta ronde
Avec ta robe d’opale aux voiles d’écume
Tu retiens mon errance
Sans toi je suis poussière
Tu retiens mon errance
Sans toi je serais vaine
Toi qui fais tournoyer
Mon âme vagabonde
Il n’y aura jamais
De nuit sur ton épaule
Danse mon Unique sous mes pâles lueurs
Avant que la nuit sidérale
Ne nous avale

©Myriam Roux


















Bleu Terre


Bleu Terre
Bleu Terre
Bleu Terre

Du haut de l’immensité
Le bleu
L’eau qui danse parmi l’or des étoiles

Bleu de la Terre
Lever d’un rêve
Sur un sol de poussière
La lune

Bleu Terre
Bleu mère
Bleu confiance
Bleu tendresse
Bleu fragile
Bleu d’enfance

Bleu souillé des plastics du profit
Les industriels n’aiment que l’or

Bleu contusion
L’eau bleue
Blessée

Bleu beauté
Désenchanté d’humanité
Bleus des coups sur le corps de l’amour

Bleu Terre
Bleu Terre
Bleu Terre

Du haut de l’immensité
le bleu
l’eau qui danse parmi l’or des étoiles.

©Adamante Donsimoni

et pour rester avec l'espace 

Jupiter sounds (so strange!) NASA-Voyager recording