dimanche 24 avril 2022

La page 197

 



Photo Marine



Écume céleste



Un arbre mort

passe de la barbe à papa

Cieux en foire



jill bill


















Seul et nu

s’accrochant aux nuages

sans bourgeon


Ce fut son temps. Il va laisser la main à ceux qui l’entourent

s’épanouissent, envahissent les lieux, l’assoiffent, le dessèchent. Une

jeune pousse jaune, lui fait un signe de ses branches, comme un ultime

au revoir.


Sur le film de sa vie

Il revit le temps écoulé -

absence de remords


Un dernier sourire à cette renaissante saisonnière. Il sait que la

prochaine tempête, que le prochain insecte vorace, que l’aridité

grandissante auront raison de sa grandeur passé.


Leur printemps explose

d’une génération à l’autre

passage de relais


ABC



 




 







Un jour léger

Il y a au jardin en habits des dimanches

de longues pages blanches pour des rêves voyageurs

des arbres un peu fous dans leur exubérance

et mille pompons d'or pour parfumer l'ambiance

Un jour léger

à se lover dedans

un jour vertige

entre terre et ciel

Les herbes printanières coulent sous le vent doux

s'y mêle chaque bruit des toutes petites vies

aux chants d'amour à peine perceptibles

à nos oreilles si éloignées de tout

Un jour léger

à respirer la terre

s'enrober de lumière

pour une balade au-delà de l'instant

  

Balaline

22 avril 2022

















Deux mondes se confrontent

en zigzags de front ;


Ici la luxuriance

habille la soulane

en pompons jaunes des douceurs océanes

et verts éventails de jardins exotiques ;


Là-haut encore échevelé

Par les affres de l'hiver,

Un arbre nu griffe les nuages

faisant front au vent.


©Jeanne Fadosi, vendredi 22 avril 2022

pour la page 197 de l'Herbier de poésies


Fadosi continue


Pas d'illustration musicale pour ce billet mais l'envie de rendre hommage à Jacques Perrin qui s'est éteint jeudi 21 avril en prenant encore plus de hauteur avec la bande annonce de son film le peuple migrateur.



 







Le geste de l'arbre



Sur la butte il regarde les nuages

Gros vaisseaux blancs joufflus

Qui passent sans mot dire

Sur la butte un plaqueminier

Desséché par l'été

Dégarni par l'hiver

Nous fait signe en silence


La corête offre ses pompons

Sans aucun souci

Un palmier tâte l'espace

Le jardin ne veut pas entendre

Le chant du cygne


Nous offrira-t-il ses feuilles

Surgies vaillamment

A l'heure où tout se tait

Quand personne ne le regarde?


Je le trouve beau

Quand il peigne ainsi le ciel

De ses doigts fragiles...


marine Dussarrat

         













L’éléphant des nuages

 

La colline monte à l’assaut du ciel, accroche ses fleurs, ses herbes, ses buissons aux nuages qu’un arbre à l’agonie, esseulé tout là-haut, semble implorer


l’eau a reflué

la terre la lui a ravi

vaine fut la lutte


Un nuage éléphant se rit de ses prières, il suit les courants de l’espace vers d’autres contrées éloignées, d’ici là il aura changé d’aspect et le ciel, ici, sera redevenu d’un bleu d’une froideur absolue, sans la moindre trace de brume


tout s’en fuit un jour

tout se ruine et se dessèche

sous la loi du temps


un instant pour babiller

un autre pour disparaître.


Adamante Donsimoni

23 avril 2022


 



4 commentaires:

  1. Belle envolée des "brins" pour l'Herbier 197, merci, amitiés, JB

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  2. C'est une belle récolte Adamante, merci aux brins pour cette page.
    ...Je te dirai plus tard ce que me réserve cet arbre nu...

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  3. Renaîtra ? renaîtra pas ? une image inspirante. des brins à la hauteur ...
    merci

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  4. La nature toute en beauté pour saluer le printemps et chaque brin voyage avec les merveilleux nuages dans tout ce bleu !
    Merci à toutes.

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