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samedi 27 juin 2026

Souvenir de la page 136

 


À tous les brins laissés errants dans le vent du silence

pour interrompre, l'espace d'un instant, cette pause qui s'éternise, 

et parce que l'Herbier me manque un peu, voire plus. 


Si vous n'étiez pas encore de la famille des Brins de l'Herbier

ou si le cœur vous en dit de réitérer la performance

Petit flashback (du précédent blog alors non différencié du mien propre


Si l'image vous tente ou re-tente

Si vous avez encore envie d'écrire dans ces pages

N'hésitez pas à m'envoyer vos textes jusqu'au 10 juillet

Ils seront les bienvenus.


Je vous espère en pleine forme malgré tous les aléas qui jonchent notre Terre.


🙏Adamante🙏




MarHak



Cascade d’or :

Au fil de la vie, chaque paysage emplit sa garde-robe de nos souvenirs et s’habille de la richesse de nos regards.

Sans mot, sans voix
j’écoute la cascade d’or
son chant d’eau

Verrais-tu seulement ce que j’y vois ? Te souviendrais-tu de nos escapades ?

A fleur d’enfance
renaissent les souvenirs -
notre torrent alpin

Là-haut, tout là-haut le glacier recule lentement, en bas la cascade nous enchante.
Entre pont et barrages d’un jour, se bousculent nos jeux d’alors, fous rires et inconscience…

Aux couleurs chaudes
se mêlent bleu et vert tendre
l’été s’installe

Tant de saisons depuis ont défilé, parsemées des multiples nuances de la vie. Couleurs et nuances se coordonnent. Les unes faisant échos aux autres, du printemps à l’hiver, oscillant d’hier vers aujourd’hui et réciproquement… Goutte à goutte, la clepsydre s’écoule. Les années passent…
Seule, je contemple le paysage, en remontant l’horloge des ans…

Un tableau
m’y voilà, nous y sommes
c’était hier

sans toi l’absence s’y incruste
aujourd’hui




💛💚💛


Naître, voguer et disparaître


Comme le tableau de MarHak
Naître, voguer et disparaître
La vie, n'est point banal cadeau
Élixir ou poison
A la veine ou déveine
Selon que nous soyons
Puissant ou misérable
Noir ou blanc...
Je ne suis ni pauvre, ni pleine aux as,
Ni sombre, ni claire
J'aime à dire colorée
Comme ce monde, cette peinture 
Où une coquille de noix
Cingle vers l'horizon
Tantôt chahutée, tantôt paisible...
Sans jeter l'ancre
sans jamais abandonner
J'arrime mes jours
Voile gonflée
Front face à la tempête
Faiseuse d'avaries
Elle arrive à me trouer, je recouds
Elle me troue encore
Je re'recouds, et tiens bon,
   La mer s'en finit toujours par tomber...
Corne de brume
  Pour les matins
A couper au sabre,
 Chanson aux lèvres
Pour les soirs heureux
 A sabrer une bouteille 
   Douce ivresse du contentement...
 D'un soleil à l'autre
 embarquer dans l'aube nouvelle
d'un hisse et haut






💛💚💛




Voiles déployées


Voiles déployées
Comme un grand bateau blanc
Sous un ciel turbulent
Qui se laisse emporter
Bousculer vaillamment
Toutes voiles dehors
Fanions qui claquent au vent
La vie est diablement fascinante
Pleine de peps, de folie
De dangers, de couleurs
Sans prévenir
 L'eau assaille, ruisselle
Gronde, clame à tue-tête
Le voilier tangue et rebondit
Il rit dans sa cape
Il aime l'aventure
La course, le combat, les défis
Les rencontres incertaines
Qui mènent aux iles d'or
Paradis des vainqueurs




💛💚💛




Dans le silence des mots tus


Dans le silence des mots tus, je me noie dans la contemplation de la peinture. Peu à peu l'eau et les algues. Peu à peu le sable et la tache.
Épave sur la plage
dans le clapotis d'écume
flaque rouge sang
Les traits de l'outil, pinceau ou couteau, ont fait vivre la peinture. Les coraux se meurent. Le bois flotté fait sculpture et remplace les vivants.
Quand tout fait mirage
pour crier mon désarroi
je n'ai plus de mots.
Alchimie étrange que ce mélange de rage et de douceur, la prairie sous-marine, désertée par la faune, fait linceul. Repos éternel, bercé par la houle.
Quand tout fait naufrage,
je n'ai même plus de colère
sans résignation.



Illustration musicale
Debussy, La cathédrale engloutie





💛💚💛




Floïde, fils de Cahout, petit fils de Cahout


Au fond, tout au fond de la grande forêt aux arbres vertigineux,  le soleil n’atteint jamais le sol.
Mousses et lichens-
Elle se promène sans peur
La grande limace
Sous le couvert des branches tissant une toile vert bouteille ,  Floïde, fils de Cahout, et petit fils de Cahout, s’ennuie à mourir.
Une… deux… trois fourmis…
Noires comme le jour
Sans ami et sans joie
Floïde  se morfond en soupirant très fort. « Qui souffle ainsi  à m’assécher le dos? »  se plaint la grenouille verte. « C’est moi Floïde, fils de Cahout et petit fils de Cahout ».  « Cahout? Jamais entendu parlé. Pourquoi ce vent sur mon teint satiné? ».  « Parce que je ne sais pas quoi faire. C’est casse-pieds! ».   « Ah bon? A ce point là? Allez, suis-moi petit Floïde! »
Nappe d’eau dormante-
Feu d’artifice
Des libellules
« Alors Floïde? Un bon bain, ça te dit? » . »C’est que… » hésite le petit Cahout.  « Quoi? Cela ne te fait pas envie avec ce temps sec? ». Floïde avoue, piteux « Je ne me suis jamais baigné. C’est défendu ». « Défendu? Pourquoi? » s’étonne la grenouille. « Je ne sais pas. C’est interdit, c’est tout ».  « Bah, sûrement des bêtises d’adultes qui ne veulent pas que tu te baignes tout seul. Mais je suis là pour te surveiller. Allez viens! » Et hop!  Le batracien saute à l’eau et,  hilare, asperge le petit Cahout.
Aux reflets de l’eau
En ricochets
Moult éclats de rires
Floïde ivre de bonheur plonge et remonte couvert de feuilles et d’algues. Il barbote, frappe le liquide, fait des bulles. Tout à son allégresse ne s’aperçoit pas qu’il se délave à vue d’œil. Le voici jaune comme un citron.  Qu’importe. Il n’en a cure. C’est si bon la vie quand on a un copain!



Galerie de tableaux:



💛💚💛




L’eau et le bois mort

 

De l’eau, le soleil, comme de la mère et père tout à la fois, l’enfant.
Du milieu aquatique, le bleu reflet de ciel, le vert. L’air nourricier indispensable aux racines joue d’échanges gazeux à la surface du magma.

Une fougère
quelques algues alanguies
et le bois mort

Il flotte dans le courant
un grand désir d’ascendre

Le monde balbutie, expérimente formes et mouvements, couleurs et parfums. Déjà il est en partance pour sa fin. L’or du printemps est éphémère.

Vivre c’est s’user
aux frottements incessants
du temps qui passe

Le rouge n’a qu’un temps, il brûle puis doit laisser place. La cendre succède au feu, c’est la loi.

Tenir n’est pas vivre
vivre n’est pas soumettre
vivre c’est être

Vivre, c’est comprendre la nécessité de composer à chaque instant avec le chemin, de s’arrimer, racine bien en Terre, afin d’accueillir le ciel. Demeurer tout à la fois souple et droit, c’est cela la maîtrise.

L’homme déterré
déboussolé, titube
au final, noyé.




💛💚💛

mercredi 29 avril 2026

Page 260

 

N'auriez-vous pas vu le cheval allongé au pied de la chute ?
Où vont donc se nicher les paréidolies !



M'en allant


M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baignée, toute nue,
Au clapotis de sa cascade.

Je me pensais seule
Comme sur ma plage abandonnée
Quand on range les vacances
Dans les valises en carton ;
Je l'ai cru, naïve,
L'île de Robinson c'est du roman,
Elle avait ses cannibales.

Un vieil ogre, sortit sans doute d'un conte,
Planté sur la berge
M'envisageait, comme une proie
Mangeur d'enfants,
Rugueux comme une écorce.

Je n'ai que des cuisses de grenouille
Ne ferai qu'un maigrichon repas ! Ouste !

Le soleil dans les yeux
Un arbre devient vite ogre.

Un berger et ses moutons
Le mirent en fuite, chut, entre nous...

Au clair d'un jour
m'en allant au fil de l'eau
La divagation



jill bill
https://jill-bill.eklablog.com


💚  💚  💚


Une nuit dans la forêt sous la lune


    Le temps s'était remis au beau, nous avons emballé des sandwiches, enfilé nos bottes, nous sommes partis vers la forêt pour y camper quelques jours durant les vacances de Pâques.

    Jean traînait un petit chariot sur lequel la tente, les sacs et tout le matériel étaient entassés.

    Nous avancions à la queue leu-leu sur le sentier, nous ne parlions pas pour écouter vivre la forêt et entendre chanter les oiseaux.

    La forêt s'éclaircissaient en une belle clairière et la rivière s'offrit à nous au détour du sentier, l'eau cascadait en son milieu, le bruit argentin de cette eau nous rafraîchissait déjà, la clairière embaumait, une odeur de terre et de végétaux mêlés, tandis que le soleil dessinait des arabesques de lumière allumant des éclairs à la surface de l'eau et sur le sol, tout était tranquille.

    Après avoir monté la tente, nous sommes entrés à petits pas dans l'eau froide et claire, les galets roulaient sous nos pieds et le coucou chantait ses deux notes quelque part sur un arbre...

    Le soleil s'est couché tandis que la nuit s'insinuait doucement dans la forêt, une chouette s'envola en quête de nourriture en hululant, nous étions assis autour du feu pour manger, la pleine lune éclairait le sous-bois, les oiseaux se taisaient dans les nids, nous fîmes de même goûtant la paix de la nuit qui nous enveloppait comme une cape de velours bleue.

    Jean sortit son harmonica et souffla doucement, emplissant le sous-bois d'une douce mélodie.

    Et tandis que la lune riait à travers les branches, nous nous endormîmes sous la tente, bercés par le chant de la rivière, qui emplissait la clairière.

 

Livia 

https://liviaaugustae.over-blog.com/


💚  💚  💚



Le lutin de la cascade


    Un jour c’est entre ombre et soleil que le petit lutin de la cascade m’a parlé. Sa voix glissait sur les cailloux, modulait sous le flot et les rebonds, j’ai tendu l’oreille. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter, que le monde pouvait se régénérer, que les hommes qui voulaient le bien de la planète finiraient par obtenir que la générosité et l’amour gagnent et que le goût du pouvoir et de l’argent des puissants ne continuent pas à écraser les peuples.

    J’ai eu envie de le croire, et de m’emplir les yeux de la beauté du ciel, du parfum des roses, des rouleaux chantants de la mer, de la neige des montagnes brillant au loin comme une promesse de félicité…


Bonheur d’un instant
quand le ruisseau nous parle
j’écoute sa voix

💚  💚  💚



Le Trapel


Sous les saules pleurant une sève gommeuse, il serpente, nonchalant, entre vignes et jardins…
Assise au bord du lit de cette onde voyageuse, cachée parmi les herbes, j'écoute sa musique.

Journée estivale-
O temps suspend ton vol
sur ma nonchalance

Le Trapel clapote, glougloute, gargouille, trahit quelques secrets de sa mémoire liquide. Ce courant murmurant glisse entre mes doigts, caressant, apaisant, miroitant de souvenirs :

Soupirs mélancoliques d’une blonde patricienne attendant languissamment son général romain…

Commérages volubiles, claquements de battoirs autour des lessives des lavandières d’antan…

Naïves complicités construisant un moulin de boue et de cailloux, éclaboussé des rires de pêcheurs enfantins…

Reflets argentés-
confidences aquatiques
à mes pensées bleues

Après maints méandres, le ruisseau grandit, abandonne la fraîcheur ombrée des bois pour parcourir la plaine ensoleillée. Flamboyant de lumière, avoines et coquelicots dansent sur le tempo jeux d’eaux de Debussy…

Un martin-pêcheur-
ondoiements truites et goujons
éclaboussures!

Martine Madelaine-Richard
https://martinemrichard.fr/blog

 

💚  💚  💚


Là où la beauté se dépose


La nature avance en silence
Telle une parole ancienne qui ne cesse de se renouveler.
Elle glisse.
Elle murmure.
Elle façonne le monde
Avec la patience de l’eau qui franchit les pierres
Et la douceur des mousses qui s’accrochent à la lumière.


Diversité des formes
Des couleurs et des sons qui nous ravit nous enchante et nous séduit.

Chaque forme est une surprise
Chaque couleur une confidence
Chaque son une invitation à écouter plus loin que soi.
Dans le frémissement d’une feuille
Dans la chute d’un filet d’eau
Dans la respiration verte des sous‑bois
Elle nous rappelle que la beauté n’a pas besoin de se montrer pour exister.
Elle suffit.

La Nature
Beauté du monde qui nous émerveille
nous charme et nous éblouit.

Marie Sylvie
https://mariesylvie.blogspot.com/

 

💚  💚  💚

 

Balade d’eau :

 

De la goutte, claire et cristalline, 

Jaillissant de la source,

A la larme amère,

Se jetant dans l’océan,

Une vie - un parcours.

 

La goutte, en filet d’eau,

Du filet d’eau au ruisseau,

Du ruisseau à la rivière,

De la rivière au fleuve,

Du fleuve à l’océan,

En a avalé des couleuvres :

Colorants, plastiques, épaves, tissus,

Débris de toutes sortes en passant par quelques cadavres,

Elle alla se noyer, en sanglot, dans l’immensité océane.

 

En la suivant de a à z,

Les cigales chantent.

Les fourmis s’activent :
Prise de conscience, information, éducation,

Collecte des déchets, campagne de dépollution,

Elles retroussent leurs manches, n’arrêtent pas le combat.

Patience et persévérance, 

Portes ouvertes sur un avenir où

Chaque goutte sortant de la source

Atteindra l’océan claire et cristalline.

Au fil de l’eau,
L’espoir renaît.

douceur d’une balade 

dans le lit de la rivière 

les gouttes chantonnent

 




💚  💚  💚

 La pomme de pin


Je lance une pomme de pin dans la rivière, juste avant le déversoir. 
Elle tombe dans l’écume, emportée par le courant.

 

Je la suis du regard, sous la surface trouble,

légère, glissant vers d'autres rives.


Le bruit des flots se referme sur elle. 

Et le silence rebondit, pierre après pierre, au fond de l’eau.

 

pomme de pin

le courant seul

sait la suite

 

💚  💚  💚


chut… chute en cascade

chut… chute en cascade
sur les pierres moussues chante
chuchotis léger
sous l’ombre verte des arbres
mon esprit s’y fond, en paix

          Claudie Caratini 

 et, à partir de cette photo de Claudie

"La source de l'Infernet". située au pied du massif de l'Arbois, près de Vitrolles, Bouches du Rhône


 

Ode à la cascade

Splendeur de la nature
Vierge chlorophyllée
Dans son bain de soleil
Phébus la courtisait.

Telle une ondine
Chue du néant
Cascade se pavane
Hors du gouffre béant.

Elle danse tel un farfadet
Par les hautes frondaisons captive
Et frétille dans l'ivresse
Petite flûte enchantée!

Ombrée de mystère
Coulée immortelle
Ta source intarissable
Epuise l'imaginaire.
Cascade, joli muscadet
Buvons à ta santé
Tu es symbole de vie!

Claudie Caratini -  (Commentaires à déposer sur cette page)

 

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Histoire d'eaux


C'est une histoire d'eaux qui court depuis l'enfance, tout près du vieux moulin ayant perdu son âme.

Il ne reste au ruisseau toujours maître des lieux que des pierres moussues couleur de l'émeraude, les clapotis sereins de la cascade limpide auréolés d'un voile aux éclats arc-en-ciel.

Mais l'eau s'écoule toujours, dans ses reflets argent la truite se faufile, les demoiselles bleues frêles et aériennes dansent sur les embruns, le martin pêcheur y joue sa flèche bleue, vive et invincible.

La lumière ruisselle dès le petit matin, les saules bercent leur feuillage léger, l'air doux libère enfin les éphémères ailés où la mémoire chemine sur fond de toile claire.

La vie est blottie là au cœur de l'onde pure, fragile, impatiente, toujours passeuse d'espoir.

Pourtant depuis longtemps, le meunier est parti, la roue s'est arrêtée, les mots ne chantent plus sur les vieux murs de pierres, le temps s'égoutte ici dans un cadre paisible mais pétri de regrets.


la chanson de l'eau
sur un souffle cristallin
en gouttes perlées
vertige et fluidité
doux voyage nostalgique


Balaline 27/04/2026
https://mado.eklablog.net

 

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Le destrier magique

  
 
     Feuilles craquantes, mousses et épineux accompagnent ma marche solitaire au travers des bois. Ils glissent doucement, m’entraînent jusqu’au bord de l’eau. L’humidité qui accompagne chacun de mes pas m’offre ses troublantes effluves, parfum d’humus et de champignons.

    Comme il est vivant ce sentiment presque animal d’appartenir à la Terre ! Tout en moi m’annonce l’imminence de la rivière.

    J’avance. Le chant d’une chute d’eau s’élève à mon approche, la révèle. Comme il est doux ce murmure qui enfle et m’appelle. Cette voix est celle de la vie, un éclat de cristal lumineux, une nourriture de l’âme, le rappel de temps immémoriaux gravés dans les mémoires humaines.

    Au pied de la chute, un cheval d’écume m’apparait, il repose, il semble dormir. Est-ce Pégase goûtant la détente à la source qu’il vient de révéler par la frappe de son sabot ? Est-il le cheval d’eau de la tradition chinoise qui, mêlant fouge et sagesse, guide les âmes par-delà le fleuve des morts ? Le cheval blanc qui les emporte vers le Divin en son bouillonnement sacré ?
    
    Cheval blanc ou licorne ? Né des profondeurs de la roche ces éclats d’eau chevauchés de soleil évoquent le destrier magique qui, en s’ébrouant dans le courant, ensemence les rêves et tisse les légendes.


chute enchanteresse
en son changement perpétuel
le lâcher prise


Donsimoni Adamante - Le 27 avril 2026
http://le-champ-du-souffle.blogspot.fr/



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