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dimanche 1 novembre 2026

Projection vers la page 265

 

Image abstraite, colonnes de diverses couleurs et lumière
Image Adamante Donsimoni

Et si vous me racontiez l'histoire en haïbun ou tanka-prose ?

Ou à la façon des poètes chinois

Une bonne idée, non ? 

 

Bien entendu, rien d'obligatoire. M'enfin, tout de même ! 😂 


 

Pour la page du lundi 16 novembre 2026 

remise des textes le vendredi 13 novembre dernier délai

 


 


 

 

 



Récolte 264 du tipi à...


Image d'un chat écrivain, souriant, stylo en main devant sa feuille.
dessin : Adamante

 Coucou les brins, merci de vos participations, et 

 Bienvenue aux autres,  vous êtes ici chez vous. 

  

 Après avoir cliqué, arrêtez-vous, et devant un bon café,   tisane,  chocolat chaud, plaid, (ce qui vous plait) à l'aise   sur  votre  canapé, dégustez nos mots sans modération. 

 Dans le domaine on ne se limite pas à 5 proses ou poésies   par  jour, Non ! c'est un repas Gargantuesque qui est offert.

 

mardi 20 octobre 2026

Pour la page 264

 

l'image est une acrylique sur papier froissé représentant des personnages qui discutent
Acrylique/papier froissé. Adamante 


Voici la proposition pour la page 264


💋

Un conte ? 
Un haïbun ou tanka prose ? 
Ou encore un texte à la manière des poètes chinois ? 
Ou...
À vous de choisir.

💋

Parution le lundi 2 novembre 2026
Remise des textes avant le 31 octobre


💋
Et bravo à toutes pour la page précédente.


dimanche 18 octobre 2026

Page 263 LA ROUILLE

 Photo de Adamante de Belle Ile en mer, représentant un reste d'épave rouillée face à la mer, sur une plage déserte

"Mille amitiés à tous les brins." de la part de Marine qui ne peut être avec nous pour le moment. Une pensée amicale pour Elle. Tu nous manques, Chère Marine. 


Rempart ajouré

 

Un reste d'aventurier des mers
Sans capitaine, sans nom, agonise, avec lenteur,
Un Titanic, à ciel ouvert,
Sapé de rouille
Un drap de sable, pour linceul,
Adossé sur coussins de pierre
Tel un rempart ajouré
Fenêtres avec vue
Marée haute, marée basse
Sous cieux pâles ou foncés
Et le cri des oiseaux marins
Qui couvrent ses pauvres soupirs
Le bruit du vent, des vagues, complices.

L'homme et la mer, non
La mer et l'homme
Elle le porte sur ses flots
L'emporte, au fond, parfois,
Oublié
Sauf de la veuve...

 

Il n'en reste 
Qu'un rempart ajouré
Et j'imagine ses pêches miraculeuses,
Les jours de paie,
La douce ivresse au port
En parlant haut et fort de la prochaine...


Objet inanimé, avez-vous donc une âme !?

Etre un beau jour
et n'être plus rien un autre
Nos mêmes destins


☯☯☯


Les sentinelles

Jadis j'ai vogué sur les flots, vigies au mat de Misaine guettant les écueils et les ennemis ou une terre au milieu de nulle part. J'ai eu ma part de modernité avant de ne plus tenir face aux navires usine. J'ai navigué vaille que vaille jusqu'à l'âge bien trop avancé du capitaine. Nul n'aurait voulu me reprendre. Est-ce pour cela qu'il m'a échoué sur un récif ? Si près de la côte que nu ne sait s'il s'en est sorti vivant ou s'il a péri. Si près que les basses mers des grandes marées me découvrent tel une rangée de guetteurs des temps mauvais,

rongé par la rouille
je me suis fait sentinelles
des rives océanes.

Avançant à petits pas
la mer monte, inexorable.

©Jeanne Fadosi, dimanche 11 octobre 2026

 

         ☯ Pastille musicale : Adieu cher camarade par Marc Ogeret, ☯

 Chants de marins, 1996 


☯☯☯


Dernier au revoir :

 

Du vent et le fracas des vagues,

entre sable et mer

le navire s’échoue sur la plage.

exposé en secret d’épave,

son épitaphe de rouille,

vestige d’un ultime voyage.

 

 

ABC



☯☯☯


Bord de mer

Le fer sur le quai
Un vieux port dort sous le sable
Île dans la brume


Mona

 

☯☯☯

 

 Une épave humaine sur la plage

  
   Je suis le squelette hagard et rouillé d’un vieux chalutier qui se dévoile à marée basse aux marcheurs de la plage. Ma carcasse, rongée par le sel et le temps, s’enfonce doucement dans le sable humide. Les vagues ont arraché mes flancs, et le vent s’est engouffré dans ma coque comme un dernier soupir de nostalgie. 
   J’offre aux promeneurs un contraste saisissant avec le ciel bleu-gris et la douceur de la mer qui se dessinent à travers mes membrures. J’ai pourtant tant bourlingué, ma proue hardie dressée contre tous les temps. À présent, seuls quelques goélands et mouettes rient à tue-tête, indifférents à mon histoire de géant déchu, puis se posent sur ma carcasse.
   Aussi, ai-je le vif sentiment d’être abandonné.

Fer rouillé sur grève
la mer me lèche en vieux débris
sous un ciel tout pâle
le temps efface mes traces
le vent garde le silence


Claudie Caratini  (laissez vos commentaires sur cette page)


☯☯☯


 Debout contre la mer
 
Sur la plage l’épave ne se contente plus de survivre : 
Elle proteste.  
Elle dresse ses arêtes rouillées tel un étendard contre l’océan qui la ronge 
Mais aussi contre tout ce qui ronge le monde. 
Elle est là 
Cabossée
Trouée  
Mais debout 
Et dans cette posture il y a un refus. 
Un refus de céder
Un refus de disparaître sans témoigner.

Le vent passe dans ses cavités tel un souffle de colère.  
On dirait qu’il porte les voix de ceux qui alertent
Qui veillent
Qui refusent l’indifférence. 
La mer quant à elle continue son travail patient 
Mais l’épave oppose son inertie
Sa lenteur
Sa résistance. 
Elle dit : 
《 Je ne suis pas morte. 》
Elle dit : 
《 Regardez ce que vous laissez faire. 》
Elle dit : 
《 Le monde ne s’effondrera pas sans que nous ayons lutté.》

Je la regarde comme on regarde une barricade.  
Une barricade étrange
Faite de métal et de sel 
Mais qui porte en elle la même énergie
Celle de ceux qui se dressent
Même seuls
Même tard
Même usés.  
Et soudain cette ruine devient un symbole.  
Un rappel que l’écologie n’est pas une douceur mais une bataille.  
Une bataille où chaque geste compte 
Où chaque résistance même rouillée 
A sa place.

   Je suis la preuve 
   que céder est un choix 
   et que résister en est un autre.
    

☯☯☯

 


De silence et de rouille 


Échouée là sur une grève blonde
Où respire l'océan à l'écume vaporeuse 
Sur chaque battement sauvage ou étale
Elle s'impatiente 
Du silence des hommes 
De l'oubli qui la ronge
Où la rouille peu à peu 
Comme un être dévorant 
La détruit, la modèle 
L'enveloppe d'étranges résonances 
Comme ces voix perdues qu'on ne peut oublier .....

De silence et de rouille 
La poésie du temps émerveille nos regards 
Abolissant l'irréparable 
Pour magnifier la métamorphose 

Balaline   15/10/2026


☯☯☯


La fin du voyage


C’était autrefois un élégant voilier,
Voguant sur toutes les mers,
Son étrave fendant fièrement les vagues.
Une nuit sans lune,
Un ouragan arriva du fond de l’horizon,
Des vent très violents,
Soulevaient des vagues énormes,
Elles s’abattaient avec force sur le bateau,
Fracassant la mâture, déchirant les voiles.
Une lame encore plus forte que les autres,
Retourna la coque, il coula corps et biens.
Mais d’autres vagues, un jour,
Ramenèrent sur cette plage,
Les restes de sa coque rouillée.
Et depuis, enlisé dans le sable blanc,
Il dort aux pieds des rochers !
Et rêve de voyages…





☯☯☯


Face à la mer


   Brinztap le musicien est un rêveur, un poète. Un rien suffit pour que son imagination démarre telle une biche apeurée. Fatigué de taper comme un forcené sur son bizarre instrument  d'où il tire des sons épouvantablement discordants, "l'artiste" fait une pause. Le nez en l'air, le regard perdu au cœur des frondaisons où nul oiseau ne chante ( Et pour cause!  Ses compositions mélodiques ont provoqué leur fuite éperdue.), il cherche l'inspiration.

Chaleur estivale-

plus aucun bruit à l'entour

même le vent est coi

   Las! Brinztap ne trouve rien.  Il décide alors d'aller se promener. Peut-être qu'en changeant de décor, la Muse lui soufflera de nouvelles idées ? Il marche d'un bon pas vers un paysage qu'il apprécie énormément, car éternellement changeant: celui de l'océan. Ce n'est qu'à une grosse demi-heure de son village.

   Arrivé sur place, il dévale joyeusement la dune.  Mais, arrivé en bas, Brinzrap se fige en découvrant quelque chose d'étrange .  Il s'en approche, curieux mais prudent. Cela est plat, rouillé, immobile , planté dans le sable, face à la mer.  "Qu'est-ce que c'est?" se demande-t-il.  Notre artiste attrape un bout de bois usé par le jeu des vagues et tapote ici et là sur le "truc". Dong!  Clang!  Un sourire étire lentement sa large bouche d'une oreille à l’autre. Il a trouvé un nouvel instrument musical!

L'océan ronronne-

sur la plage aux crustacés

délire musical


☯☯☯


Une patience de rouille


    Sur l'île de Pâques, ce sont les Moai, ses gardiens qui, côte à côte, dressés en haut de la falaise, face à la mer, surveillent l’horizon de leurs yeux éteints. Il semble qu’à l’époque de leur création, ces yeux-là étaient fait de corail blanc avec un iris rouge ou noir, ils exprimaient l’âme et le pouvoir des ancêtres. Comme ce devait être impressionnant pour les marins apercevant la côte, de jour comme de nuit.

    Ici*, au bord de cette plage désertée par le soleil, ce sont de curieux félins qui contemplent la ligne d’horizon. Elle s’étire entre le bleu du ciel et le gris-vert de l’eau.

    À la contemplation des grands espaces tant espérés que l’on doute pourtant pouvoir jamais atteindre, elle suscite en nous un sentiment particulier de solitude teintée de nostalgie.

    Les vagues abandonnent leurs histoires de naufrages, d’abysses et d’infini aux rouleaux têtus s’évertuant à vouloir grignoter toujours plus le sable de la plage.

    Cette monotonie plonge l’observateur dans un état second, hypnotique, où il s’oublie. Quand ainsi le rythme se ralentit, que l’esprit n’a plus aucun repère, ni de début ni de fin, il s’anéantit dans cette sorte d’hébétement que peut provoquer un mouvement perpétuel.

    L’éternité... Cette muraille percée de trous, que l’air salé d’embruns a transformé en rouille, que pourrait-elle en dire ?

    Ce drôle de mur de ferraille, sculpté avec talent par les éléments et le temps, provoque la notion de durée. L’éternité est un concept d’humain limité par la conscience de sa brièveté, une dimension impalpable qu’il ne peut concevoir que par le rêve, et s’y perdre.

    Ce vestige, peut-être d’une coque de navire échoué sur la plage, me fait penser à un paravent de dentelle. Un ouvrage soucieux de ne point trop occulter la vue afin de bien marquer l’idée de cet inaccessible infini que tout ici honore.


Jeu de la durée
une patience de rouille-
chuchotis de vent


Adamante Donsimoni - 9 octobre 2026


☯☯☯







mercredi 7 octobre 2026

Pour la page 263



Une nouvelle image pour la page du 

lundi 19 Octobre 2026.

☯

Remise des textes :

De maintenant jusqu'au 

vendredi 16 octobre dernier délai

☯

Comme d'habitude en Haibun ou Tanka prose,

Haïku - tanka (au pluriel)

Ou à la manière des poètes chinois, en prose poétique.



Pour cela je vous invite à suivre le chemin de deux immenses poètes chinois 

Li Po et Wang Wei

☯

En voici deux exemples :


Le premier texte est de Li Po (ou Li Baï) 701 ou 702 - 762

Buvant seul sous la lune - L'immortel  banni -


Source IA & wikipédia   :

 

Est un des plus grands poètes chinois de la dynastie Tang.

Il passa la plus grande partie de sa vie à voyager à travers la Chine.

Influencé par la pensée taoïste, il fut sensible aux aspects fantastiques de la nature sauvage.

Son œuvre exprime sa personnalité, qui refusait les contraintes. Sa vie plus ou moins légendaire inspira pièces et récits.

 




☯


Le second texte est de Wang Wei (entre 701 et 761)

Les saisons bleues

Source IA & wikipédia   :


Wang Wei (701-761) est l'un des plus grands poètes chinois de la dynastie Tang, célèbre pour avoir créé la poésie pastorale (ou shan-shui) avec Meng Haoran. Il est également reconnu comme un peintre, musicien et haut fonctionnaire, vénéré sous le surnom de « Poète Bouddha » (Shifo) pour son engagement bouddhiste et zen.
On disait de lui qu'il était habité par le Tao et que, délivré de toute conscience et de toutes limitations, il était en mesure de rendre à la nature sa beauté invisible perceptible aux sens.




☯


 



lundi 28 septembre 2026

la page 262



 




La maléfique


Un soir d'ombres chinoises

Le mur s'habille de sorcellerie

Une silhouette dodue se dévoile

En train de mijoter, quelle infecte potion...


Livrée noire et chapeau buse

Doigts crochus

Rien mais rien d'une bonne fée.



Repoussante vieillarde

Aux formules diaboliques

Et autant d'ingrédients

Au chaudron, sa marmite millénaire,

Poudre de momie

Bave de crapaud

Sang de dragon

Jus de serpent

Toile d'araignée...

« Ton âme ou mon sort »

Te marmonnera t-elle une certaine nuit ;

Parente du diable...


Chinoiseries

jeu d'ombre et de lumière

Mon esprit s'envole


jill bill

https://jill-bill.eklablog.com



💫 💫 💫



L’imaginaire de cinq à soixante-quinze et plus… :

 

Comme un cinéma muet mes rêves d’aujourd’hui amalgamant lectures et films d’autrefois recréent d’étranges personnages jaillissant de nulle part. 

Nulle part, vraiment ? 

Je n’ai ni l’art, ni le pouvoir d’interprétation des mystères, des craintes, des fantaisies de mes jeunes années. Il semblerait toute fois que mon imaginaire n’ait rien perdu de ses fantasmes d’hier qui se rappellent, en ombres chinoises, à mon bon souvenir d’aujourd’hui. J’imagine, je rêve, je frissonne, aime me plonger dans ce monde fictif inventé et évoluant au fil des années… 

Ce gnome fantôme, Glissant silencieusement sur le mur, à travers mes somnolences, attire mon regard. Il ne me semble point inconnu, l’ai-je un jour créé de toute pièce ? L’ai-je visualisé dans les contes et légendes qui me bercèrent enfant ? Sort-il de l’empreinte indélébile d’un film d’aventure m’ayant un jour impressionnée ? Peu importe, il est là comme un dessin animé reliant rêveries du passé à celles du présent. 


sur le mur des ans

galope l’imaginaire -

une ombre rode


ABC

https://jardin-des-mots.eklablog.com/



💫 💫 💫

 

Une ombre chinoise


Allez savoir pourquoi, l'image m'a fait penser à une sorcière brandissant un manche à balai, ou pourquoi pas, une grande bougie. Un peu trop dodue peut-être, à moins que ce ne soit un effet d'optique. Ou l'ombre d'une marmotte qui se rêvait sorcière, ou ...

Replète la Sorcière
réclamée lue et relue
étoiles dans les yeux

Qu'est devenu l'exemplaire de ce conte, déposé à la bibliothèque de mon village ? Ici comme en de nombreux endroits, il ne manquait pas de lecteurs. Certes, comme toutes les sorcières des contes, elle avait d'horribles habitudes qui ne manquaient pas de les effrayer, très vite rassurés par la rébellion de son balai.

Une bien belle idée
sauvant l'honneur des balais
apprentis sorciers

des dérives mercantiles
des sociétés avancées.

©Jeanne Fadosi
25 septembre 2026

En illustration sonore, il aurait sans doute été pertinent de choisir L'apprenti sorcier de Paul Dukas, mis en images animées par Walt Disney dans un de ses tout premiers films d'animation

Voici plutôt un extrait d'un ballet trop méconnu du talentueux Sidney Bechet, La nuit est unes sorcière :


💫 💫 💫

Seule dans la nuit.


La nuit était noire et sans lune,

Un silence pesant écrasait la campagne alentours.

Seul le cri d’une chouette, crevait parfois ce silence.

La vieille demeure semblait perdue dans la nuit.

Elle marchait à petits pas dans la maison silencieuse,

Le parquet craquait sous ses pas qui raisonnaient dans la pénombre,

Elle tenait bien haut son bougeoir qui l’éclairait à grand peine.

La flamme vacillait au souffle de la nuit,

Qui s’infiltrait par les fenêtres disjointes.

Son coeur battant la chamade.

Elle avançait toujours à petits pas…

Sans savoir où la mèneraient ses pas,

Dans ce couloir qui n’en finissait pas.


Livia

https://liviaaugustae.over-blog.com/



💫 💫 💫

   L’ombre sorcière


    Le monde est rempli de mystères. Je rêvassais sans aucune idée particulière, le genre qui sautille d’une pensée sans intérêt à une autre tout aussi futile, un son qui vous capte un quart de seconde, l’éclat d’une demi lune qui vous fait un clin d’œil au travers d’un carreau à nettoyer, le ronronnement d’un moteur, vite passé, déjà oublié… Bref, une flottille de petits riens peu captivants, une foultitude primesautière et débridée qui ponctue le train-train de la vie courante sans laisser grande trace.

    Et puis… Et puis, soudain, sur le mur blanc que la nuit n’avait pas commencé à digérer, je l’ai vue apparaître, s’accrocher à ses aspérités. Oh, ce n’était qu’une ombre, un petit fait qui s’exprimait au hasard d’un reflet lumineux dont la source m’était inconnue et indifférente. Cette apparition n’était sans doute que transitoire. Transitoire mais pas sans intérêt, d’où mon attention à décrypter rapidement le phénomène.

    Cette ombre-là, faisait partie de celles qui captivent le regard et effacent tous les indices que le Petit Poucet de la vie sème sur notre chemin pour nous dissiper l’esprit.

    Je portais donc toute mon attention et mon intérêt à ce personnage, tout droit issu du monde occulte, qui tremblotait devant moi, affairé à tricoter quelqu’inquiétant sort.

    Sa tête était affublée d’un haut de forme, un chapeau vraiment très haut de forme, ressemblant à une bougie sans flamme et aussi grande que le personnage lui-même. Au risque de paraître triviale, je peux dire qu’il était coiffé ! Les lèvres légèrement en avant il semblait siffloter tout en s’affairant, non sans désinvolture, au maillage de son sortilège.

    À sa robe volumineuse terminée par une traîne, je subodorais que ce devait être une sorcière. Un sorcier peut-être ou encore un chaman en villégiature sur le mur de ma maison de campagne. Au domaine vestimentaire quelque peu excentrique des jeteurs de sorts on ne peut savoir avec certitude à quel genre nous sommes confrontés. Cela n’a d’ailleurs aucune importance, ces gens ne sont déjà plus vraiment de notre espèce et je n’envisageais aucunement de l’inviter à ma table pour partager, vue l’heure, ne serait-ce qu’une tisane.

    Je l’observais. Je cédais à ma curiosité sans l’ombre d’un remord et, je l’avoue, avec un certain intérêt. Cela ne semblait pas le déranger, il traficotait de ses mains son ouvrage funeste sans prêter attention à quoi que ce soit d’autre. J’étais admirative.

    Tissait-il une vie qu’il interromprait soudain en sectionnant un fil, à la manière des Parques ?

    À peine avais-je envisagé cette possibilité que la Lune, libérée par un nuage qui en occultait jusque là la lumière, chassa le personnage, emportant avec Elle tout son mystère.

    Ainsi mit-elle fin à mes élucubrations.

murmures de mur
quelques brins d’ésotérisme-
le rire du hibou 

Donsimoni Adamante -112037052867


 

 

vendredi 18 septembre 2026

Pour la page 262

 Reprise de l'herbier, parution 

lundi 28 septembre



Remise des textes avant le 26 

À envoyer dans le corps du mail à l'adresse de l'herbier

Sans rien oublier de l'habituel (lien, nom, titre en minuscules...)

💫

Vous avez envie de rejoindre notre groupe ?

soyez les bienvenues et les bienvenus.

💫

Ici pas de jugement, pas de correction

vous pouvez toujours poser des questions, solliciter un éclairage... 

💫

Nous progressons par l'envie, la curiosité

La lecture des auteurs connus ;

Celle des autres participantes et participants ;

Animés par le désir de se parfaire, de se dépasser, 

Tout en se faisant plaisir. 

💫