lundi 29 juin 2020

Le nageur d'acier... Jill Bill




Le nageur d'acier... 


Changé en nageur d'acier
Par on ne su quel sort
Par on ne su quelle sirène maléfique
A la fin du ponton
On peut s'apitoyer sur sa fin
Cette fin sans parole
Il n'en dira mot le pauvre bougre
Surpris de ce sort
Dont il ne sortira, jamais...

Jette un regard
Le passant, le marinier
comme une bouée

Infortuné nageur d'acier
Les eaux de cette rivière muette
Gardent bien leur secret
Même les carpes témoins le sont....






dimanche 21 juin 2020

Arc en ciel - ABC









Soleil et pluie
l'arc unit la terre au ciel -
sa tête au firmament


Prisme lumineux, chaque couleur a sa place sur le toboggan du soir. Un rayon de soleil salue une fin de journée qui flirtant avec l'orage laisse échapper quelques larmes avant d'aller se coucher.

blancs gris noirs
les nuages jouent à cache-cache -
la soirée bâille

Comme un au-revoir l'arc-en-ciel s'estompe. Bientôt le ciel endossera sa chemise de nuit. Les nuages esquissent un sourire et, se laissant porter par le souffle léger de la nuit, ouvrent la porte des songes aux petits et aux grands.

Silence et torpeur
se tenant main dans la main
l'arc s'assoupit







vendredi 19 juin 2020

L'écho de l'herbier






Coucou les Brins, 

L'herbier s'est assoupi dans un coin, sur une étagère du web, dans cette grosse bibliothèque virtuelle où circulent tant d'informations que l'on peut se perdre dans ses galeries.

Je viens ici, et je sais que certains d'entre vous le font aussi, lire et relire notre moisson poétique. Il flotte alors chez moi un doux parfum de nostalgie, comme le papier de soie un peu froissé d'une fleur séchée qui rappelle de si bons moments.

Pour ne pas oublier, pour ne pas couper totalement le lien avec les brins, j'ai décidé, après qu'ABC m'ait demandé de pouvoir publier chez elle, en faisant référence à l'herbier, quelques nouveaux haïbuns je lui ai proposé de les publier ici.  J'ai donc reçu ses textes pour vous les proposer. 

Alors si vous aussi cela vous tente, pas d'hésitation, vous m'envoyez et je publie.

Je ne peux rien présager, ce que je sais c'est que la vie de l'herbier me manque à moi aussi. Laissons le temps décider de ce qui sera, de ce qui pourra être, et notre amitié nourrir un éventuel renouveau poétique. Dans l'instant présent, goûtons cette page de retrouvailles. 

Compte zoom
Au début du confinement, j'ai pris un compte pro sur zoom (visio conférence) pour échanger avec quelques auteurs venant de sortir un livre. J'ai lancé quelques invitations et désormais nous sommes un petit groupe de passionnés qui se retrouve :
le mercredi de 18 h à 19 h 30 
pour lire, discuter, découvrir. Serge en fait partie, j'ai découvert son visage, sa voix, et c'est vraiment une aventure très humaine enrichissante. 
La semaine prochaine sera notre dernière rencontre avant les vacances. 

Je vous invite si vous le pouvez, si vous le désirez,  à nous rejoindre pour lire, écouter, se rencontrer, parler.
Si cela vous tente, dîtes-le moi, je vous adresserai l'ID de la réunion et le mot de passe (il est parfois demandé).  
Ce groupe est un groupe fermé, une réunion d'amis partageant la passion de la poésie via l'écran d'une tablette ou d'un ordinateur.

Je termine enfin en vous remerciant pour tout ce que vous m'avez offert en me suivant ici, vous me manquez et j'ai toujours grand plaisir à me promener dans les pages du grand livre que nous avons conçu ensemble.

Oui, pour tout cela, merci.

Adamante

lundi 13 avril 2020

Un dernier mot, un dernier sourire






Bonjour à tous, à toutes,


Tout d'abord je vous invite à re visiter la page 162, la participation de Françoise, la Vieille Marmotte, ayant disparue au milieu de trop d'e-mails sans doute.



Et puis... j'ai été touchée de vos commentaires. Nous avons partagé du bonheur c'est cela que je retiens. Ce n'est pas un adieu, d'ailleurs l'herbier continue sur face book, où chacun publie selon ses désirs et son inspiration. 
Alors, ne vous gênez pas, certains d'entre-vous participent déjà.


Et j’ai lu aussi certains échanges, plus personnels peut-être, mais en commentaire il n'est rien de personnel.  J'ai lu que l'herbier proposait "des défis difficiles". 
J’en suis à la fois désolée et ravie.
Ravie, car la difficulté n'apparaissait pas dans les pages, loin de là, c'est toujours pour moi un bonheur de goûter la qualité de vos écrits au travers de vos approches personnelles.
La variété des styles fait le bonheur du lecteur, et nous avions tout cela.

J'ai lu aussi l'expression « être à la hauteur », je n’aime pas cette expression, parce qu'elle me rappelle trop l'école, et parce qu'elle sous entend l'idée de la comparaison à l’autre. 

J'ai toujours vu l'Herbier comme un lieu de rencontre où chacun donnait le meilleur de soi, et merci, car ce meilleur de vous a éclairé et éclairera encore les pages de ce blog.

Nous n'avons pas à "être à la hauteur", nous avons besoin d'atteindre notre propre hauteur, notre propre rêve, notre désir de réaliser notre potentiel, cela oui trois fois oui. Car se reconnaître soi, non en fonction de l’autre mais en fonction de son aspiration, voilà ce qui importe, voilà ce qui est essentiel. La verticalité n’a rien d’épanouissant, elle crée une échelle de valeur, elle engendre la domination. L’horizontalité par contre permet la cohabitation, l’échange, le partage. 

"J’ai ce que tu n’as pas, tu as ce que je n’ai pas", 
quel enrichissement !

Si je chante, je sais que jamais je ne chanterai jamais comme la Callas, car je ne suis pas Callas, je ne serai jamais la Callas, je suis moi, je veux être moi, réaliser pleinement ce que je fais, je chanterai donc comme moi jusqu’à la satisfaction de mon art. 

Tout cela pour vous dire, que l'Herbier est un sacré livre, que je le relirai encore et encore, et qu'il est loin d'être enterré. 


Bref, il était sans doute temps de mettre le point final, mais en vous le disant encore : merci. Quelle magnifique expérience.

Prenez soin de vous surtout.

Adamante







vendredi 10 avril 2020

La page 162 - L'ULTIME


Coucou les Brins, 


Cette page, ne m'en veuillez pas, sera la dernière. Le temps est venu pour moi de clore le livre. Non pour vous abandonner, mais parce que la petite voix intérieure qui m'inspire, me dit que le temps est venu.
Et je la suis. 
J'ai vécu avec vous de merveilleux moments, partagé plein de richesses.
Mais le livre reste ouvert, il nous appartient à tous. 
Alors, merci, merci, merci, du fond du cœur.

Adamante





Elle et nous...


Miel ton or, lingot le nôtre  
Ta modeste alcôve, nos palais somptueux
Sans porte, nos clés
La fleur, ta religion, nos cathédrales, la nôtre...

Toi abeille, nous les Hommes,

Ta goutte de pluie, nos fontaines
Ta sagesse, nos grandeurs,
Simplicité de l'insecte
N'en fait pas moins un admirable...








LA RUCHE


Mosaïques et colonnes
Mille et une géométries
Oasis du désert
Une fontaine serine
ses versets sibyllins
Petite abeille
Reine de tous les mondes
Qui transporte un miel vital
Insuffle en nous
La force et la puissance
Du dieu Phoebus divin et rédempteur
   
Marine





Noces 

Avenir
En devenir

Rien ne se perd
Rien ne se crée
Tout se transforme
S’enchaîne
Simples ou sophistiqués 
Les éléments s’imbriquent
S’interpellent

Forme
Espace 
Lumière
En puzzle de vie
Ensemble 
S’articulent

Jeu de construction
Passage de relais
Spirale naturelle

Création
Chorégraphie
Rencontre
Mariage 

Équilibre épouse Harmonie !






Fractales

L'univers est nombre
tous les plurivers sont nombres,
harmonie énigmatique.

D'une hélice à l'autre
d'un délice pour des délices
patron et modèle.

Le nombre est moyen.
Ni but, ni raison ni cause
outil d'architecte.

Nombre ni d'or ni magique :
Ne jamais en faire un dieu.






L’enfant et le sage, ressentent l’Être du monde
Comme Un, dans son origine
Et son essence première toujours sous-jacente :
Tant plein qu’il en est immobile et omniprésent.

À notre œil de pauvres hères,
Il entre en mouvement,
S’inscrit dans la relation.
Et nous le voyons qui va d’A vers B,
D’un point du temps vers un autre,
D’un pôle vers un second avant de faire retour.

Oui, il le réel pour nous devient deux,
S’oppose et se transforme,
Se conjugue et se différencie ;
Et toujours et toujours plus,
Et partout il s’inscrit dans le divers et le mouvant.

Que reste-t-il qui le relie encore ?
Que reste-t-il qui en rappelle l’origine ?
Que reste-t-il qui nous en dise la perfection insigne ?
La beauté,
Celle des mots et des sons,
Que l’on nomme art et poésie,
Lorsqu’ils s’ordonnent en musique,
Harmonie et hauteurs.

Lorsqu’ils entrent en formes
Chargés de liens singuliers,
De relations harmonieuses et géométriques.
Alors s’éveille la résonance de l’âme,
Comme un écho de l’être créé face à la réalité de l’Être.

Le ravissement du cœur et de l’esprit :
Tout ou tant est nombre,
Tout ou tant est géométrie dans l’espace :
Et me touche la régularité de l’hexagone,
Lui qui devient alvéole…
Ou la mosaïque fractale qui se mue
En décor et jardin de l’Alhambra ;
La spirale du génome, filament d’ADN
Lui qui parle le même langage
Que le plus bel escalier hélicoïdal ;
La structure du palmier
Qu’imite la forêt des nervures
Au transept des cathédrales.

La beauté de la vie touche tant l’Homme
Qu’il l’imite et singe l’Univers qu’il habite.

Serge De La Torre
  



Géométrie du monde

L'univers se dessine et s'invente
L'A.D.N. se déroule
La vie en expansion inspire et rend le souffle
Tout centre nous plonge au-delà du connu
Pourquoi s'évertuer au vouloir faire 
Le faire asphyxie l'Être
Et la nature expire

Pourtant... le paradoxe :
Tout rêve d'un monde en alvéoles 
Suivant les chemins intuitifs 
Inspirés par l'Espace qui contient tout. 

Adamante Donsimoni



Un petit dernier, qui s'était perdu dans les méandres improbables de nos messageries, ma Chère Françoise
Un salut ultime donc, qui revient comme un bis, afin que tout ce qui doit être soit.
Voilà donc ta participation à l'honneur :













lundi 6 avril 2020

Pour la page 162

https://www.youtube.com/watch?v=GbAsRSMNJio





Écouter, voir, dire...

J'ai reçu cette vidéo ce matin, et j'ai craqué. 

Elle est sublime

Je ne doute pas qu'elle vous inspire.


Parution vendredi minuit
vos textes sont à envoyer avant, à :
herbierdepoesies@gmail.com




dimanche 5 avril 2020

Série des jardin 2




André Van Beek.  Lecture zen


Un merveilleux tableau

À pas comptés, comme pour ne pas déranger,  elle avance sur le chemin  aux dalles mauves.   Soie invisible et chaude, un parfum indéfinissable l'enveloppe.

Soleil estival-
Hirondelles, martinets...
Et une flâneuse

Son regard suit, alangui et rêveur , la toile mouvante des arbres occultant l'horizon.  Peupliers, charmes, noisetiers, tilleuls, aubépines... Camaïeu de verts frémissant sous la caresse d'un zéphyr à peine perceptible.  C'est l'été en pente douce

Sur la trame du jour
Écriture du roman
"Paroles de jardin"

Au fil des minutes, Phébus impose sa volonté brûlante. Le jardinier, actif dès l'aube, a fermé sa cabane à outils et s'en est allé.  "Enfin tranquilles!"  semble dire la vie animale en s'emparant des lieux.

Dimanche doré-
Abeilles, mouches, bourdons
Travail à temps plein

Elle se promène, l'esprit vacant, toute entière offerte à l'instant présent. La neige  des marguerites tempère le brasier  or et feu des rudbeckies .  Quant au fuchsia des echinacées , voyez comme il  rivalise avec  le rose tendre des cosmos.  Tous ces massifs composent un merveilleux tableau.

Au soleil de 10h00-
Feu d'artifice
Végétal.