| Jardin japonais - 2026 - |
Poésie, vers libres, prose poétique, Haïku, tanka, haibun, tanka prose, la poésie du quotidien
| Esquisse pour "Le Cavalier" Gouache, encre et tissus imprimés peints sur papier Marc Chagall |
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Souvenir tendresse
Cette image du Cavalier de Chagall que j'ai regardée l'autre jour avec ma petite fille nous a fait sourire toutes les deux car elle évoque aussitôt une histoire merveilleuse de mon adolescence, et j'ai lu dans ses yeux de l'émotion et une pointe d'envie devant tant de romanesque.
A seize ans, nous étions amoureux, romantiques, avides de liberté mais nos parents étaient bien trop sévères alors quant à nos fréquentations, nos permissions de sorties. C'était donc souvent quelques moments dérobés, des rendez-vous manqués et des désillusions.
C'est dur à vivre d'habiter à l'autre bout du village et de compter les heures en attendant de se retrouver. Pas de portable, pas d'internet pour communiquer, juste une boite à secrets bien cachée dans un trou de muraille, relayée par les copains qui y glissaient nos petits mots voyageurs.
Et puis un matin ordinaire, ce petit message : " pourras-tu me rejoindre vers 11 h sur le chemin de C ?"
J'avais toujours le coeur battant avant un rendez-vous, viendra -t-il, peut-être, pas du tout ?
Peu importe son moyen de locomotion ou même un retard !
J'attendais donc sous le grand chêne quant un bruit de galop a fait battre mon coeur un peu plus fort.
Sa mèche blonde au vent, monté à cru sur la jument gentiment prêtée par un voisin complice et comme bien souvent un bouquet de fleurs des champs dans la main, voilà mon beau cavalier tout sourire et les yeux pétillants .
Quelques instants de grâce, presque irréels, une photo gravée dans la mémoire, un souvenir impérissable !Cette belle image ne s'est pas envolée au vent,et tant d'années après fait remonter avec nostalgie tout le fougueux, l'imprévu, l'impatience de la jeunesse, les instants que l'on a cru perdus et aussi ceux vécus précieusement/
Cette belle image ne s'est pas envolée au vent, et tant d'années après fait remonter avec nostalgie tout le fougueux, l'imprévu, l'impatience de la jeunesse, les instants que l'on a cru perdus et aussi ceux vécus précieusement/
Un moment voléenrobé de tendresseà l'autorité
magie d'un matin bonheurnos belles pages ravivées
Balaline 13/02/2026
Le galant
J'ai rendez-vous avec vous
Valentina
Je ne ménagerai ma montureQui se cabreDans les ruelles intriguées.J'accoursJ'ai le sang chaud !J'ai quitté Don QuichotteQui se bat contre les moulins à vent,Ce n'est que de la folie furieuse.
J'ai rendez-vous avec vousValentinaJe vous imagine, je vous espèreComme l'Eve du paradisChevelure brune déployée.Je couvrirai votre seinD'un bouquet de fleurs des champsJ'ai quitté Don QuichotteVous seule faites tournerLes moulins de mon coeur...
Bien endimanchéà cheval sur son muletUne autre conquête
jill bill
Sous le regard de la lune
Couleurs, mouvement, fantaisie, rêve, pensées, imaginaire, en un tableau tout est là, dans la fantaisie magique du peintre, offrant sa vision chaleureuse de la vie. Liens et connivence entre homme, animal, nature et sentiments….
- Galope petit cheval, ne te retourne pas, galope, ma mie m’attend…
C’est le jour d’offrir un bouquet de tendresse à celle qui souhaite ardemment un signe de son bien-aimé.
- Galope, petit cheval, ne te retourne pas, ma mie m’espère…
Cette gerbe fleurie a bien été cueillie pour elle, et non pour un équidé gourmand.
- Galope, petit cheval, le jour ne tardera plus à s’éteindre. Je me dois d’être ponctuel la nuit s’installe déjà.
Au crépuscule, un rendez-vous galant sous le croissant de lune, c’est son futur qui en dépend. Son cœur bât, il est impatient.
- Galope, petit cheval, ne te retourne pas, ma mie m’attend, ma mie m’espère, la vie va de l’avant…
son bouquet de fleurs
pour déclarer son amour
la lune en témoin
ABC
Lorsque le rouge s'ouvre enfin
Je marche dans ce rouge
Comme on traverse une ancienne saison.
Il m’enveloppe encore
Mais il ne me dévore plus.
Longtemps il a été une bête tapie dans ma poitrine
Un souffle trop chaud
Trop proche.
Aujourd’hui il s’effiloche
Il se défait
Il devient un paysage que je peux regarder sans trembler.
Je sens que je n’y habite plus.
Dans cette étendue rouge
Je vois un cavalier passer.
Il ne me parle pas.
Il avance telle une ombre qui ne sait plus à qui elle appartient.
Je le reconnais sans l’appeler.
Il fait partie de mon hier
Mais il n’a plus de prise sur mon maintenant.
Je le laisse traverser ma mémoire
Comme on laisse filer un cheval fou dans un champ trop vaste pour lui.
Il s’éloigne
Et je n’ai plus besoin de me retourner.
À côté de lui un cheval apparaît étrange
Presque irréel
Comme peint dans les couleurs de mes anciennes échappées.
Je me souviens de mes envies de fuite
De ces élans silencieux vers un air plus respirable
Vers un parfum de vie meilleur.
Ce cheval-là je l’ai monté mille fois en pensée.
Il m’a portée loin
Très loin
Jusqu’aux premières clairières où je pouvais enfin reprendre souffle.
Il n’était pas une fuite finalement.
Il était une direction.
Et puis dans la lumière qui se dépose
Une femme se tient là
Les seins nus
Sans honte
Sans voile.
Je m’approche d’elle comme on s’approche d’une vérité longtemps attendue.
Elle ne baisse pas les yeux.
Elle respire pour deux
Pour toutes mes années muettes
Pour toutes mes peaux abandonnées.
Je comprends soudain qu’elle est ma renaissance.
Elle est ce que je deviens lorsque le rouge cesse de brûler.
Elle est l’avenir que je me donne
Lentement
Patiemment
Avec une douceur que je ne croyais plus possible.
Alors la toile entière se met à bouger autour de moi.
Les couleurs se réorganisent
Les formes se délient
Les ombres se dissipent.
Je ne suis plus spectatrice.
Je suis celle qui traverse
Celle qui relit
Celle qui respire autrement.
Le rouge devient un seuil.
Le cavalier un passé refermé.
Le cheval un souffle d’élan.
La femme une promesse tenue.
Et moi au centre
Je me tiens debout.
Je ne cherche pas à prédire ce qui vient.
Je marche simplement dans ce qui s’ouvre.
Je ne veux pas oublier.
Je veux vivre avec une lumière nouvelle.
Sous le rouge qui se défait,
je recommence à naître.
J'avance
non pour oublier
mais pour naître encore.
Marie Sylvie
https://mariesylvie.blogspot.com/
Esquisse
Il est de cette race légère,à la robe chamarrée.Il a du ciel dans l’œil,le bleu tendre des champs de lin,la turquoise polie par le temps,un lac qui miroite au printemps.On n'imagine pas tout ce qu'il y adans l’œil du petit chevalsigné Chagall.Mona
Le cavalier de la lune
Où va-t-il, ce cavalier, rêvant à sa belle un peu sirène ? Il a fait un bouquet de ses couleurs dérobées à sa palette. Pierrot au manteau d'arlequin à quelle ballerine a-t-il emprunté le cheval de cirque ? Où sont les ailes de Pégase pour gagner le paradis ? Naguère une belle l'y aurait attendu. L'amante, séduite et délaissée, regarde loin devant tandis que le cheval retient le temps, la tête tournée vers le cavalier, comme murmurant à l'oreille de l'humain. A moins que son regard ne porte plus loin vers le passé. Est-ce là-bas une mère lestée d'enfants ?
Va le cavalierchevauchant dans les enfersau clair de la lune©Jeanne Fadosi, jeudi 12 février 2026
Nuit de demi-lune
Un monde flottant s'ouvre dans le silence.Un cavalier traverse le temps dans une errance exaltée. Un feu intérieur le porte, le rouge flamboyant l'embrase. Son cheval impétueux fend l'air comme si la route n'existait plus. Ivresse du coeur- il avance sans détour vers ce qui l'attend.Dans le ciel, la musique d'un violoncelle plane et l'enveloppe. Les notes vibrent comme une flamme invisible.
Dans ses mains, un bouquet de fleurs tremble, espoir silencieux d'une bien-aimée.
bouquet palpitantsous le pas du cheval-le temps vacille.
Claudie Caratini -déposer les commentaires sur cette page-
Livia
https://liviaaugustae.over-
Il rêve
Dans sa petite chambre de l’appartement parental, au dernier étage d'une tour de cinquante étages, il rêve l'enfant, il rêve... d'une autre vie.
Celle, si lumineuse et colorée, enrubannée de musiques gaies et entrainantes, qu'il a découverte en compagnie de ses parents. C'était son cadeau pour avoir ramené un excellent carnet de notes: assister à une représentation au Cirque Pinder. Il en est revenu ébloui.
Soirée festive-
la lueur des becs de gaz
plus pâle que celle de ses yeux
Martine Madelaine-Richard
Le cavalier rose
Il chemine dans la ville son bouquet à la main. Sa monture aux grands yeux bleus, attirée par le parfum envoûtant des fleurs, semble vouloir goûter au succulent repas que le fringant écuyer protège de son mieux.Un bouquet pour l’amour, pas du foin pour un cheval !Avec qui a-t-il rendez-vous ? Avec la Belle Calendula que l’on aperçoit, alanguie au travers d’une fenêtre de son esprit, là sous la patte du destrier torturé par le désir ? Elle tourne pudiquement la tête, mais sa poitrine, sans retenue ni provocation, s’offre à son souvenir. L’amour se fait rose quand l’espoir se fait vert et que la nuit enveloppe la ville de son manteau de songes colorés.Cavalier rose pour rêve bleu sous un croissant de lune prometteur. Prend garde chevalier servant, l’amour est un diamant qui tranche et illumine.Un homme et une femme plus âgés, situés de chaque côté de la rue, un couple ? l’observent. Plus d’impatience, plus de regards brûlants, plus de galops dans leurs poitrines. La fougue s’érode au contact des ans. Happés par leurs souvenirs au passage de cet amant fébrile, se revoient-ils avant ? Vivent-ils la nostalgie de leur jeunesse ?Dans bien des carcasses vieillissantes bat toujours un cœur de vingt ans, et l’enfant qui n’est jamais loin se demande ce qui lui est arrivé face au mensonge du miroir. L’âme n’a aucun pli mais elle reste invisible.un simple bouquet
un cœur qui bat la chamade-
l’éternel chemin.
Adamante Donsimoni - 12 février 202 - le cavalier rose Code œuvre : 430718
D’après « Esquisse pour Le Cavalier » Gouache, encre et tissus imprimés peints sur papier Marc Chagall- Photo adamante prise à Beaubourg.
| Esquisse pour Le Cavalier Gouache, encre et tissus imprimés peints sur papier Marc Chagall |
Photo que j'ai prise à Beaubourg Centre Pompidou lors de l'exposition Chagall.
Vous pourrez voir l'œuvre ICI
la photo y est meilleure mais semble non disponible.
∞ ∞ ∞
À vos plumes, stylos, claviers.
Parution proposée le lundi 16 février 2026
Textes à m'envoyer à partir de word, libre office...
un copié-collé dans le corps du mail
Et la photo ? C'est quoi ?
Un verre au travers duquel, un soir,
se sont invités quelques reflets.
Oratoire de verre
Sous la voûte limpide
La lumière s'agenouille.
Bleu profond
Rouge discret
Cyan en offrande.
Chaque reflet devient paume
Chaque bulle une prière suspendue.
Je m'approche.
Je ne touche pas.
Je contemple.
Le verre n'est pas un objet.
C'est un sanctuaire.
Un lieu où le silence prie
Où l'invisible se laisse deviner.
Je ferme les yeux.
Et dans cette transparence
Je dépose mes doutes
Mes allégresses
Mes absences.
Que la lumière les recueille.
Qu'elle les transforme.
Verre en oraisonLa clarté devient refugepour l'âme en veille.
MARIE SYLVIE
https://mariesylvie.blogspot.com/
Sous cloche :
Ils ne sont pas près d’oublier ce cadeau marquant leur noce d’or.
Ce n’est pas un service c’est un ballet, décor de rêve dans un espace vitré donnant sur le jardin. Dans la salle, uniformité des tenues de la tête aux pieds, aucun détail n’est négligé. Pris par l’ambiance ils ne perdent pas une miette du spectacle qui se joue devant eux.
soirée d’exception
au restaurant étoilé –
la magie opère
Sous cloches, briquées et reflétant les ombres de la soirée, deux paires d’yeux sont braquées sur elles, les papilles salivent déjà et les narines frémissent. Plus que trois petites secondes et les serveurs vont présenter à leur regard le premier plat concocté par le chef pour ce menu, spécial anniversaire.
surprise du chef
les assiettes sont sous cloche –
instant suspendu
La cloche reine du spectacle, entretenant, suspens et mystère, rien n’est laissé au hasard. C’est une symphonie des sens qui se joue au quotidien pour chef, cuistots et serveurs. L’excellence n’admet aucune fausse note.
objet sublimé
sous la cloche un régal –
les sens en émoi
ABC
L'île nue
Regarder le mondepar la lentille d'un judastel une île nue
échappée des appétitsabritant des naufragés
©Jeanne Fadosi, jeudi 22 janvier 2026en illustration sonore
Tout garder
Bleu nuit des profondeursau silence plus noir que l'oublilà de sombres mystèresheurtent le tendre du temps
Elle palpite la vagueentre élans et caressessous les bleus et les ombresde la terre aux étoiles
Tout garderde la mémoire des sourcesleurs promesses de vietissant à chaque instantun chant d'éternité
Balaline 23/01/2026
L’Œil de l’Abîme "Bleu"
Dans le silence suspendu d’un monde secret,
Un globe de verre, opaque et mystérieux,
Reflet d’un océan profond, d’un ciel égaré,
Où l’obscurité garde ses arcanes.Une lueur bleue trace ses contours,
Comme une étoile prisonnière d’un halo,
Un ballet d’ombres et de lumières,
Fragile univers, rêve en miroir.Et si, au cœur de cette sphère impénétrable,
Se dévoile une planète à découvrir,
« Bleue comme une orange », aux couleurs insoupçonnées,
Recélant en son sein des promesses inexplorées !
Claudie Caratini - commentaires à déposer sur ce blog -
« Bleue comme une orange » extrait de La Terre est bleue » de Paul ELUARD
Le candide
Sous cloche ;Une relique
Un sermentUn souvenirUne blessureUne véritéUn espoirUn rêveUn philtreUn poisonUn cri, un motUn blasphèmeUne prièreDieuUn miracleOu, rien...
Sous cloche ;Que caches-tu, quel trésor ;Quel mystère !? Dis-moi !Promis juré, muette comme une tombeCroix de bois, croix de fer...
Le candide, en confiance ;
Une étoile filantemagie bleue tombée du cielNeylan est son nom
jill bill
Dôme bleuâtre
Comme tous les matins j’ai du mal à ouvrir les yeux, aujourd’hui ne faisait pas exception !
Dans tout ce flou, j’ai cru voir un dôme bleuâtre, une sorte de casque transparent. Il ne couvrait aucune tête, ni même celle d’un robot. J’ai pensé que j’étais encore dans un demi-sommeil qui m’embrumait le cerveau.
Réveil difficilej’aperçois vaguementun capuchon de verre
Je me lève avec précaution, j’ai souvent des vertiges, en me demandant : cette vision ne serait-elle pas un présage ?
A quoi cela pourrait-il servir, me mettre sous cloche ? Me prévenir d’un danger ? La science-fiction n’est pas ma tasse de thé et je n’ai pas envie d’aller sur la lune dans une soucoupe !
Soyons pratique, étant donné le froid qui perdure en ce mois de janvier, est-il possible que mon subconscient me conseille de trouver une serre pour semer mon persil, des fraises , des asperges ?
Serait-ce un nid bien chaud pour mon lutin Turlupinpin ?
Je vais aller voirma cousine Amarantequi m’éclairera
Marine Dussarrat
htttps://marinezou.blogspot.com
Un cri dans la nuit
Quelqu'un a crié dans le noir.Un long cri presque inhumain.Serait-ce moi ?
Le sommeil m'a quitté et mon cœur s'affoleLe noir de cette nuit profonde qui n'en finit pas,M'enveloppe comme une flanelle humide qui m'étouffe !
Sous le globe bleu éblouissant,Deux notes stridentes en continue.C'est une sirène qui hurle et déchire la nuit.
Bleu
Tourne ton cœur vers le ciel,laisse la lumière doucement le traverserMona
Du bleu au vert
Du bleu au vertDu bleu au rougeL ’apaisement
Allège-toiAppelle le volÉlève-toi sans hésiterJusqu’à l’horizon infiniLaisse monter le bleuLe froidDans ta racineCouronne-toi du blancRetrouve ton essenceTu le sais bienLa lumière est un donQu’il nous faut partager
Sois le volSois l’envolEt sans hésitation
Rayonne !
Du bleu au vertISWC T-329.245.654.9