Communauté de l'Herbier de poésies

vendredi 19 octobre 2018

Page 122 avec Krist Dimo

Pour vendredi prochain si vous le voulez bien. 


KRIST DIMO


J'ai trouvé cette œuvre magnifique (les autres le sont aussi mais celle-ci...) 
alors comme d'habitude j'ai demandé à Krist Dimo :



Adamante Donsimoni M'autorisez-vous à publier cette œuvre dans ma communauté de poésie ? L'herbier de poésie, sur blogspot.

Gérer

Krist Dimo .....sono contento ! .....grazie Adamante.....ti auguro una bellissima giornata !

Gérer


Le peintre Krist Dimo




samedi 13 octobre 2018

Chansons autour du soleil





La page s'est étoffée de nouveaux textes, que vous retrouverez   ici.





Si je n'accuse pas réception de votre texte, revenez sonner à ma porte, renvoyez vos participations, car ne pas avoir de mes nouvelles, ce n'est pas normal. Et n'hésitez pas, doublez votre envoi sur gmail, c'est plus prudent.  Merci pour ces belles participations et comme le dit Serge il ne manque que la musique !

 Adamante


vendredi 12 octobre 2018

Chansons d'automne, ensoleillées ou pas

photo Marine D






Comptine du topinambour :



De gros soucis avec Blogger, la mise en page ne tient pas.

C’était le temps, le triste temps
Des topi, oui des topi
Des topinambours

Grimace dans les assiettes
Pour des ventres en disette

C’est le temps, le bon temps
Des topis, oui des topi
Des topinambours

Fleurs jaunes aux jardins
En clin de soleil du matin

Certains mangent les fleurs
D'autres les racines
Je les enracine
Dans mon jardin à fleurs
Mais qui dans ses casseroles
Aujourd'hui cuisinent encore
Les topi oui les topi
Les topinambours ?

D'hier à aujourd'hui
survivent dans le temps
Les topi oui les topi
Les topinambours

©ABC






Que c'est triste l'automne...


Que c'est triste l'automne
Ce temps décousant le vert ouvrage,
Que c'est triste l'automne
Au temps de l'effeuillage...

On entre comme en carême
Privé des soleils de l'été,
Les chrysanthèmes
Donnent envie de pleurer...

Le feu crépite dans l'âtre
Et les fenêtres restent closes,
Au jardin la lune d'albâtre
Eclaire une dernière rose...

Je fume, tu tricotes
Sur un sanglot long de cistre,
Plaisir démodé... Une loupiote
Brûlant même le jour si bistre...

Que c'est triste l'automne
Ce temps décousant le vert ouvrage,
Que c'est triste l'automne
Au temps de l'effeuillage...

Alors on cherche ailleurs
Ce qui ferait chanter la vie
Quand le coeur
S'habille tout de gris...

Un instant à Venise
Pour oublier nos soupirs
Ses pigeons quoi qu'on en dise
Nous font tant sourire...

Ses ruelles, ses gondoles
Encore pleines d'amoureux,
Je t'achèterai de ces babioles
Au pied des maisons de Dieu...

Que c'est triste l'automne
Ce temps décousant le vert ouvrage,
Que c'est triste l'automne
Au temps de l'effeuillage...


















Elles ont la couleur d'un miel d'or
Il fait encore bien chaud dehors

Un vol d'oiseau
s'aide du vent.

Quelques fleurs saluent la lumière
et dans le vent chante un oiseau

Vol d'un oiseau
chanson du vent

Elles s'étirent vers le soleil
Il les défie haut tout là-haut.

Chante l'oiseau
danse le vent

Les tiges se poussent du col
le ciel prend des teintes rosées

Chant de l'oiseau
danse du vent

Elles s'inclinent vers le sol
Bientôt commence la soirée.

parole d'oiseau
langage du vent

Dans la fraîcheur retrouvée
un bourdon goulu attardé

froissement d'ailes
chant du bourdon

bientôt se fige pour la nuit
on le croirait transi d'ennui.

Se tait l'oiseau
vienne la nuit.

©Jeanne Fadosi

lien vers mon blog sur le mot clé l'herbier de Poésies
https://fadosicontinue.blogspot.fr/search/label/l%27herbier%20de%20po%C3%A9sie






Le jardin en soleils

Dans les allées du parc
Hélios, anthos, hélianthe
butinent les abeilles

Les vieux s’y promènent
les enfants viennent y jouer
les vieux s’y promènent
moi j’y viens rêver

Et parfois quand il pleut
quand le jardin est gris
quand les passants frileux
évitent la sortie

Hélios, anthos, hélianthe
moi j’en connais qui rient

Les vieux s’y promènent
les enfants viennent y jouer
les vieux s’y promènent
moi j’y viens rêver

Et quand des amoureux
Viennent s’y retrouver
le jardin malicieux
se plaît à les cacher

Hélios, anthos, hélianthe
Des regards indiscrets

Les vieux s’y promènent
les enfants viennent y jouer
les vieux s’y promènent
          moi j’y viens rêver.
©Adamante Donsimoni (sacem) 
http://le-champ-du-souffle.blogspot.fr/ 




Hélianthes radieux 

Et chaque jour, chaque matin
Qu’elle soit gaie ou bien chagrin,
Du jardin, elle ramenait la gueuse
Des fleurs d’hélianthes radieuses

C’était un cas !
Mamie Vincent : 
L’’avait cent ans
Nous rendait tous, fada !
Avec ses amants :
Qu’étaient tous marrants.
Bruyants, et trop fringants,
A  tous plus d’quatre-vingt ans.

Elle restait la nuit,
Tard sous les étoiles,
Avec Gros Louis
Ou bien Bilhal

Et chaque jour, chaque matin
Qu’elle soit gaie ou bien chagrin,
Au jardin, elle cueillait à vif
Ses hélianthes décoratifs.

T‘étais si joyeuse grand-mère,
Que seule sur la mer
T’était prête à mettre les voiles.
Tu restais la nuit,
Si tard sous les étoiles,
Avec Gros Louis
Ou bien Bilhal,
Tonton Jackie,
Le grand Charly
Ou même Kémal.

Et chaque jour, chaque matin
Que tu sois gaie ou bien chagrin,
Au jardin, tu cueillais à vif
Tes  hélianthes près des ifs.

T’étais un cas,
C’est vrai  
Pour un oui, un non,  tu riais
T’m’rendais fada,
Avec tes dix chats
et tes mille dadas
Moi, raisonnable p’tit fils,
J’étais jeune et si lisse

Plus d’vingt ans, je n’avais guère
Alors bien sûr, je n’ai rien compris
Toi, tu voulais juste aimer.
Tu voulais vivre, encore rêver
Pardonne-moi, j’te prie, grand-mère ;
J’t’ai jugée, j’t’ai, ce jour-là, pourrie,
J’avais honte et je t’ai huée
Alors dans la mer, te noyer, t’es allée

Aujourd’hui j’ai ton âge,
Et tristement seul,
Oh, ma si chère aïeule
Je m’traine et ne suis pas plus sage,

Et chaque jour, au petit matin
Que je sois gai ou bien chagrin,
Au jardin, je vais cueillir derrière les ifs
Des tournesols décoratifs ….

       Serge de la Torre  











mardi 9 octobre 2018

P 121 Hélianthe

photo  Marine

Tristes tournesols, automne incertain ?
 Le soleil boit à la santé d'l'été en fleurs...
Je vous remercie de vos participations. 

Adamante




Tristes tournesols,
Tu pendouilles, assoiffé,
Sous un ciel souillé !

Chevelure ébouriffée
Dans une aube délavée,
Trois de tes fleurs pointent ;

Feuilles lustrées vertes
Sur fond de buissons ternes,
Tu guettes l’ondée. 




  

La chanson de Charles...


Une deux trois abeilles mexicaines
Descendues d'leur car
Au Jardin Extraordinaire
Commandent trois Margarita
Dans un verre jaune tournesol
Assises sur vert tabouret...

A la santé d'l'été en fleurs
Hic hic hic
Ses ors qui nous tournent la tête
Ivresse à ciel ouvert
Dans ce coin de douce France,
Qu'il fait bon « Trenet » ici...

Bouquet de soleils
fait de l'oeil aux butineurs
- Tu montes chéri -

Un deux trois bourdons américains
Descendus d'leur car
S'installent bruyamment au vert...
Joue chérubin en pierre, joue sur ton luth
Au bar des insectes
La chanson de Charles...













Plus haut toujours plus haut, leurs rêves les transportent dans des conversations interminables, qu'elles échafaudent de connivence, lors d'escapades nimbées de mystère.
Secrètes
Elles « conciliabulent »
escapades blondes
élancées sur leur tige
Je les soucoupes volantes

Jusqu'au jour où, enfin, il leur semble décoller. En dignes filles d'Icare, elles s'envolent, dans un heureux tourbillon : rêve, réalité ou transport d’allégresse ?

Adieu nos sœurs
le voyage s'ouvre à nous
en lévitation

En-dessous d'elles, le jardin en extase les regarde tourbillonner. D'une saison à l'autre, l'été ouvrant la porte à l'automne, les topinambours s’interrogent. Combien de jours leur restent-t-ils pour s’illusionner avant les premières gelées ?

Dernière valse
avant leur grand sommeil

de leurs nuages
Hiver les décrochera

©ABC







Il est temps d’oublier
Soleil brûlant, mer, maillot
Dans le jardin, les soleils jaunes se font géants pour toucher le ciel

Fleurs jaunes s’étirent
En torticolis du soir
La brume est au sol

Octobre est là, le soir tombe si vite que le temps manque pour cueillir  les dernières pommes du verger.
Des pommes pommes pommes
Tarte gourmande et sur la table
Bouquet rudbeckia

Le vent agite les hautes tiges, la pluie mouille de soulagement les grandes pousses dressées vers le soleil levant dans un ultime effort pour toucher le ciel
Les arbres pleurent leurs feuilles détachées du réel
Feuilles qui volent et dansent sur les notes de la musique du vent

Tout me rappelle que l’automne s’installe confortablement.





  


Quand j'ouvre la porte le petit chat Neoù trouve refuge sous l'hélianthe qui dresse ses grandes fleurs et sous la sauge odorante, il y vit mille aventures, on perd sa trace pour un bon moment, je l’appelle, il fait le sourd, il se joue de moi...
Il est si petit, je ne peux m'empêcher de craindre qu'un prédateur vorace à l'affut n'en fasse qu'une bouchée...

Ce matin d'octobre
les fleurs jaunes ploient leur tiges
toutes en souplesse


Une averse soudaine agite le massif, vite, vite mon chaton, viens te réfugier sur tes coussins et t'accrocher aux rideaux !

 Marine DUSSARRAT           

















Hélios Anthos, Hélianthus

Dans le soir finissant, alors que la lumière irradie l’océan, je marche sur le chemin de grève. Le parfum de quelques épineux m’éveille.
Quel bonheur de vivre !

Un rien qui s’offre
avec le vent complice
et tout est parfait.

Quelques fleurs s’empourprent en cette arrière-saison. Filles naturelles du Dieu flamboyant, enfants de la Terre où elles accrochent leurs racines jusque dans les sols les plus rudes, elles tirent leurs langues d’or au ciel.

Soleils et fleurs
petits astres délicats
magnificence.


©Adamante Donsimoni
http://le-champ-du-souffle.blogspot.fr/