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lundi 16 février 2026

Page 255 - le cavalier -Chagall-


Esquisse pour "Le Cavalier" Gouache, encre et tissus imprimés peints sur papier Marc Chagall




Une pensée particulière pour ceux et celles qui ont souffert de la tempête.


💖💘💖


Souvenir tendresse


Cette image du Cavalier de Chagall que j'ai regardée l'autre jour avec ma petite fille nous a fait sourire toutes les deux car elle évoque aussitôt une histoire merveilleuse de mon adolescence, et j'ai lu dans ses yeux de l'émotion et une pointe d'envie devant tant de romanesque.

A seize ans, nous étions amoureux, romantiques, avides de liberté mais nos parents étaient bien trop sévères alors quant à nos fréquentations, nos permissions de sorties. C'était donc souvent quelques moments dérobés, des rendez-vous manqués et des désillusions.

C'est dur à vivre d'habiter à l'autre bout du village et de compter les heures en attendant de se retrouver. Pas de portable, pas d'internet pour communiquer, juste une boite à secrets bien cachée dans un trou de muraille, relayée par les copains qui y glissaient nos petits mots voyageurs. 

Et puis un matin ordinaire, ce petit message : " pourras-tu me rejoindre vers 11 h sur le chemin de C ?"

J'avais toujours le coeur battant avant un rendez-vous, viendra -t-il, peut-être, pas du tout ?

Peu importe son moyen de locomotion ou même un retard !

J'attendais donc sous le grand chêne quant un bruit de galop a fait battre mon coeur un peu plus fort.

Sa mèche blonde au vent, monté à cru sur la jument gentiment prêtée par un voisin complice et comme bien souvent un bouquet de fleurs des champs dans la main, voilà mon beau cavalier tout sourire et les yeux pétillants .

Quelques instants de grâce, presque irréels, une photo gravée dans la mémoire, un souvenir impérissable ! 

Cette belle image ne s'est pas envolée au vent,et tant d'années après fait remonter avec nostalgie tout le fougueux, l'imprévu, l'impatience de la jeunesse, les instants que l'on a cru perdus et aussi ceux vécus précieusement/


Cette belle image ne s'est pas envolée au vent, et tant d'années après fait remonter avec nostalgie tout le fougueux, l'imprévu, l'impatience de la jeunesse, les instants que l'on a cru perdus et aussi ceux vécus précieusement/


Un moment volé
enrobé de tendresse
à l'autorité

magie d'un matin bonheur
nos belles pages ravivées


Balaline   13/02/2026

https://mado.eklablog.net







💖💘💖




 

Le galant

 


J'ai rendez-vous avec vous
Valentina
Je ne ménagerai ma monture
Qui se cabre
Dans les ruelles intriguées.
J'accours
J'ai le sang chaud !
J'ai quitté Don Quichotte
Qui se bat contre les moulins à vent,
Ce n'est que de la folie furieuse.

J'ai rendez-vous avec vous
Valentina
Je vous imagine, je vous espère
Comme l'Eve du paradis
Chevelure brune déployée.
Je couvrirai votre sein
D'un bouquet de fleurs des champs
J'ai quitté Don Quichotte
Vous seule faites tourner
Les moulins de mon coeur...

Bien endimanché
à cheval sur son mulet
Une autre conquête

 

jill bill


https://jill-bill.eklablog.com








💖💘💖







Sous le regard de la lune 

 


 

Couleurs, mouvement, fantaisie, rêve, pensées, imaginaire, en un tableau tout est là, dans la fantaisie magique du peintre, offrant sa vision chaleureuse de la vie. Liens et connivence entre homme, animal, nature et sentiments…. 

-       Galope petit cheval, ne te retourne pas, galope, ma mie m’attend…

C’est le jour d’offrir un bouquet de tendresse à celle qui souhaite ardemment un signe de son bien-aimé.

-       Galope, petit cheval, ne te retourne pas, ma mie m’espère…

Cette gerbe fleurie a bien été cueillie pour elle, et non pour un équidé gourmand.

-       Galope, petit cheval, le jour ne tardera plus à s’éteindre. Je me dois d’être ponctuel la nuit s’installe déjà. 

Au crépuscule, un rendez-vous galant sous le croissant de lune, c’est son futur qui en dépend. Son cœur bât, il est impatient.

-       Galope, petit cheval, ne te retourne pas, ma mie m’attend, ma mie m’espère, la vie va de l’avant…

 

son bouquet de fleurs
pour déclarer son amour

la lune en témoin

 

ABC


https://jardin-des-mots.







💖💘💖







Lorsque le rouge s'ouvre enfin


 

Je marche dans ce rouge
Comme on traverse une ancienne saison.
Il m’enveloppe encore
Mais il ne me dévore plus.

Longtemps il a été une bête tapie dans ma poitrine
Un souffle trop chaud
Trop proche.
Aujourd’hui il s’effiloche
Il se défait
Il devient un paysage que je peux regarder sans trembler.
Je sens que je n’y habite plus.

Dans cette étendue rouge
Je vois un cavalier passer.
Il ne me parle pas.
Il avance telle une ombre qui ne sait plus à qui elle appartient.
Je le reconnais sans l’appeler.
Il fait partie de mon hier
Mais il n’a plus de prise sur mon maintenant.
Je le laisse traverser ma mémoire
Comme on laisse filer un cheval fou dans un champ trop vaste pour lui.
Il s’éloigne
Et je n’ai plus besoin de me retourner.

À côté de lui un cheval apparaît étrange
Presque irréel
Comme peint dans les couleurs de mes anciennes échappées.
Je me souviens de mes envies de fuite
De ces élans silencieux vers un air plus respirable
Vers un parfum de vie meilleur.
Ce cheval-là je l’ai monté mille fois en pensée.
Il m’a portée loin
Très loin
Jusqu’aux premières clairières où je pouvais enfin reprendre souffle.
Il n’était pas une fuite finalement.
Il était une direction.

Et puis dans la lumière qui se dépose
Une femme se tient là
Les seins nus
Sans honte
Sans voile.
Je m’approche d’elle comme on s’approche d’une vérité longtemps attendue.
Elle ne baisse pas les yeux.
Elle respire pour deux
Pour toutes mes années muettes
Pour toutes mes peaux abandonnées.
Je comprends soudain qu’elle est ma renaissance.
Elle est ce que je deviens lorsque le rouge cesse de brûler.
Elle est l’avenir que je me donne
Lentement
Patiemment
Avec une douceur que je ne croyais plus possible.

Alors la toile entière se met à bouger autour de moi.
Les couleurs se réorganisent
Les formes se délient
Les ombres se dissipent.
Je ne suis plus spectatrice.
Je suis celle qui traverse
Celle qui relit
Celle qui respire autrement.
Le rouge devient un seuil.
Le cavalier un passé refermé.
Le cheval un souffle d’élan.
La femme une promesse tenue.

Et moi au centre
Je me tiens debout.
Je ne cherche pas à prédire ce qui vient.
Je marche simplement dans ce qui s’ouvre.
Je ne veux pas oublier.
Je veux vivre avec une lumière nouvelle.

Sous le rouge qui se défait,
je recommence à naître.
     
J'avance
non pour oublier
mais pour naître encore.


Marie Sylvie
https://mariesylvie.blogspot.com/

 


💖💘💖






Esquisse



Il est de cette race légère,
à la robe chamarrée.

Il a du ciel dans l’œil,
le bleu tendre des champs de lin,
la turquoise polie par le temps,
un lac qui miroite au printemps.

On n'imagine pas tout ce qu'il y a
dans l’œil du petit cheval
signé Chagall.

Mona

saisons







💖💘💖






Le cavalier de la lune

 

Où va-t-il, ce cavalier, rêvant à sa belle un peu sirène ? Il a fait un bouquet de ses couleurs dérobées à sa palette.  Pierrot au manteau d'arlequin à quelle ballerine a-t-il emprunté le cheval de cirque ? Où sont les ailes de Pégase pour gagner le paradis ? Naguère une belle l'y aurait attendu. L'amante, séduite et délaissée, regarde loin devant tandis que le cheval retient le temps, la tête tournée vers le cavalier, comme murmurant à l'oreille de l'humain. A moins que son regard ne porte plus loin vers le passé. Est-ce là-bas une mère lestée d'enfants ?

Va le cavalier
chevauchant dans les enfers
au clair de la lune

©Jeanne Fadosi, jeudi 12 février 2026






💖💘💖





Nuit de demi-lune

 

Un monde flottant s'ouvre dans le silence.

Un cavalier traverse le temps dans une errance exaltée. Un feu intérieur le porte, le rouge flamboyant l'embrase. Son cheval impétueux fend l'air comme si la route n'existait plus. Ivresse du coeur- il avance sans détour vers ce qui l'attend.

Dans le ciel, la musique d'un violoncelle plane et l'enveloppe. Les notes vibrent comme une flamme invisible.


Dans ses mains, un bouquet de fleurs tremble, espoir silencieux d'une bien-aimée.




bouquet palpitant
sous le pas du cheval-
le temps vacille.


 

Claudie Caratini     -déposer les commentaires sur cette page-   








💖💘💖










Sur la piste






Un cavalier rouge
Monté sur un cheval blanc
Fait des caracoles
Sur une piste rougeoyante
Devant un joyeux public

Mais tout ce rouge et ces cris, énervent la bête qui se cabre !
Le cavalier pourra-t-il rester en selle ?
Ouf ! il réussit à calmer sa bête et reprend ses caracoles,
Sur la piste rougeoyante.

Livia


https://liviaaugustae.over-blog.com/







💖💘💖






Il rêve 



Dans sa petite chambre de l’appartement parental, au dernier étage d'une tour de cinquante étages, il rêve l'enfant, il rêve... d'une autre vie.

Celle, si lumineuse et colorée, enrubannée de musiques gaies et entrainantes, qu'il a découverte en compagnie de ses parents. C'était son cadeau pour avoir ramené un excellent carnet de notes: assister à une représentation au Cirque  Pinder. Il en est revenu ébloui.

Soirée festive-

la lueur des becs de gaz

plus pâle que celle de ses yeux


Martine Madelaine-Richard

https://martinemrichard.fr/blog


 



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Le cavalier rose



    Il chemine dans la ville son bouquet à la main. Sa monture aux grands yeux bleus, attirée par le parfum envoûtant des fleurs, semble vouloir goûter au succulent repas que le fringant écuyer protège de son mieux.

    Un bouquet pour l’amour, pas du foin pour un cheval !

    Avec qui a-t-il rendez-vous ? Avec la Belle Calendula que l’on aperçoit, alanguie au travers d’une fenêtre de son esprit, là sous la patte du destrier torturé par le désir ? Elle tourne pudiquement la tête, mais sa poitrine, sans retenue ni provocation, s’offre à son souvenir. L’amour se fait rose quand l’espoir se fait vert et que la nuit enveloppe la ville de son manteau de songes colorés.

    Cavalier rose pour rêve bleu sous un croissant de lune prometteur. Prend garde chevalier servant, l’amour est un diamant qui tranche et illumine.

    Un homme et une femme plus âgés, situés de chaque côté de la rue, un couple ? l’observent. Plus d’impatience, plus de regards brûlants, plus de galops dans leurs poitrines. La fougue s’érode au contact des ans. Happés par leurs souvenirs au passage de cet amant fébrile, se revoient-ils avant ? Vivent-ils la nostalgie de leur jeunesse ?

    Dans bien des carcasses vieillissantes bat toujours un cœur de vingt ans, et l’enfant qui n’est jamais loin se demande ce qui lui est arrivé face au mensonge du miroir. L’âme n’a aucun pli mais elle reste invisible.

un simple bouquet

un cœur qui bat la chamade-

l’éternel chemin.



Adamante Donsimoni12 février 202 - le cavalier rose Code œuvre :  430718 

        Le champ du souffle 


D’après « Esquisse pour Le Cavalier » Gouache, encre et tissus imprimés peints sur papier Marc Chagall- Photo adamante prise à Beaubourg.




💖💘💖



 

dimanche 13 décembre 2020

pour la P. 167 Chagall

 




 

Salut les Brins,

 

Pour lundi, pas demain mais celui d'après, je vous propose l'écoute de la vie de Chagall et le choix du tableau qui vous inspire. 

N'oubliez pas de me joindre l'image ou de me donner le lien sur elle pour cette page 167. 

Toute mon amitié.

 

La vidéo étant supprimée, je la remplace ici par une image.



 

vendredi 4 novembre 2016

Découvrez la page 54 de l'Herbier


Chagall est à l'honneur ce vendredi, des rêves bleus surgissent au son du violon tzigane du violoniste bleu et de celui de Nemanja Radulovic.

 




Il savait tout faire, le violoniste bleu.
Il savait tout faire, mais c'était un taiseux. Il jouait de l'accordéon comme pas deux
mon violoniste bleu, mais pour causer aux oiseaux, je ne connais pas mieux !
C'était un taiseux.
Il avait un fils, duquel, je te le donne en mille, je tombis amoureux. Plus talentureux que lui, tu meurs !
Bon ... pour la vocabulation, aujourd'hui, c'est pas gagné,
Je sens que je m'en vais
copier,
sur meilleurs que moi .....
<< Dieu, (Dieu ? ) Dieu, chuchote l'homme, Dieu, parle-moi ; un oiseau se met à chanter, mais l'homme ne l'entends pas. L'homme répète : Dieu parle-moi. Une cigale cachée dans l'herbe, lance un trille ; mais l'homme ne l'écoute pas. L'homme regarde autour de lui **..... (et tout ainsi de suite) .... ne voit rien, n'entend rien, ne comprend rien ..... il est triste, il pleure, >> Dieu est aux abonnés absents.
C'était un taiseux, mon violoniste bleu, mais les oiseaux, il les entendait ; les cigales, les écoutait, la lune et les étoiles, les remarquait ... la force de la Vie, il connaissait.
Il pleurait, plus souvent qu'à son tour le violoniste bleu. Mais il n'était jamais seul et triste.
À Vitebsk, Oncle Neuch montait sur les toits pour jouer du violon. Son petit-fils, aujourd'hui fait fi des conventions qui ligotent les étroits d'esprit. Il a résolument adopté le look qui lui plaît. Troué, bleu, violet, jaune, rouge ou vert, sur les mains ou bien en l'air, tout comme les enfants, il joue. Il joue avec les lignes, les formes, les sons et les couleurs.




** Chant, dit-on, inspiré aux Indiens d'Amazonie, par notre aveuglement, certains jours, quand nos yeux et notre cœur sont obscurcis par le découragement.
Texte plus complet sur le Blog de la V.M.   Françoise Isabel 




Il est des rêves bleus
Aux nuits de pleine lune
Qui dansent sur les toits
D’une ville endormie

Il est des rêves bleus
Aux cœurs assoupis
Qui « s’ennotent » violon
D’un musicien nocturne

Il est des rêves bleus
Aux songes féeriques
Que chantent les oiseaux
D’un ciel apprivoisé

Il est des rêves bleus
Aux couronnes fleuries
Qui décorent la lune
D’une tendre harmonie

La ville dort, la nuit s’enchante,
La porte des cœurs s’ouvre
Sur l’onde des rêveries…















Peintre je suis.


Peintre je suis parce que je suis poète
Et mes pinceaux me racontent
Je serais violoniste assis dans le bleu des cieux
Mon violon dialoguerait avec les oiseaux
Et lui mon grand œil bleu ferait rougir ma joue
Et dialoguerait en poésie avec la lune
Cette poésie qui émane de l’immensité bleue
C’est moi Peintre qui l’ai déposé ce bleu
Comme une ode au vague à l’âme ou à la vague outre-mer
Outre mère outre tombe
Pinceaux jouez musette dansez envolez-vous
Tels mille oiseaux
Racontez-moi ce que je ne sais pas dire
Ouvrez la grande mélodie des chants du possible
Ceux qui donnent accès à l’éternité de l’après
Ceux qui montent vers le chemin du rêve
Ceux qui montrent la voie vers l’autre rive
Ce champ immense où le bleu rencontre la lumière
Et devient vert
Vert pâturage
Ces chants qui d’un coup d’archet
Propulsent vers la pure poésie
Rêves en peinture je vous aime.


jamadrou © 30 octobre 2016    (A fleur de pinceau)







Le violoniste bleu...

L'homme du square
Est sans bagage
Arrive de...
On ne sait où...
Il ne dit jamais mot...
Il a pour compagnons
Ses instruments de musique,
Son p'tit gagne-pain...
Non m'sieur dame
Il ne mendie pas
Ne tend pas l'assiette,
Et si il a l'air manchot
Il joue
À tirer la larme
D'une main habile
De l'Albinoni...
On donne à l'artiste
Pas au pauvre infirme...

Un soir d'hiver
Nul ne le revit,
Mais plane encore son violon
Au square des Batignolles...
Il manque aux oiseaux
Et à la p'tite vieille
Qui le nommait gentiment
Le violoniste bleu...











Dans le bleu de ses rêves
Si profond quand il se souvient
De sa mère patrie
Sous la nuit étoilée de ses tableaux
Un petit violoniste aux joues rouges
Joue une valse tzigane
Avec la joie au cœur
Sur son violon doré
Et même les oiseaux
Éprouvent la magie
De la musique slave
Les couleurs qu'il a déployées
Éclairées d'une lune blanche
Brillante comme une lampe
Sont foulards de soie
Pour les filles en fête
Flottant aux rythmes
Des notes acidulées








Dans la nuit de Vitebsk
Les notes bleues s'échappent
D’un violon
Musique ensorcelante
Entraînant le rêveur

Les notes s'envolent
Comme un bouquet de fleurs rouges
Phénix
Sous la lune opale
D'un ciel perdu

Le rêveur est seul
Il joue en équilibre instable
Insensible aux tracas
Offrant sa partition colorée
Aux oiseaux charmés
À Bella
Endormie loin de lui

Pulsion de vie en bleue





Un jardin sur la mer

Matin bleui de rêves
où la vague
en volutes d'écume
soupire
aux sons longs des violons
Un chant d'amour est né
une échancrure
dans le bleu de l'instant
Au premier jour
il joue
il joue la vie les mots et les silences
le maître de musique
le semeur de lumière
Il a chanté la mer la brume du levant
les îles de solitude
les colombes de paix
et maintenant
il joue pour moi
dans mon jardin
mon jardin sur la mer





 
           





La nuit ensorcelée  


 
Il joue du violon
la musique file vers la lune

Dans la nuit bleue
il s’envole
avec les oiseaux
au-dessus des toits bleus
des maisons éteintes
ensorcelées de sommeil

L’amour agite l’archet
l’âme du violon tribal
s’enchante
il fait naître la vie
il fait naître des fleurs
pour Elle
semblable à la lune
pour Elle
qu’on ne voit pas
pour Elle
qui rêve
tout en bas
-dans une maison
bleue
assoupie dans la nuit
bleue
du violoniste
amoureux-
du baiser
rubis
de ses lèvres
sombres
qu’un oiseau-note
messager du désir frémissant
de l’être aimé
déposera
en un souffle
sur ses lèvres
offertes

Un vrai baiser d’amour
qui la réveillera

Mais elle gardera
les yeux clos
pour faire durer un peu
ce sentiment de fête
enivrée dans sa nuit 
au contact
de cette bouche
tant désirée.

©Adamante (sacem)











 
Sous les fusains de mon parrain
la magie opérait,
transportant en la transformant
la salle à manger,
tapissée en mode éphémère
de papier recyclé,
dans les rues de la capitale :
les arcades de la rue de Rivoli,
des devantures enguirlandées ;
sur les trottoirs,
des badauds nonchalants
et des gens pressés ;
dans les jardins du Louvre,
des enfants emmitouflés
avec des moufles et des bonnets,
avec des ballons et des cerceaux ;
et même près de la Tour Eiffel,
le castelet du Guignol du Champ de Mars ;
Le cadran de la pendule
habillé en église Saint-Germain-des prés ;
au-dessus de la ville, les toits de Paris ;
sur la coupole de l'Opéra
un joyeux luron près de l'ange
avec un tout petit violon,
et un traîneau prêt à venir.
C'était une veille de Noël
en 1958.