jeudi 26 mars 2020

La P.161 avec André Van Beek


Merci pour ces participations. 
J'espère que les autres brins sont en forme ainsi que leur famille.
Cœurdialement
AD





André Van Beek, artiste peintre.
André van Beek est né en 1947, de père hollandais et de mère française. Celle-ci était professeur de musique. Autodidacte, de tendance post-impressionniste, André van Beek est un artiste sensible à la beauté poétique des paysages de sa région natale, la Picardie, qu’il peint avec bonheur et sincérité.
Il excelle aussi dans la traduction délicate et colorée des jardins fleuris, le sien, ou celui du poète Philéas Lebesgue. Il aime capter les brouillards ou les brumes lumineuses qui naissent sur le miroir des étangs. Les canaux bordés d’arbres et de fleurs des Hortillonages d’Amiens lui sont familiers.
Il recherche, parfois, la tranquillité des rives de Seine ou le calme pittoresque des petits villages de Basse-Normandie. Ses toiles, constituées de multiples touches de couleurs superposées et juxtaposées, expriment la lumière, témoignant de l’émotion que l’artiste ressent devant la beauté de la nature, au rythme des saisons.
Les oeuvres d’André van Beek sont connues dans le monde entier, notamment aux Etats-unis et au Japon. Il expose ses oeuvres dans son atelier.








Jardin de peintre


Une allée pavée
À traverser en pas japonais
Petits pas
Jusqu'au bassin à koïs
L'oeil explorateur
Brise légère comme papillon
Parfumée
En doux mélange floral...


Jardin de peintre 
fleurs en choeur coeur de l'été
Sa voie y serpente

  
Arc-en-ciel terrestre
Ses mauve, bleu, blanc, jaune
Écrin d'arbustes
L'âme s'y noie
Le corps s'y ressource
Comme au cloître
 Comme un sage
Abandonné à la contemplation...


À l'ombre du monde
 coin de paradis sur terre
 Culture du zen









Au-delà du jardin

C'était un jardin extraordinaire, immense dans ses yeux de petite fille de cinq ans.Le mur lisse qui séparait la cour goudronnée du jardin voisin dérobait d'abord au regard le poulailler et la volière aux pigeons, une partie du verger herbeux et la porte de tous ses rêves. 
Il avait rejoint son amoureuse dans la ruelle à l'abri des regards derrière le poteau électrique et en de ça du coude qui les protégeait de la rue basse. 
De l'autre côté s'épanouissait un grand potager et une remise ouverte abritant les outils et les clapiers. Le long des hauts murs s'étalaient des rosiers au-dessus des groseilliers, des framboisiers et des cassis. 
Au milieu, pommiers et cerisiers échelonnaient leurs généreuse floraison avant l'offrande de leurs fruits. Dès juin les juteux bigarreaux puis les griottes pour les tartes et les confitures, enfin les montmorency roses et blanches même mûres pour des fruits à l'eau de vie réservés aux adultes dans de bien jolis bocaux. 
Mais le paradis de la fillette ne lui suffisait pas et elle se donnait la permission de promener son chien, un petit ratier comme Milou mais à la robe grise et beige. La sente pierreuse et escarpée ne faisait guère plus d'une centaine de mètres et elle ne s'échappait jamais plus de quelques minutes qui lui semblaient être le début du bout de son monde. 
Quand la petite fille avait ouvert la prote dérobée pour sa fugue ce jour-là, les amoureux s'étaient trouvés tout bêtes. Mais elle avait souri, refermé discrètement la porte et renoncé à sa promenade. La corète sur le déclin faisait encore mille petites boules jaunes comme des étoiles et le seringa, dans sa blancheur immaculée, saturait l'air de son puissant parfum. 
Longtemps après, en écoutant la biographie de Manu Dibango, la fillette devenue femme se plaisait à imaginer qu'elle avait peut-être surpris l'artiste en devenir, venu dans le coin participer à l'animation d'un bal de village comme il le faisait alors. Après tout, ils n'étaient pas si loin de Saint Calais et son hôte avait de la famille dans le coin. Avait-il même et pourquoi pas, déjà tenté, sinon réussi à faire graver et presser un 45tours chez Decca ? 
Tourtereaux d'un jour
promesse d'une grande histoire ?
Ils vivaient l'instant 
Du jardin leur parvenaient
roucoulades et fragrances. 

©Jeanne Fadosi, mercredi 25 mars 2020






Ce n'est pas sa musique mais il me semble qu'il dit ici des choses importantes
tout comme ici d'ailleurs où Ouest France annonce sa mort et a choisi quelques paroles de lui.







Tout d’abord, le point de départ. Puis ....
De là où j’habite
Je donnerais cher
Le prix d’un voyage en Chine
en avion oui (oh oh, mauvais pour la planète ça Mémé),
Ou jusqu’en Égypte en bateau, jusqu’au Nil pour retourner dans la campagne de mes
quatr’ou dix ans ....... j’en rêvais viRus l’a fait.

Cueillir un bouquet de fleurs des champs au milieu du béton dans un jardin des villes où d’ordinaire le vrombissement de la tondeuse électrique les massacre net dans l’élan de leur jeune vie.
Pourquoi dis moi pour
Quoi ?
Je sens que je vais faire Amie-Amie avec ce gros méchant petit tout petit petit vil (Ain) Rus ...
Un point de départ,
imaginaire réel et virtuel tour à tour, ressemblant fichtrement au point de non retour pour beaucoup ..... et
Le jardin de mes quatre ans.
La vieille porte rouillée
mystérieusement
grince
À pas de velours, légèrement courbée l’œil aux aguets de tous côtés, la petite fille dans sa robe blanche d’un dimanche pascal avance tout doucement.
Qui peut donc se cacher dans le massif des roses ourlées d’orange ?
Ce jardin si petit
Immense autant que le Père
Si plein d’inconnu effrayant
Est le jardin abandonné
Depuis huit ans, c’est bien la première année ......





















Souvenir du jardin des fées


Il fallait quitter le château, rejoindre la route et marcher, marcher jusqu’au jardin des fées.  Le jardin potager habité par le petit peuple de la magie.

J’avais cinq ans
des étoiles plein les yeux –
joie des abeilles

Ma petite main dans la grande main de « mon papa », je dévorais le paysage. L’allée était pour moi une forêt d’immenses groseilliers dont les fruits me faisaient rêver. Les odeurs et le goût étaient une ode à la vie.

Parfum de lilas
une fête pour l’âme
elle se souvenait

Nature folle, disent certains. Oui, folle, folle comme la liberté, folle, comme je le suis. Mais la folie est un art, la folie est une bénédiction. Pas de chemin tracé, l’herbe ne supporte pas le cordeau. Je ne supporte pas les rails, voilà pourquoi je communie avec les herbes.

Odeur de sève
vibration des insectes
quelles merveilles !

Fraises et marguerites jouxtaient le basilic et les massifs de romarins. Quelle joie que ces arômes qui parfumaient le soir les plats dans la cuisine.

Miracle des fleurs
un chemin de paradis
l’amour est couleurs

souvenirs tendresse
pour bercer le malheur.


Adamante Donsimoni
26 mars 2020 





LE COIN DES RETARDATAIRES


Le jour s' est levé

Le jour s' est levé sur mon jardin d'étoiles où la vie se repose sur la fragilité de blanc et de rose. Les nuages caressent cette mer sereine des pommiers en fleurs. 

          Sur les ailes de la brise
un méli-mélo de parfums, de sons
          Se surprendre à sourire

Dans le pur silence, les pieds nus dans  l' herbe, refaire le voyage des bonheurs d'enfance, la course au soleil, les bouquets de rêve, l'arbre que l'on serre.
Se laisser bercer par toutes ces promesses d'un matin lumière. 

         La naissance des fleurs
         leur coeur mis à nu
         Le temps nous échappe

Il y a des jours où le bleu effleure le chat endormi sur la pierre chaude. Un ronronnement, un souffle léger, un doux bavardage entre deux amis. 

            S' asseoir au soleil
            y humer le vent
            nos lettres d'amour
               Et dire merci

           Balaline
            



De jardin en jardin
des enfances se racontent -
les fleurs s'épanouissent

Il y a celui du peintre, trop beau pour être vrai. Celui de l'enfance qui joue à cache-cache avec nos souvenirs. Celui de nos rêves qui s'espère toujours.

Fouillis organisé
Un buisson des herbes folles
sans jardinier

Mon jardin poète et bohème se réjouit des milles insectes qui y cohabitent. Je le laisse libre de vivre décoiffé. En aventurier, il abrite la cabane souvent imaginée, jamais construite, peut-être quelques lutins espiègles sous leur toit champignon.

Un toit tout rond
pour les amis des fées -
buisson d'oiseaux

Sous un rayon de soleil printanier gazouillent les oiseaux. Mon jardin s'enchante aux couleurs naissantes d'une saison vibrant de renouveau.

petites pousses
sur leur tapis vert tendre -
saison ouverte

Mi-réel, mi-songe mon jardin évolue au rythme de mes humeurs et des caprices du temps, calquant sans scrupule le livre ouvert de mon jardin intérieur.

ABC

Je n'ai pas vraiment eu le temps avant, alors je dépose mon texte ici, et je vous remercie pour la diversité des vôtres, un beau partage...









Jardins intérieurs 

Ils sont en nous les jardins, au fin bout derniers de nos soupirs, ils s’épanouissent en nos veines en glorieux flux imaginaires. Il convient de les trouver, tapis de couleurs aux lumières de nos âmes. Il n’est qu’à les trouver aux silencieux espaces de nos fonds

Indistinct brouillard :
Jaillissement de lumière,
Explosion d’couleur …

Y vit un couple tranquille, maître et compagne, maîtresse et jardinier, qui te conduisent à tes noces réconcilient ton cœur à tes larmes, émotions et alarmes et t’offrent la paix qui finalement éblouit de ses charmes…  

Paix d’un coin d’eau claire,
Cœur d’un océan de fleurs
Un chemin y court.

Leur vie est toute de contraste et la tienne de soucis, les deux s’harmonisent et de nouveaux liens se tissent et le temps se lasse de courir. La vie est profusion et lenteur, au jardin des délices, au grand jardin des larmes, au grand jardin des fleurs. 

Pompon de fleurs nues
Arbustes en pomelos,
Tiges noires et torses.

Les paradis intérieurs ont les allures qui nous font et nous défont, et les fonds divers et pleins d’allures, goûte l’eau de la vie qui t’accueille et t’embrasse, goûte là dans ta main, fais-en le recueil. Créée ton calice, oublie ta science. Prends donc-là ta patience !

Il est des jardins
Comme des gens et des vies :
Ils vont et varient.

Retourne à la vie, homme d’inconscience perdue, les yeux ouverts, ouverts à ce nouveau jour. Il n’est pas de lumière que tu ne puisses trouver, en dehors de ces maitres de douceur, de ces êtres paisibles, amants du renouveau. Il n’est point de miracle que tu ne puisses trouver en tes intérieurs jardins, car ….

Ils dormaient en nous,
Au fin bout de nos désirs :
Et chantaient la vie

Serge De La Torre







Jardin d’été 

Le vent dans les feuilles ressemble à la pluie
L’été chante de toutes les façons !
L’oiseau bleu s’enivre des gouttes d’aube 
Le vent dans tes yeux ressemble à la joie
L’été chante de toutes les façons !
Des pétales rêvent sous tes paupières  
Vois-tu,
Ce sont tes mains,
Qui réveillent mes matins 

Myriam Roux












11 commentaires:

  1. En lisant le dernier écrit, je me remémore le jardin des parents, potager à papa et carré à fleurs à maman… semblant de rien c'est important de grandir avec un coin de nature accroché à la maison.… bravo les brins, au plaisir, et merci à l'artiste peintre aussi… JB

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  2. Un commentaire de Françoise reçu par mail :
    Décidément, Je n’arrive pas à retrouver la route des Commentaires . Merci de bien vouloir déposer celui-ci de ma part, pour la dernière page reçue tantôt.

    @ Page douceurs-bonbons-saveur, roudoudou et fraises tagada, mistral gagnant ou énorme dragée Braquier hommage à la victoire , au lendemain de la Grande guerre
    http://surlalignedefront.fr/2014/04/06/guerre-des-dragees-fallait-pas-se-braquier/
    Dans les années 50, elle se vendait à l’unité. Elle était énorme pour les bouches des enfants petits dont elle provoquait l’envie et parfois les larcins ,
    berlingots de Carpentras ou autres bêtises de Cambrai ..... J’en redemande !

    Sous les mots - tout particulièrement ceux de Jeanne, dans tous les jardins extra-ordinaires, et pour les sup-porter , dans tous les sens du terme, volèteraient , légers légers, les sons. De Ferrat : https://youtu.be/bTYApkseLAQ magnifiant l’écho du rendre grâce : MERCI .....
    Et puis : https://www.jardinsdesrenaudies.fr/jardin-mayenne_animations_peintres-aux-jardins.phtml Et si un jour, nous puissions nous y retrouver .... Un rêve ! .....
    Amitié,
    Françoise

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  3. C'est une très belle page... merci à tous.
    Prenez bien soin de vous.

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  4. De jardin en jardin
    des enfances se racontent -
    les fleurs s'épanouissent

    Il y a celui du peintre, trop beau pour être vrai. Celui de l'enfance qui joue à cache-cache avec nos souvenirs. Celui de nos rêves qui s'espère toujours.

    Fouillis organisé
    Un buisson des herbes folles
    sans jardinier

    Mon jardin poète et bohème se réjouit des milles insectes qui y cohabitent. Je le laisse libre de vivre décoiffé. En aventurier, il abrite la cabane souvent imaginée, jamais construite, peut-être quelques lutins espiègles sous leur toit champignon.

    Un toit tout rond
    pour les amis des fées -
    buisson d'oiseaux

    Sous un rayon de soleil printanier gazouillent les oiseaux. Mon jardin s'enchante aux couleurs naissantes d'une saison vibrant de renouveau.

    petites pousses
    sur leur tapis vert tendre -
    saison ouverte

    Mi-réel, mi-songe mon jardin évolue au rythme de mes humeurs et des caprices du temps, calquant sans scrupule le livre ouvert de mon jardin intérieur.

    ABC

    Je n'ai pas vraiment eu le temps avant, alors je dépose mon texte ici, et je vous remercie pour la diversité des vôtres, un beau partage...



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    Réponses
    1. J'ai rajouté ton texte (commentaire) sur la page. Le coin des retardataires existe pour ça. J'inviterai à le lire lors d'une prochaine parution. Un grand merci pour ce beau texte. Prend soin de toi.

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  5. De très belles pages. Merci à toutes et à tous et à toi Adamante, la sage.

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  6. La Vieille Marmotte27 mars 2020 à 16:49

    Merci Adamante ! Ceci est donc un essai. S’il n’est pas concluant, n’hésite pas à le supprimer !

    Dépôt d’un lien. Un clic emmène t’il direct sur le site ?
    http://surlalignedefront.fr/2014/04/06/guerre-des-dragees-fallait-pas-se-braquier/ (écho douceur).

    Nul ne guérit de son enfance. : https://youtu.be/TQH-pe8VUCA

    Je peux voir l’aperçu EN UTILISANT Nom et URL. Ça devrait fonctionner pour l’envoi tout au moins.

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  7. Au premier essai j’ai bien vu qu’il est en attente de modération, il est donc bien passé

    Second essai . s’il passe bien’ donc t’arrive, ne le publie pas. Sauf si tu lui trouve quelqu’intérêt ! ... :-)

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  8. Que cela fait du bien de musarder dans vos jardins. Le printemps indifférent à ce qui se passe dans le tango avec l'hiver et s'il fait très beau il fait aussi très froid et Fanfan en commentaire sur un autre billet écrivait q'uil avait neigé sur sa Corse ... Les oiseaux dans le calme inhabituel reprennent possesion des jardins et des campagnes sans doute.
    prenez soin de vous

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  9. Ok. Merci Adamante.ces essais me donnent beaucoup de renseignements. Àmoi de les retenir.
    Je me fais vieille un coup après l’autre. Demain, je ferme la page des septante sept ans et ouvre celle d’une 78ième année bien spéciale. C’est bien la première fois que confinée. J’entends JILL BILL : vaut mieux confinée que confinie ! Ok JILL. Gagné !. Mais tu sais, c’est jolie une mémoire à trous. C’est comme de la dentelle. Mais la dentelle, ça peut être très fragile ....

    @ tous : AVE tous les Brins, ça fait chaud au cœur de se sentir en « Communauté «  ici !

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  10. Une balade de jardin en jardin. C'est doux, paisible, enchanteur. Au fil des descriptions me revient en mémoire d'autres jardins parcourus ou jardinés au cours de ma vie.
    Merci pour le bien-être ressenti.
    bravo à tous les brins! Que de talents!
    Amitiés

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Merci de vos commentaires. Ils sont en attente de modération, donc pas de Captcha.