Communauté de l'Herbier de poésies

dimanche 24 avril 2016

L'herbier inormation page 42




Pour répondre aux diverses interrogations, la page 42 sera publiée début mai. Il m'est impossible de la concevoir avant.

Je vous en remercie et a très bientôt.


4 commentaires:

  1. D'accord, je décale ma publication, pas de problème...

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  2. Ok Adamante, je publie ça le mardi 3 mai... ;-) bonne soirée, JeeBee

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  3. Pas de souci Adamante, @ bientôt

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  4. Coucou Adamante

    Un grand merci pour ton image qui m'a bien inspirée ! Je t'envoie de suite mon texte car nous devons partir pour des examens médicaux toute cette fin de semaine...

    (Je serai absente du 3 au 15 pour le mariage de ma petite fille si tout va bien)

    Je t'embrasse bien fort et merci

    LES BULLES



    Il était comme un bateau sans capitaine, comme une tête ballottée de naufragé au cœur d'un monde obscur, un monde de tribulations.... au plus fort d'une pensée gélatineuse réduisant au silence le génie au profit de l'individu conditionné et passif...

    L'angoisse l'ébranlait sans relâche dans cette immensité sans bornes, désertique, monotone, de l'Océan mièvre de la dégradation de la pensée, du formatage des esprits précipitant les regards des hommes vers l'indifférence totalitaire, favorisant l'exclusion.

    Les yeux clos fermés sur toute cette idéologie envahissante qui ne permettait plus les trouvailles des chemins buissonniers, il laissait échapper son souffle bulle à bulle, comme un ballon qui se dégonflait lentement... Plus rien n'avait d'importance !

    Bonhomme têtard étrange obligé d'évoluer dans la mare boueuse des principes économiques industriels voraces qui entendaient imposer leur gestion comptable sur tous ses désirs, son esprit, son cœur et même sur son âme.

    Sombre monde qui pesait massivement sur son être ! Il pouvait à peine respirer !

    Au plus profond de lui, il entendait sourdement les cris discordants des myriades d'enfants de la Terre auxquels on voulait couper le son...

    Son cri à lui, c'était l'inertie ... qui ravageait son avenir !

    Comment pouvait-il vivre dans un monde qui est tellement le contraire de ce qu'il devrait être ?

    Quelques fois le rêve le cueillait en son île salvatrice... fronde intellectuelle rejetant au-dehors l'orage de ses vies inaccomplies... où son "Moi" narcissique triomphait, grandiose et exaltant, sous l'emprise de l'inconscient, roulant sur les gloussements sonores de ses bulles d'illusions qui sortaient de sa bouche.

    Puis peu à peu, têtard baignant dans le liquide primordial dans lequel s'articulait son incommensurable besoin d'amour, non plus rythmé par sa propre respiration, mais par celle de sa mère via un cordon ombilicale qui la tenait serrée debout à ses côtés, matrice sanglante omniprésente....

    Et les bulles de respiration devenaient langage en cœur à cœur, son oxygène....




    Luciole

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