Communauté de l'Herbier de poésies

mardi 22 mars 2016

L’herbier de poésie, page 38


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Senecio (1924)




Les zyieux ronds de la reine ? Papa héros ? ou La Klee du printemps ? 

Aujourd'hui P'tit Paul, serein, donne dans la géométrie tandis que le grand Meaulnes, dans un monde accent circonflexe, cherche son chemin. Un peu plus loin, une belle Ferronnière observe un enfant, il écoute, sans comprendre... Voit-il le monde comme il vient ? 







Pensées en décalage, inquiétude ou attente, et malgré tout, serein.





 









Mais voilà mai...


Peinture et pinceau

Feuille de papier

Fête des mères...

Les mômes à ces mots
S'activent à qui mieux mieux
Du haut de leur âge
Grand comme trois pommes...
Sur le banc de la maternelle
Chacun son style
Souvent en mode Picasso à la...Klee !
P'tit Paul
Donne dans la géométrie
Rond, carré, rectangle, triangle
Et voilà le personnage
Dans les roses tendres,
Tel un coeur de maman,
Façon Bécassine, sans bouche,
Façon cantatrice chauve
Yeux chewing-gum,
Qu'importe, elle aimera
Sans faire semblant...
En juin
Papa aura droit à son portrait
Façon héros... bien sûr !






Vois ce monde
comme il vient
Vois-le comme il tourne,
tourne, tourne maboule !
qui sont les dégénérés ?
ceux qui mettent en coupe réglée
ou ceux qui s'étonnent encore
du retour du printemps
d'une fleur, d'un sourire,
d'une moue ?
ceux qui marchent au pas
ceux qui noircissent des formulaires
ou ceux qui écartent les barreaux ?
ceux qui dressent des barbelés
toujours plus hauts
toujours plus drus
ou ceux qui ouvrent grand les portes ?






Tête dans la lune
Pour cœur mandarine
Rêvant aux étoiles
il vagabondait
Enrobé de rose et de sable
Les yeux écarquillés
Sur un monde
Accent circonflexe
Ou bonnet d'âne
résonnant dans sa poitrine
Des prégnantes couleurs
De son enfance







La Klee du bonheur


C'est un drôle de bonhomme. 
Il se nomme Printemps.
 
Il nous observe à travers ses yeux remplis de fleurs des champs et de lumière douce. S'il semble si étonné, c'est qu'il est attristé de tout ce qui se passe sur cette planète verte et bleue, en ce jour officiel du Bonheur.

Comment est-ce possible que les êtres humains soient si égoïstes,  si en colère, si incompréhensifs de la diversité des peuples, des moeurs, des traditions, des religions et des cultures ?

Printemps de sa petite mine outrée, nous souhaite cependant tout le bonheur possible.

 Son idéal est un monde plus altruiste où l'on regarderait l'autre, l'étranger, l'étrange, le différent, comme une belle opportunité de découvrir toute la richesse de l'humanité.






Senecio

L'enfant écoute
Bouche cousue
Un oeil qui interroge
Le rose aux pommettes
L'école pour apprendre
L'école sans comprendre...


et aussi :


Elle a le rose aux joues
Votre Belle Ferronnière
Dénommée Senecio
Et les yeux qui fustigent
Pour atteindre ses lèvres
Il faut avoir la clé
Vous le savez très bien
Cher monsieur Klee
Non ça ne rime pas
Vous ne m'expliquez rien...

Elle lève un sourcil
L'avez-vous donc fâchée ?

© Marine






C'est un temps de pleine lune et de zyeux ronds. Je suis la reine.
Un temps de fraîcheur aux joues roses
Un temps de printemps
C'est un temps où le monde s'intériorise
et construit celle que je suis.
C'est un temps qui réchauffe les vieux os. Yeux clos.
Sur un banc, qui musardent.
C'est un temps qui conjugue vieillesse
au mode imparfait de l'enfance.
C'est un temps qui s'enfuit, éphémère, c'est un temps
qui est toujours : Aujourd'hui, le présent
C'est un temps qui dit : je grandis
Un, Deux, Trois .....
SOLEIL !
















Enfant solaire, portrait de lumière, figé de couleurs.Enfant triste, aussi, à la bouche pincée de paradoxe,
Ta géométrie  opère : filtre de pâleurs.
Cercle de beauté, tu t’offres, à peine altéré de limitations verticales:
Pupilles retenues, visage brisé: symétries meurtries !
La tête immobile échappée à l’attache d'un corps enfiévré.
Tu me regardes, abîme posé sur un socle de glaçure.
Pomme d’oranger sur fond de papier souillé, ton regard infini lisse le profil des choses:
Derrière la honte, dernière innocence : l’enfance est un vieux songe mourant.

Notre face à face de rouge brûlé devient phare, et m'invite au port, déchiré.










Ambivalence-
une face sourcilleuse
une face souriante






Petit bonhomme à double face
ta bouille joyeuse
ta bouille dubitative
témoignent des difficultés de la vie
Affronte tes peurs
avec le sourire et l'humour
Ils seront tes meilleurs atouts
pour faire un pied de nez à la vie


© Claudie


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La quête



Il cherchait à s’en souvenir, mais son visage n’était jamais le même. C’était elle pourtant, son côté enfantin et cependant quelque chose manquait. Les détails s’affolaient oublieux du réel, en une imbrication aléatoire des formes. Une chose pourtant illuminait sa mémoire, le rose de ses joues, la finesse de ses traits. Mais ce rose, évocateur du printemps, portait en lui la tristesse qui caractérise l’éphémère et le déchirement qui sied aux amours romantiques.

Le grand Meaulnes, obsédé par son aventure d’un surréalisme sans fioritures*,  hanté par ce lieu dont il a perdu le chemin, dessine chaque jour la carte pour tenter de le retrouver. Il se heurte aux croisements, s’éloigne, se reprend, hésite, recommence.
Avec l’impétuosité de sa jeunesse, il trace ainsi le portrait de sa quête.


* Je suis émerveillée par le surréalisme dont fait preuve au début de cette œuvre -parue en 1913- l'écriture de Fournier, un surréalisme dénué des fioritures usitées par le mouvement surréaliste (1919) faisant suite au mouvement Dada (1916). On voit là la pâte des grands écrivains qui nous ouvrent en simplicité la porte d'une autre réalité qui jouxte notre quotidien.






Notes
Je copie et colle les adresses pour les liens, s'il y a des erreurs elles se retrouvent, si le lien n'est pas là, je fais un copié-collé du nom qui apparait en haut du message et qui débouche parfois sur une page google.Alors, si vous notez des erreurs n'hésitez pas à me prévenir et surtout notez bien, à chaque fois, le lien sur lequel vous souhaitez que l'on vous rende visite. 
Merci à tous de vos participations, encore une fois, passionnantes.


Et puis, il y a parfois des retardataires, j'insère leurs textes dans la page après parution, n'hésitez pas à la revisiter pour les découvrir. 




Le coin des retardataires :




Deux billes

Au carré
ça fait?
Un rébus
Pour l'enfant au tableau
Billes de loto
Pour une question
Sur la fuite des secondes
Du jeu à la marelle
Qui piaffe impatience
Dans la cour de récréation.


13 commentaires:

  1. Voit-il le monde comme il vient ? La question reste ouverte et nos yeux écarquillés pour lire l'herbier du jour, font vibrer notre cœur des amorces du printemps...

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    1. Une célébration de la vie qui remonte en vigueur et espérances. Grand sourire du jour.

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  2. Que dire Adamante, tout est bon le mardi... je déguste à chaque fois, côté lien pas grave va, enfin pour moi... bravo à tous en tous cas !! Belle journée la compagnie, JB

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    1. La cuisine des grands chefs, le mardi est un laboratoire où les mots s'organisent pour des recettes à la fois originales et succulentes.
      Aujourd'hui encore des bombes qui explosent, chez toi, ne saura-t-on jamais que dans une guerre il n'y a pas de vainqueur ?

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  3. Emouvant glanage merci à toutes et tous
    erratas : 1) pour Jill il n'y a pas de - entre eka et blog ; est-ce normal s'il n'y a pas de lien pour Claudie
    2) dans tes mots clés le doigt a sans doute dérapé sur le clavier pour Senecio (et non Sencecio)

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    1. Merci beaucoup de tes remarques, Jeanne. Pour les liens j'avoue ne pas comprendre comment en collant une adresse des caractères peuvent disparaître. Un vrai mystère que celui-ci. Cela tient peut-être des désordres qui arrivent parfois lorsque toutes les mises à la ligne disparaissent pour former un pâté de texte. Cela m'occupe de remettre de l'ordre alors, l'administration de ce blog est compliquée.
      J'ai déjà modifié senecio et Claudie n'a pas de blog, je suis très heureuse de sa participation.
      Belle journée Jeanne. Je vais tâcher d'avancer la publication de la prochaine image.

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  4. Rendes-vous attendu ? Pas déçue du voyage ! Merci à tous ! Pour le moment, les pelouses et les champs se couvrent de ces fleurs jaune-doré. Bientôt nous pourrons souffler sur les graines de ces pissenlits, avec ou sans nos petits-enfants ou nos enfants petits !

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    1. Tu as raison, le voyage est de plus en plus intéressant. Et tu as raison, les fleurs de pissenlit lorsque leurs cheveux blanchissent sont une invitation au rêve, quel que soit l'âge. Mais il sied mieux sans doute aux chérubins de gonfler les joue pour semer.

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  5. Chouette chouette tout ça, quel succès !
    Amusant le coup de la Belle Ferronnière citée par Quichottine, hasard ?
    Je ne sais pas c'est venu pour moi comme ça, on dirait un peu une girouette en fer peinte de manière plutôt naïve... avec une petite serrure pour la bouche.. j'aurai pu écrire la belle effigie ?
    J'aime ton parallèle avec le Grand Meaulnes, je vais relire tous ces textes avec bonheur.

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  6. Amusant cette histoire de pissenlit (dit aussi dents de lion).exellente salade , nous en mangions beaucoup dans mon enfance. Nous allions les cueillir dans les champs. Pas de pollution dans nos campagnes à l'époque J'ai découvert que dans le calendrier républicain, le 15 mars était jour du pissenlit, et je me souviens de cette belle découverte :
    http://www.boredpanda.com/fantasywire-wire-fairy-sculptures-robin-wight/

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  7. J'aime toujours autant les pages de l'herbier.
    Merci pour ces publications, Adamante.
    Passe une douce journée.

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  8. Un régal de plus cette semaine.
    Sais-tu que j'aime toujours autant souffler sur les graines de pissenlits. Il m'arrive de faire un concours avec le petit dernier.
    Bonne fin d'après-midi Adamante.

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  9. Quel florilège! Une page d'une grande richesse stylistique et d'émotions

    A bientôt sur d'autres partages

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