| MarHak |
Le monstre
On l'appelle
Le monstre du Loch Ness
Si tu vas en Ecosse
N'oublie pas de monter là-haut
Légende ou réalité
Le touriste friand en redemande.
Certains soirs d'été
Dit-on, il peut surgir
D'entre les algues et l'écume
Tel un diable hors de sa boîte
Et replonger pour, une éternité...
Mais on dit tant de choses
Qui nous détournent des autres
Ca occupe les esprits
Ca meuble les conversations
Le vrai monstre est à nos portes
Avec son parfum de fin du monde...
jill bill
💛💚💛
Un vent venu de l'Est
Un vent est passé
Un vent d’Est
Un vent mauvais
Il a cassé les branches,
Ployé les roseaux
Epouvanté les tourterelles
En mer, il malmène les bateaux
J’entends son mauvais esprit
Qui ricane dans le bois
Fait son ramdam, fait son malin
Sa rancoeur vissée à sa carcasse
Qui se tord et veut du mal.
Les arbres et les herbes
Patientent, font le dos rond…
Quelque chose me dit
Qu’au fond de l’océan
Au delà des nuées
Epuisé et vaincu
Il finira sa course folle.
Nous ouvrirons les fenêtres
Sur des couleurs nouvelles
Et nous respirerons
Marine Dussarrat
💛💚💛
Lisière
Il y a une minute, elle n'y était pas.
C’était elle qui attendait d’être vue.
Ce n'est pas moi qui cherchais une pie.
À présent, elle est là, et tout le reste paraît presque anodin.
Je ne regarde plus ce tableau de la même manière.
Noire et blanche, la queue effilée d’une pie.
Le plus beau, c'est que le paysage finit par lui ressembler.
Le pré, les fourrés, les reflets pâles :
tout est devenu le décor nécessaire à sa présence.
Mon regard n’est plus libre.
D'ailleurs, je me demande si ce n'est pas elle qui a peint le tableau.
Mona
💛💚💛
Au fil de l'eau
Le ruisseau emporte nos rêve d'antan,Assise sur la rive je les regarde flotter,Ils sont tous là en technicolor,Dentelles éparpillées dans le tumulte de l'eauIls glissent un à un sur les galets ronds,Et me font signe en passant.
Ils chuchotent des mots,Les mots que nous disions,Lorsque nous nous aimions sur la mousse de la rive,Le printemps était jeune encore.
Livia
💛💚💛
Pour se souvenir
J'avais oubliéce que m'avait inspiréela page de l'Herbier.
Amnésie pour m'allégerde trop pesants souvenirs
Incapacitéà aider, à secourirsentiment d'échec,
tragédie du choix crueld'abandonner pour survivre.
L'image m'évoquaitun voilier dans la tempêteéchoué dans les algues
les dérives de notre mondeles océans menacés.
Mes mots murmuraientune détresse indicibleet mon impuissance,
sa vie fracassant nos viessur les blancs de sa mémoire.
©Jeanne Fadosi, dimanche 5 juillet 2026pour se souvenir de la page 136 de l'Herbier de poésies
Et puis doucement l'idée a fait son chemin de rapprocher cette image
de celle de la page 260 que je n'avais pas pu faire.
Cascades
Sous un regard neufinspiré par la cascadeet son cheval blancY aurais-je devinédans son sillage l'écume ?et un autre destrierrobe blanche, tête de feusurgissant des flotsou un surfeur tout en noirraccommodant la grand 'voile ?©Jeanne Fadosi, lundi 6 juillet 2026pour se souvenir des pages 136 et 260 de l'Herbier de poésies
En illustration sonore :
Barbara, album Pantin 1981
💛💚💛
D’hier à aujourd’hui :
Imperceptiblement, tout a changé,
La cascade d’or s’est tue,
Je doute, parfois, qu’elle ne coule encore,
Si ce n’est dans un fracas d’orage
Charriant quelques branches mortes.
Aujourd’hui, tout est figé
Rien n’est pareil.
Sous les caprices,
D’un vent qui souffle fort,
Les couleurs même s’estompent et changent,
Le jaune devient sécheresse,
Le rouge s’enflamme,
Bleu et vert se raréfient.
Tout est silence.
S’accordant à la violence du temps,
Notre terre mère s’emporte
Malgré tout j’espère !
Demain sera tout autre…
ABC Commentaires ici.
💛💚💛
Les couleurs du voyage
Les couleurs se mêlent, s'enlacent
Elles crient la vie, l'apaisement, la joie, la renaissance
Elles vibrent de soleil, de paysages, d'îles et de voyages, de rencontres
Une palette de bleus: l'appel de l'océan, de l'infiniment grand, de l'inconnu
Sur le drap blanc des nuits, le déroulé de rêves à profusion
Des heures entières à peindre un nouveau monde
Il est grand temps ami, de lever l'ancre, d'avancer encore, encore
Toi, tu marches sous le soleil ardent en quête d'autres images
Du désir de chasser les ombres, de panser la blessure
Sur ce chemin d'épines où tant de noir te hante
Laisse place à l'oiseau, à la fleur, à l'abeille, au sourire passant
A la couleur du ciel, de la mousse, du couchant, des lucioles
De chaque instant drapé dans la douceur des choses
Pour que l'automne enfin revenu te soit plus doux
Balaline 09/07/2026
https://mado.eklablog.net/
💛💚💛
La terre a rompu le silence
Elle a rompu le silence
battu en brèche les certitudes
bouleversé l’insouciance
rappelé l’heure de la sève
aux assècheurs de rêves
aux myopes de la spiritualité
aux avides, aux tyrans, aux immobiles
à tous ceux qui se pensent justes
et qui ne le sont pas.
Elle a tonitrué son chaos
avec ses eaux
avec ses vagues déchaînées
avec son ciel de nuages
avec son souffle dévastateur
avec le feu de ses profondeurs
alors...
Avec son impartialité
avec ses soubressauts
ses gémissements
ses cris
ses douleurs
elle a cinglé sans aménité
la poignée humaine qui désacralise
et la multitude qui la laisse faire
Elle lance enfin ses derniers assauts
pour tenter de sauver ce qui reste
de l’espérance
de la vie
de la tendresse
et de
l’amour.
La Terre.
Donsimoni Adamante - 26 juin 2026
http://le-champ-du-souffle.blogspot.fr/
💛💚💛
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