L'oeuvre de mon chat
Encre de chineOmbres chinoisesLe chat a renversé l'encrierEn déferlantSur la page blancheEt en pattes de veloursA disparu, ni vu, ni.........Sans faire de vague,Poudre d'estamp'ette !Encre de chineOmbres chinoisesOu jardin japonaisChat siamois sournoisJe te rebaptise Hokusaï !En noir Soulagesl'oeuvre de mon patte-peluInestimable !
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L'encre du dormeur
Il s’était assis dans le jardin pour écouter le silence.Les pierresLes moussesLes ombres légères lui avaient offert un repos qu’il n’attendait plus.Peu à peuSon souffle s’était accordé au rythme du lieuJusqu’à ce que ses paupières se ferment d’elles‑mêmes.Le pinceau glissa de sa mainMais le papier resta ouvertPatient.Dans ce demi‑sommeil où le monde se déplie autrementL’encre trouva son propre chemin.Elle s’étendit sans bruitTelle une brume qui se pose sur un étang.Rien n’était préméditéPourtant tout semblait juste.Lorsqu'il se réveillaIl ne reconnut pas les formes.Elles venaient d’un endroit où il n’avait pas encore marché.Sommeil du poètel’encre rêve à sa placejardin immobile
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Jardin d'hiver
J'observe l'image et son titre m'est énigme. Ce noir si noir sur l'immaculé du blanc brouille mes idées dans le silence des mots. C'est que je n'imagine pas ainsi un jardin japonais.
En fermant les yeux
c'est un jardin enneigé
qui dort sous l'hiver.
Maintenant s'impose à moi un jardinier au bord du précipice. De quelle plante prend-il soin en cette saison de dormance ? Mais l'image se déforme comme un continent avec son chapelet d'îles.
Quelques taches d'encre
faisant paréidolies
mes pensées s'envolent
Et comme il se doit, en illustration sonore l'incontournable
Jardin d'hiver de Henri Salvador, 2000
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Ce n’est qu’un au revoir :
Elle lui offrirait un petit jardin japonais en cadeau d’au revoir, témoignage de leur profonde amitié. Elle y réfléchissait longuement, l’imaginant proche de la nature, simple et gai, à l’égal du lien qui avait su les unir au fil de leurs rencontres et de leurs partages...
Elle le concevait printanier aussi chaleureux et doux que la saison qui s’éveille, mais dans son cœur à elle, elle ne le voyait qu’en noir et blanc, arrosé de perles de rosée, comme les larmes qu’elle n’arrivait pas à étancher et surplombé de soupirs nuageux, comme des messages murmurant combien elle lui manquerait…
Il lui faudrait le temps de laisser passer le choc de la séparation et des kilomètres qui les éloigneraient pendant de longs mois. Elle savait que dans son cœur, le noir s’estomperait et que son jardin intérieur aurait de nouveau la beauté parfumée des cerisiers en fleurs…
Elles s’inventeraient toutes deux des rendez-vous et des échanges différents toujours aussi denses. Leur connivence ne pouvait pas s’éteindre.
La distance ne stoppe pas les amitiés sincères.
l’oiseau envolé
son jardin perd ses couleurs –
larmes passagères
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L'ancêtre
Loin du tumulte des hommes, l'ancêtre cherche le repos de l'esprit au sein de son jardin. Celui-ci est petit, si petit. Mais qu'importe, cela lui suffit. Quelques mètres carrés de pelouse avec, en fond de décor, un érable rouge et un humble groupe de bambous frémissant au moindre souffle d'air. Près de la maison, à droite, un mini cyprès s'érige en garde du corps de trois gros pots contenant des bonsaï. Ils sont sa passion, sa fierté. A gauche, comme lui répondant, se dresse une majestueuse fougère vert tendre, largement épanouie. A la saison, seule note colorée, le délicat bleu parme d'une glycine colonisant, peut-être un peu trop librement, la façade de son habitation.
Sa tasse de thé parfumé à la bergamote à la main, le vieil homme laisse vagabonder ses pensées, tout en observant l'avancée méfiante d'un rouge-gorge.
La course du monde s'emballe. Pourtant, ici, au cœur de son univers miniature, le patriarche de la ressent pas.
Au cadran solaire-
il court le temps, il court, mais
le rêveur s'en moque
Le jardin japonais
Le jardin ne s’offre pas d’un seul regard. Il se découvre à pas lents. Je ne vois d’abord que des formes noires, aux contours qui semblent tracés à l’encre, précis et paisibles. Le blanc les entoure sans les toucher. Il ne les adoucit pas : il les révèle. Chaque contour tranche, affirme, retient.Ces formes noires reposent comme des îles dans une mer immobile. La pierre en est l'élément principal.Ensemble, elles créent un paysage miniature sur une surface restreinte qui invite à la contemplation.À droite, une masse dense, abrupte, presque verticale, comme une montagne arrêtée dans son élan.À gauche, une forme plus découpée. Selon l’angle du regard, elle devient île — ou oiseau posé, ailes repliées.Entre les roches, un espace soigneusement lissé. Rien n’y pousse. Pourtant le regard y circule comme sur une mer silencieuse. Plus je regarde, plus le vide devient présence.
deux formes sombres-la montagnedevient oiseau
Claudie Caratini - Le 27/02/2026
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日本庭園
au sommet du mont
le pin courbé par le vent
ne se plaint jamais
au bord du trou j'ai appris
à faire un pas de côté
Mais en premier temps l'Herbierr a reçu un poème avec rime (rhooo lalala!) mais on va faire comme si... Shut : J'adore faire comme si ! Alors voici :
日本庭園
色は
消えてしまうように思える
けれど
少しの愛を与えれば
また戻ってくる
On croit que les couleurs s’en vont
quand elles nous laissent au bord du jour
Mais elles reviennent à pas lents
si on leur donne un peu d’amour
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La fin d’un monde
Le soleil a disparu et le ciel pleure sans fin.
La terre toute noire est morte.
La mer toute blanche écume, bouillonne,
Et noie insidieusement la terre.
L’homme a disparu, emporté par sa folie.
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De nuit, de jour
Flaques ou tâches, ombres, reflets, des arbres nuages jouent dans le petit bassin.
En noir, en couleurs qui choisira ? La nuit tous les chats sont gris, mais le jour venu, c’est autre chose.
J’ai rêvé d’un pont japonais en bois rouge se mirant dans l’eau ainsi que des érables aux couleurs éclatantes sous la lumière qui nous donne la vie.
Le soribashi
donne au jardin japonais
tout son éclat
Le rouge est la couleur sacrée au Pays des célébrations, il est important de marquer le passage entre la vie des hommes et les dieux.
La nuit perfide succède aux éclats que le jour exalte. Il faut choisir si on va rêver en noir ou en couleurs.
La femme au bonsaï
Je la vis agenouillée devant un arbre miniature, comme en adoration. Je sais combien de patience il faut pour contraindre un arbre au nanisme, combien de soins, de précision pour couper ses racines et éviter sa mort. Cela confine au grand art ! C’est bien là la prétention humaine, tout formater, tout maîtriser, imposer, obliger, réduire.
Se tenir à genoux devant sa création n’exprime pas l’humilité. Dans ce tableau, tracé à l’encre du défi, c’est l’ombre de la vanité que j’ai vue s’inscrire sur le rideau du ciel, tout en haut de la montagne d’où s’élevaient d’inquiétants nuages noirs.
L’artiste en pensant sublimer, pris au piège de son utopie, serait-il toujours celui qui contraint la matière au nom de son imagination fertile ?
Non loin de la femme, tout en s’éloignant, un oiseau, voyageur de l’immensité, la regardait. Il semblait se moquer. Peut-être fuyait-il, et pressé lui abandonnait une plume. Piètre vengeance d’un volatile pour la mise en esclavage de la nature car il se pourrait bien qu’il lui laissa ainsi, à dessein, la frustration de ne pas l’avoir mis en cage.
Comme il semble lourd celui qui n’a pas d’ailes à celui qui connaît les ivresses du ciel.
L’oiseau, la femme au bonsaï, avec le vent du froid, en haut de cette montagne à n’en plus finir, je contemplais la solitude des âmes.
miracle illusoiresous la main enchanteresse -l’ombre d’un éclair
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Ah voilà la page de l'Herbier, attendu... comme le messie, j'en ai lu sur blog, bravo à Claudie aussi.... et au plaisir toutes, amitiés, jill
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