vendredi 20 avril 2018

Page 108, Libre, Libre, Libre !






Je la connais bien celle qui peint là !

Elle est libre, complètement nature
Elle ne sait plus ce que contrainte veut dire
Elle porte une salopette  de peintre pour aller au restau
Et elle commande du printemps en rouleau
Elle porte un tablier de jardinier
Pour peindre la vie au chevalet
Et le petit cheval galope dans la prairie
Elle sourit à Jeanne et à Jacques
Quand ils lui disent :
 « Le vrai jardinier s’incline devant la pensée sauvage »
Des pensées elle en a plein la tête
Alors elle les sème ses pensées sauvages
Ainsi elle aime d’avantage.
Elle jardine chaque jour
Et peint chaque nuit
Et s’incline quand l’aube arrive
Elle remercie.

jamadrou





OiSeau LiberTé


Oiseau du ciel
Pulsion de vie
Toi qui n'a pas d'entraves
Vole sous les nuages
Emportes la rythmique
Des musiques qui nous hantent
Fais planer nos rêves
Au delà des mers
Vers les sables du désert
Tes espaces sont sans limites
Ta route sans frontières
Ton voyage impérial
Tes nuits belle fortune...

Nos peines sont violentes
Nos jours comptés
Tu élèves nos espérances
N'oublie jamais
Vers nous de revenir
Pour nous chanter
Ta LiberTé


© marine Dussarrat










À bout de souffle

Hier soir, je suis sortie "à bout de souffle" d'une séance du film "Noces."
C'est beau et terrible. Baudelaire ne disait-il pas que la beauté ne peut qu'être terrible?
Un film ou tout œuvre d'art ne doit-elle pas nous laisser "à bout de souffle"?
"A bout de souffle" de bonheur, de désir, de plaisir, de beauté ou de souffrance.
"Noces" est comme une tragédie grecque, ça doit mal finir mal même si on espère,
Avec un coeur de midinette que l'amour va triompher mais c'est le drame qui gagne.
"A bout de souffle" comme le film de Godard que j'ai regardé à minuit à la télé.
Jean Seberg  dont la coiffure dans ce film a inspiré la mienne, Jean Seberg, la joyeuse
Jean Seberg dont j'ai lu il y a peu l'histoire du mariage avec Romain Gary.
Jean Seberg dont la mort tragique est entourée de mystères ;Gary  qui se suicide.
"A bout de souffle", Godard, Belmondo, Truffaut et la Nouvelle vague.
La brouille entre Truffaut et Godard, Belmondo dans "La sirène du Mississipi"
De Truffaut. Mon réalisateur préféré. "About de souffle" quand il reçoit le César

Pour "Le dernier Métro": plusieurs Césars avant de mourir d'une tumeur au cerveau.

Laura VANEL-COYTTE
http:://wwww.lauravanel-coytte.com







Fêlures

Je me noie dans cette mer et ce ciel qui ne font qu'un, dans cette couleur de joyau et de colère.

J'entends les sanglots désespérés du petit garçon de sept ans, je revis sa terreur de l'eau, la dureté de son père l'obligeant à vaincre sa peur "comme un homme" et l'entraînant dans la mer jusqu'au cou.

Je me revois, toute jeune tatie restée sur le sable à surveiller ma filleule d'à peine deux ans.

Masquant la scène de ma frêle silhouette à la blondinette occupée à faire des pâtés.

Trop loin heureusement pour entendre les pleurs de son frère.

Souvenir de la première fêlure d'un modèle idéalisé.

©Jeanne Fadosi, jeudi 12 avril 2018
pour l'herbier de poésies 108 sur l'image de la proposition 104

"Quoi qu'il arrive : n'en faites jamais une affaire personnelle !"
Billet d'humeur de Noëlle Bréham du vendredi 10 juillet 2015 : Laissez dire !
lien vers la chronique !

lien vers mon blog sur le mot clé l'herbier de Poésies










Que viennent les grands vents, et je veille ….
Écoutant, la nuit, les bras des arbres, battus de blizzards.

Alors, derrière mes yeux clos,
S’élaborent des symphonies de couleurs fades
Posées sur les voiles sans substance du temps.
Et s’élèvent d’involontaires imageries…

Elles dessinent des sortilèges auxquels riraient les enfants :
Folies qui fusent et filent portées pat les bourrasques :
J’écris sur les ailes d’oiseaux imaginaires
De pompeux mensonges d’espoirs
Que personne ni n’entend, ni n’écoute,
D’ambitieuses sentences où hisser mes pas.

Puis se tait l’Inutile flot de paroles futiles
Au cœur vivant desquelles tonne
Le Silence caché sous des nuages d’ouate ;
Et déjà se grave des vœux de paix,
Qui, en moi, un instant, jouxtent au tonnerre de canons :

S’y racontent, comme on crie sa peine,
Comment chacun huile à l’infini sa colère,
Ce soc carnassier du labour des hommes,
Cette folie aveugle de son élan sans pitié.

Ne me reste plus qu’à percevoir dans la pause de la tempête
L’annonce d’un droit futur, pour tous, à une vie plus pleine.

Serge De La Torre  Le 17/04/2018
https://plus.google.com/+SergeDeLaTorre
http://decoeuretdencre.blogspot.fr/








Nous pressons le pas
sous l'arbre une menace
crottes de pigeons.

 Adamante Donsimoni
 

6 commentaires:

  1. encore une belle page sur l'heure ou leurre de liberté ...
    merci adamante de la maintenir vaille que vaille

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  2. Merci Adamante de te donner du mal pour nous rassembler !
    Je te remercie également d'avoir accepté que je sorte un peu du cadre, à l'image de l'oiseau libre et imprévisible...
    Bonne soirée

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  3. Sans appel
    condamnation par le ciel
    - L'oiseau chante

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  4. Une page plus courte
    et peut-être moins riche que les pages avec consigne plus directive.
    La grande liberté fait-elle peur, déstabiliserait-elle???

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  5. Je lis, et je crois pourtant que cette page est très riche, en harmonie avec la sensibilité de chacun.
    Merci à tous.

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  6. Paradoxe et Unité,
    François Cheng
    Entièrement chinois, complètement "françois"
    écrit :

    Consens à la brisure, c'est là
    Que germera ton trop plein
    De crève-coeur,que passera
    Un jour, hors de l'attente, la brise

    Dans : Enfin le royaume, quatrains

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