lundi 5 mars 2018

Proposition 103


N'hésitez pas à agrandir l'image. Ici nous sommes limités.  
La taille normale sort de l'écran et nous permet de vraiment bien voir les détails  
et ici, extra large, où il en manque un peu.
À vendredi.

Richard Dadd, Le coup de maître du bûcheron-magicien, 1855-1864, huile sur toile, 54 x 39 cm, Tate Britain, Londres       





détail de l'œuvre




Portrait de Richard Dadd, vers 1856
 
 Le peintre, Richard Dadd, débute sa carrière artistique tout à fait normalement. Mais après un voyage en Orient, il sombre peu à peu dans la folie.
Au point de devenir complètement incontrôlable : victime de pulsions meurtrières, il assassine son propre père !

Dadd est donc immédiatement enfermé dans un asile. À cette époque, ce type de lieu ressemble davantage à une prison où les "fous" n’ont pas vraiment de soins.
Il a cependant l'autorisation de continuer à peindre. C’est là où, pendant près d’une dizaine d’années, il va notamment travailler à cette toile énigmatique…
Le peintre Effrayé par l'idée même du vide,  passe et repasse des dizaines de couches de peinture pour chaque petite figure sortie de son imagination. Résultat : à certains endroits, la peinture est quasiment en relief !

Sa production en tant que "peintre aliéné" est connue du public de l’époque. La presse salue son talent extraordinaire, et l'Art Journal, ironiquement, lui reconnaît une "capacité à l’imagination indemne" ! De son côté, depuis sa cellule, Dadd continuera à créer jusqu’à la fin de ses jours. 

Et toujours pour source ARTIPS 







3 commentaires:

  1. terrible histoire assez banale finalement au pays de la folie des artistes et si singulière en écho à son patronyme. S'agissait-il de folie ?
    La toile est si étonnante et son titre m'est énigmatique. Je vais laisser venir les impressions. Par contre j'ai des soucis avec mon ordi. J'espère qu'il ne me lâchera pas

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    1. Je l'espère pour toi, pour nous. Tous ces textes chaque semaine, c'est parfois trop court pour les apprécier, les lire et les relire. À très bientôt, Jeanne.

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  2. Bonjour à vous tous.
    Dans un premier temps, cette toile fait immédiatement écho, pour moi, à celle de Jérôme Bosch, le Jardin des Délices, qui est classée comme chef d'oeuvre dans la catégorie des Primitifs Flamands. A son sujet, wikipédia parle d'une "banque d'iamges-souvenirs" ....

    Et puis, c'est une grande porte ouverte sur ce que l'on nomme depuis très longtemps, et est encore aujourd'hui nommé : la folie. Encore aujourd'hui, mais de moins en moins, car la schizophrénie est nommée, et reconnue comme une maladie psychique que l'on sait soigner et traiter de façon de moins en moins carcérale.
    Ceci dit pour les aminautes qui ne connaissent pas ce sujet qui me tient à coeur et évoqué dans mon blog : Mon fils aîné A une schizophrénie, diagnostiquée, fort lourde à porter, n'EST ni schizophrène, ni FOU, vit comme vous et moi au quotidien. Il ne sera jamais reconnu comme "Artiste", mais je suis sûre qu'il en est un à plein temps !

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