Communauté de l'Herbier de poésies

samedi 22 octobre 2016

L'herbier proposition 53 et suite 52


Voici un texte qui s'est perdu dans le flux,  je ne l'ai pas reçu comme je l'aurais dû. Le commentaire semble être encore la meilleure solution, à moins que je ne trouve une solution pour vous communiquer mon e-mail.
Le voici avec un peu de retard, désolée, Jamadrou :

Ce lundi matin, il avait oublié de te dire combien il t'aimait.
Alors il a dessiné sur le grand miroir un coeur rouge.
Le lacet de son soulier était cassé
Doucement il s'est baissé
La terre s'est mise à trembler
Le miroir s'est brisé et tout d'un coup dans le silence du matin
Le plafond s'est effondré
Sa tête fut dévastée
Il a entendu ta voix qui l'appelait
Il a touché son coeur où étaient entrés les éclats de miroir de ton beau rire étoilé.


jamadrou le 16 octobre





L'image pour la page 53



 
Un tableau d'Arnaud Bouchet que j'avais dans mes tiroirs.
Merci à sa maman, Marine D





11 commentaires:

  1. Comme je connais le blog de jamadrou je l'avais lu chez elle ;-) Merci pour L'Herbier suivant Adamante, bon dimanche à venir, jill

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  2. Ma Joconde...

    C'est ma Joconde
    A moi monsieur
    Même si
    Le Louvre
    Lui sourit au nez...

    C'est ma Mona Lisa
    Ma gitane
    Mon feu
    Dans sa robe à volants
    Qu'elle fait tournoyer
    Au son des grattes...

    C'est ma Joconde
    A moi monsieur
    Même si
    Un de Vinci ne deviendrai,
    On peut vivre
    Sans richesse ni gloire
    Allant fort aise
    De cieux en cieux,
    L'essieu grinçant
    Comme une musique
    A notre roulotte accrochée...


    jill bill

    http://jill-bill.eklalblog.com













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  3. Tes tiroirs sont des malles à trésors...

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  4. J'adore, cette hebdomadaire sollicitation de l'herbier de poésie:
    comme un exercice périodique pratiqué dans un Dojo).
    Une occasion,
    un rappel du nécessaire essentiel.
    Des mots, bien sûr...
    Ce ne sont simplement que des mots,
    mais qui conduisent au cœur,
    qui défrichent à chaque fois ces chemins de l' infime cathédrale
    d'où naissent tous les arts .

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  5. Merci Adamante
    Voici mon texte bien en vue!!!
    comme tu le proposes ici je vais t'envoyer ma participation à cette proposition 53 par email puisque tu as déposé ton adresse sur mon site.
    Passe une bonne journée
    Bien amicalement

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  6. proposition 53

    Regards de femmes

    Intriguée
    Pas intrigante
    Etonnée
    Pas étonnante
    Sourcils froncés
    Ombrelles du regard
    Je sens pourtant un léger souffle
    L’étonnement l’a fait ciller des yeux
    Elle existe dans le cœur du peintre
    Et elle existe dans le regard que je lui porte
    Elle, elle semble porter un regard simple sur le monde
    Il ne m’est pas nécessaire de l’entendre
    Puisque je peux lui donner la possibilité de vivre juste en la regardant
    Nos deux regards se croisent
    Je la crois seule et perdue
    Triste et désabusée
    Ou peut-être révoltée
    Elle s’approche de mon oreille
    Je retiens mon souffle
    « La douleur de mon regard raconte ma révolte »
    Je la quitte des yeux
    Je tourne mon regard
    Lui donner vie m’a ramenée à la réalité du monde
    Pour beaucoup la vie est combat.
    Jamadrou le 24 oct
    jama.e-monsite.com

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  7. Inquiétude et doute
    l'inconciliable se conjugue
    en portrait de femme

    Est-ce seulement possible ?
    Elle a du mal à y croire

    Son bouclier coloré
    ne supprime
    ni son appréhension
    ni sa perplexité

    Quelque chose la dépasse
    sans un mot
    son visage dévoile
    l'incrédulité

    Que peut donc lui renvoyer
    le miroir de la vie ?

    ABC

    http://jardin-des-mots.eklablog.com/

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  8. Tourné vers la vie
    Tourné vers l'amour
    Ton visage est gravé
    Au plus profond de moi
    Côté lumière et côté mystère
    Les couleurs du temps l'ont marqué
    Encore plus précieux qu'au premier jour

    Face à la ville qui valse et gronde
    Face au monde qui nous broie
    Face au soleil quand il est là
    Face au besoin profond
    De tracer la route


    Merci Adamante, très bonne journée

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  9. ma participation pour l'herbier 53 de demain vendredi (je vais le doubler en courriel de contact) :

    Elle dévore des yeux
    le camp qui part en fumée
    parmi les débris

    Elle dévore des yeux
    les soubresauts de la terre
    Secouer ruines sur ruines

    Elle dévore des yeux
    l'Amazonie éventrée
    de champs de soja

    Elle dévore des yeux
    le blanchiment des coraux
    dans l'eau du lagon

    Elle dévore des yeux
    les mille millions de carcasses
    d'espèces vertébrées

    Elle dévore des yeux
    les milliers de corps humains
    Sur les fonds marins

    Les yeux dévorent le visage
    épuisé par l'impuissance.
    Jeanne Fadosi, pour l'herbier 53 d'Adamante
    http://fadosicontinue.blogspot.fr/search/label/l%27herbier%20de%20po%C3%A9sie

    Avec en citation
    "Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
    Pretending he just doesn't see ?"
    Bob Dylan, Blowin in the wind,1962

    (Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête
    En prétendant qu'il ne voit rien ?)

    Belle journée

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  10. Bonjour Adamante et merci du partage ainsi qu'à Arnaud et Marine.

    Regard d'ombre

    Elle a posé son regard d'ombre
    perdu
    sous les ors du chemin.
    En quête de paroles
    paupières closes
    sur le voile des souvenirs
    elle avance lentement
    vers l'amour.
    Et l'on garde de sa présence
    une lente traversée du brouillard
    ce reflet timide du sourire
    messager d'une respiration de joie.

    Balaline

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  11. Étonnée elle s'est retournée
    Inquiète
    Ce bruit des pneus qui glissent sur les feuilles mouillées
    Un choc
    Puis l'horreur d'un corps gisant sur la chaussée
    Ses bras se croisent fortement enserrant son enfant sur sa poitrine
    Rien jamais ne pourra lui arriver

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