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| Adamante - huile sur papier 21/30 |
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💙 L'homme qui marche dans la lumière
Il y a dans ce dos offert
La franchise d’un homme
Qui ne se cache pas.
Ses reins dessinent une courbe
Où la force devient douceur
Où le courage prend chair.
La force d’un homme
n’est jamais dans la pose
mais dans la route qu’il porte en lui.
Les fesses
Rondes comme deux pas en attente
Racontent les chemins qu’il a traversés
La terre qu’il aime
Les collines qu’il gravit sans témoin.
Il suffit d’un dos offert
pour comprendre
ce que signifie avancer.
On devine l’odeur du vent
Sur sa peau chauffée de soleil
La liberté dans ses muscles
Qui ne mentent jamais.
Le courage se lit
parfois dans un muscle
parfois dans un silence.
Il marche certes oui
Et chaque pas dit qu’il appartient au monde
À la forêt
Aux pierres
À la lumière qui glisse sur lui
Telle une main silencieuse.
La beauté d’un corps
n’est jamais vanité
mais la trace d’un chemin parcouru.
Je regarde cette silhouette
Et j’y lis ce que j’ai toujours su :
La beauté d’un homme
Tient autant dans son corps
Que dans la route qu’il porte en lui.
Chaque courbe raconte
un voyage
que les mots n’osent pas toujours dire.
Marie Sylvie
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💙 Il a montré ses fesses
Il a montré ses fesses qui ma foi étaient bien tournées, l’artiste a saisi l’instant, et puis nous a piégé.
Commentez chères haïkistes, trouvez les mots, digressez.J’en ai vu de semblables et puis, au contraire de ce que disait le petit Velouk chez le pédiatre en se retournant :
« Je préfère montrer mon devant que mon derrière ! »
Papi et Mamie s’en sont tenu les côtes et je crois que le petit patient était un peu vexé ...
Nudité du corps
liberté d’être
essentielle à la vie
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💙 MiroirVa-et-vient entre ce qui se dessine et ce qui se découvre, va-et-vient toujours entre le gaillard qui pose et le gamin qui sourit : lignes de force et de fragilité, corps d’homme, candeur d’enfant.
grand maître ninjaet petit samouraïune cicatrice
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💙 Rêve évanoui 💙
Un rêve qui tournait au cauchemar.
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💙 Discobole
Le nu porté au nues
Honneur au nu masculin, dévoilé,
A son galbe harmonieux
À faire rêver Eve, seule à sa couche.
Qu'il soit bleu ou autre
Sang d'esclave,
L'homo dans toute sa splendeur
Force de l'âge
Puissance, sa gloire
Il s'expose, en modèle, du genre.
Modèle vivant au cours de peinture
Sur fond de velours nuit
L'oeil par dessus le lorgnon
L'artiste débutante, fiévreuse
En tire le meilleur, côté pile,
Imaginant la chose, un autre, cours...
Le nu porté aux nues
Honneur au nu masculin, dévoilé,
Façon Discobole grec.fin de la leçonet Michel-Ange se rhabillejob occasionnel
jill bill
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💙 Une ébauche naît
J'ai beau le contempler encore et encore, revivre patiemment chaque geste qui a modelé son tronc, il reste le sosie humain de mon chêne centenaire. Tout en robustesse, majestueux, à la fois plein de vitalité et de force tranquille.Un dos fortifié par les ans, pétri des heures vaillamment acquises des jours durant, sculpté, défait, bichonné entre soupirs, lassitude, et quelques éclats de joie.Invincible à cet instant précieux, solide et conquérant, il offre cette vision admirable qui attire la main, la main libre de sillonner, caresser, façonner, embellir jusqu'à la perfection.
Tel l'arbre aux racines profondément ancrées ne cédant pas aux vents impétueux, unique et protecteur, il offre un moment de paix, vivant et chaleureux.
Une créationde glaise et de patienceune ébauche naît
il a rencontré l'arbrevous vous êtes choisis
Balaline 12/03/2026
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💙Un nu d'homme sensuel
Quand j'entrai dans son atelier de peinture, je ne vis que lui. Le modèle était debout, le dos tourné, entièrement nu et l'artiste face à lui. Ce corps masculin rayonnait dans toute sa force, sa puissance et sa beauté. C'était un homme musclé avec une silhouette aux formes affirmées qui se détachait sur le fond sombre de l'atelier et où sa plastique était magnifiée.La fenêtre de l'atelier laissait transparaître la lumière et l'artiste fit poser son modèle de telle sorte que son tableau en soit imprégnée.Dans la pénombre, un corps nu d'homme musclé se dévoilait de dos sur la toile colorée...
dieu du stade ou hommedrapé dans son innocenceun nu harmonieux
son corps athlétique dessinedes nerfs et muscles saillants.
Le nu n'est pas seulement un corps, c'est une manière d'habiter la lumière. Dans le silence de l'atelier, la lumière effleurait la peau avec délicatesse. Un camaïeu de bleus faisait resplendir le corps qui était entouré d'un bleu profond comme la nuit. Dans cette obscurité, la chair apparaissait fragile. Un bleu acier soulignait la taille, les épaules, le dos et les cuisses. Le galbe des fesses scintillait d'un jaune éclatant comme si le peintre avait été fasciné par les formes. Ce jaune conférait au tableau toute son énergie.Si la palette des couleurs traduit l'expérience émotionnelle de l'artiste, elle stimule aussi l’imagination et suscite aussi des émotions chez le spectateur.
un corps sensuelune plastique parfaiteun nu érotique-un tableau éblouissantune réjouissance des sens
Claudie Caratini - Commentaires sur cette page -
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💙 Modèle !Cours de dessin obligatoire ! Mais quelle galère ! Moi, je veux être architecte ! Point barre. La fac essaie de faire des économies et les élèves (volontaires, encore heureux) servent de modèles. Les filles se sont fait tirer l'oreille. Nous les garçons avons charrié leurs manières de chochottes. Il faut dire qu'il y a de plus en plus d'étudiantEs en fac d'architecture. Comme si c'était un métier de femme.
Les nus féminins sur le motif font partie incontournable du tout programme d'art plastique.Perso, je préférerais des cours sur les nouveaux logiciels d'application sur tablettes et ordinateurs.
À quoi peut bien servir de continuer à dessiner et peindre à la main ? Pour se venger de nos chahuts de garçons, elles ont réclamé le même régime pour le cours sur le nu masculin. Et comme je fais de la muscu, devinez quoi ? j'ai été désigné volontaire par mes copains devenus soudain lâches.
Cours d'un autre tempsmodernité apparentesociété clivée
Voilà trois quarts d'heure que je me fais rabrouer toutes les cinq minutes. Soi-disant que je ne tiens pas la pose. Bon sang ! Je n'en peux plus. J'ai froid ; j'ai le dos en compote et la nuque raide ; je sens que je vais avoir une crampe. Heureusement que la séance dure juste une heure. S' ils avaient choisi le thème du penseur de Rodin ! Au moins je serais assis ! Je n'imaginais pas que c'était une telle corvée. Comment font les filles pour le supporter ?Je me demande comment elles sont là, avec leur papier et leurs pinceaux. Qu'est-ce qu'on gamberge quand il faut rester immobile ! Et impassible. Je leur tourne le dos et ça m'énerve d'entendre les chuchotements et les petits gloussements étouffés. Si j'en profitais pour réfléchir au projet de ville qu'on nous a soumis pour dans un mois ?
Caresse du soleilsur mon corps nu sans armurepuissant et fragile
©Jeanne Fadosi, vendredi 13 mars 2026
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💙 Il était descendu de mon calendrier
Il était descendu de mon calendrier. Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? J’avais l’embarras du choix, et quand on parle d’embarras… Il y avait là tout plein de fesses rebondies soutenant leurs serpents de la kundalini dressés jusqu’à des épaules solides, et j’imagine même jusqu’au septième ciel de la spiritualité.Qui ne ressentirait pas du vertige devant une telle vision, susceptible de vous inoculer le virus de la main baladeuse, en vous faisant frémir de honte à une telle pensée, perverse selon Monsieur le Curé. « Cachez ce sein que je ne saurais voir... » dit-on, main devant les yeux, doigts légèrement écartés. Ah ! La honte quand elle se lie à la gourmandise.Mais je m’égare.Celui-là, tombé du calendrier, je l’ai recueilli sans arrière pensée, juste parce qu’il n’est pas poli, ni aimable, de ne pas porter secours à celui qui en a besoin. Question d’éducation, question de sensibilité. Il ne faut pas céder à l’indifférence, c’est mal.Et question de gourmandise ? Comment laisser au sol une pomme bien mûre condamnée à être dévorée par un troupeau de guêpes avides, si l’on ne se penche pas pour la ramasser alors que son parfum teinté de cannelle réveille vos papilles et que vous ressentez le désir de la croquer ? Ah, la succulence ! Péché mortel sans doute !
s’il nous faut mourirpourquoi donc mourir d’ennui -le goût de la Terre
Sur le plan symbolique, mais y en a-t-il un ? Toucher, ne serait-ce qu’avec les yeux, cet idéal rebondi, ne peut être comparé au fait de toucher le pompon du béret d’un marin ou le ventre rebondi d’un bouddha pour se porter chance ; pas plus que de passer son doigt sur une boule de cristal toute lisse pour révéler une image et pénétrer le côté occulte de la vie. Non ! là ce doit être autre chose, l’image, déjà révélée, ne peut être symbole de chance. Affirmation toutefois discutable, comme le dit un proverbe chinois, car : « tout dépend du point de vue où l’on se place et de l’idée que l’on s’en fait. »N’était-ce qu’un rêve ? Mais un rêve cela révèle. Freud en aurait rougi et Dieu seul sait ce qu’il aurait pu en dire, mais il faut être raisonnable, toutes ces interprétations n’ont aucun intérêt.Si la symbolique nous échappe doit-on pour autant fermer les yeux et passer son chemin ?
une fesse rebondie
comme une pomme d’amour -
délire mystique
Adamante - 7 mars 2026💙
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Quelques nouvelles de notre amie Françoise
Que d'excellentes nouvelles ! Françoise va bien, santé et moral, mais -aidée par quelques mains peu habituées aux blogs- elle n'arrive plus à aller sur le sien.
Elle me prie de vous saluer toutes, de vous faire part de son amitié et de son intérêt, en espérant pouvoir revenir à cette vie de partage et d'échanges que nous avons créé ici.
N'hésitez pas à lui mettre un petit mot en commentaire sur cette page. Un grand merci pour Elle.
Adamante
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Bonsoir Adamante et tous... Un dos masculin nu qui n'a pas laissé les plumes indifférentes, au contraire, bravo à Claudie aussi ;-) et bien le bonjour à dame Françoise, amitiés, JB
RépondreSupprimerMerci, JB, j'ai beaucoup aimé le regard que tu as posé sur lui.
SupprimerDu retard chez moi, des problèmes avec mon mobile. je posterai dès que je le pourrai, je pars en ville.
RépondreSupprimerMerci pour tout Adamante
Je peux te dire que j'ai rit à la lecture de ton texte avec la réflexion du petit bout de choux, et ta façon de le transcrire. Un regard personnel très intéressant.
SupprimerCe dos a inspiré bien inspiré les brins, j'aime tout.
RépondreSupprimerje ne connais pas Françoise, mais je lui souhaite une meilleure santé.
Bien amicalement
Livia
Le sujet n'était pas facile, mais les regards se sont posés et les mots ont développé l'angle de vue particulier de chacune. C'est intéressant.
SupprimerJolie page et pas la plus simple à écrire, je devine souvent l’auteur rien qu’en lisant le texte
RépondreSupprimerJe suis d'accord avec toi, c'est vrai que l'on peut découvrir qui a écrit quoi avant de voir la signature. Eh oui, l'écriture est un révélateur. Je peux dire merci à toutes pour cette page.
SupprimerBonjour, Adamante et les Brins
RépondreSupprimerL'inspiration ne pouvait qu'être au rendez-vous avec un "nu" si magnifique! J'ai aimé lire toutes les créations qu'il a suscitées. Bravo et merci à votre imaginaire, Mesdames!
Pour Françoise
Heureuse de savoir que tu vas bien dans ton univers...J'espère que tu pourras retrouver bientôt le chemin de la blogosphère..tu nous manques... Amitiés.
Bien amicalement à tous les Brins.
Claudie
Merci Claudie, de ta participation et de ton commentaire, la proposition n'était pas évidente mais la page n'a pas été ignorée par l'imaginaire, loin de là.
SupprimerBravo à Claudie dont j'aime beaucoup la description enthousiaste !
RépondreSupprimerUn coucou à Françoise
RépondreSupprimerBonjour, Adamante et tous les Brins
RépondreSupprimerJ'avais déjà laissé un message ce matin...il s'est perdu dans la blogosphère! En substance, je disais que le beau nu d'Adamante avait été inspirateur et qu'il avait suscité de bien jolis écrits..Bravo et merci à toutes pour votre imaginaire!
Pour Françoise
Je suis heureuse d'apprendre qu'elle va bien dans son univers et j'espère qu'elle pourra très vite retrouver le chemin de l'écriture car elle nous manque!
Amitiés à toutes
Claudie
Il ne s'est pas perdu, il est là, et deux commentaires c'est bien aussi, on prend ;-)
SupprimerCoucou les Brins,
RépondreSupprimerUn petit mot pour vous toutes, je tenais à vous remercier de vos participations, car le sujet n'était pas évident à traiter. J’ai un peu hésité car le nu, surtout lorsqu'il doit être dit, peut parfois mettre mal à l'aise.
Les regards portés sur le modèle ici m'ont amusée. C'est vrai les modèles doivent garder la pose, mais il fait assez chaud pour qu’ils n’aient pas froid et ils ont droit à des pauses régulières.
Ce sont souvent des danseurs, filles et garçons qui se prêtent à cet exercice, car la danse, danse contemporaine, a un rapport assez libre avec le corps. Beauté du geste, beauté du nu, maîtrise de la pose.
Dans les écoles d’art, lorsque l’on croque un modèle ce sont les formes qui attirent le trait. Une petite anecdote : à l’école où j’étais, il y a longtemps, nous n’avions que des modèles féminins dont une qui, pour passer le temps, nous racontait sa vie. C’était drôle.
Un jour un modèle masculin a été convié, c’était rare, ce jour-là tous les élèves se sont précipités à l’étage, le bloc sous le bras. Mais quelle déception quand on a constaté sa maigreur.
Beaucoup sont repartis un peu dépités, il n’y avait pas chez ce pauvre homme grand-chose à croquer. Nous ne l’avons pas revu ensuite. Nous n’y pensions pas à l’époque, mais notre attitude a fait que lui, qui avait sans doute besoin de travailler, avait perdu ce job. C’est un peu triste quand j’y pense maintenant.
Je ne pourrai certainement pas passer chez vous, raison pour laquelle je vous écris ici afin vous remercier de vos participations, vous avez l’imagination fertile et c’est un plaisir que de vous retrouver à chaque fois.
Et enfin merci aussi à vous qui êtes passées chez moi.
Belle semaine et à la prochaine.
Je reviens parmi vous après une semaine d'absence , et je découvre avec plaisir la beauté de vos textes.
RépondreSupprimercorps à livre ouvert
histoire d'un parcours de vie
portée sur ses épaules
son dos d'homme sans secrets
maturité et labeur
Bonjour Annick, J'espère que tu reviens en pleine forme après ce repos au grand air. Merci pour ce tanka que je vais rajouter à la page illico. À très bientôt. Aurais-tu fait une photo par hasard, que tu pourrais proposer à l'Herbier ? D'avance merci.
SupprimerPOUR CLAUDIE
RépondreSupprimerChère Claudie
Ton analyse des couleurs est passionnante.
Tu décris si bien ce contraste entre les bleus et le jaune éclatant qui donne vie au tableau.
Bravo pour cette lecture à la fois esthétique et sensible qui rend un bel hommage au travail du peintre.
Bien amicalement, Marie Sylvie
Bravo à tous les Brins de l'Herbier pour cette Page 257 !
RépondreSupprimerChaque plume a apporté une lumière unique à cette toile.
Un immense merci pour ce partage si riche !
Bien amicalement, Marie Sylvie
Non, pas anonyme, mais La Vieille Marmotte Françoise !
RépondreSupprimerTout d'abord dire à toutes et aussi à tous ceux qui passent régulièrement et flânent dans cette belle œuvre collective qu'est l'HERBIER tout mon plaisir à lire chaque texte ! Je ne puis plus y participer, car comme le disait ma vieille Tante : Mon Petit j'ai l'âge de mes artères..... j'ajouterais volontiers : et celui de mes capacités ! 🥵
Et puis un grand merci à Adamante qui a eu l'idée de vous transmettre mon amitié et mon souvenir en écriture ! Mon dernier article étant une explication sur la photo surprise que je vous avez proposée en fin d'année dernière .....
J'essayerais de revenir vous lire régulièrement et de laisser un petit mot ici. Merci encore pour toute votre sympathie exprimée.