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lundi 16 mars 2026

La page 257

Adamante - huile sur papier 21/30




Je reviens parmi vous après une semaine d'absence , et je découvre avec plaisir la beauté de vos textes.


corps à livre ouvert
histoire d'un parcours de vie
portée sur ses épaules

son dos d'homme sans secrets
maturité et labeur

💙 

💙    💖      💙

💙



💙 L'homme qui marche dans la lumière


Il y a dans ce dos offert
La franchise d’un homme
Qui ne se cache pas.

Ses reins dessinent une courbe
Où la force devient douceur
Où le courage prend chair.


       La force d’un homme
       n’est jamais dans la pose
       mais dans la route qu’il porte en lui.


Les fesses
Rondes comme deux pas en attente
Racontent les chemins qu’il a traversés
La terre qu’il aime
Les collines qu’il gravit sans témoin.


       Il suffit d’un dos offert
       pour comprendre
       ce que signifie avancer.


On devine l’odeur du vent
Sur sa peau chauffée de soleil
La liberté dans ses muscles
Qui ne mentent jamais.


        Le courage se lit
        parfois dans un muscle
        parfois dans un silence.


Il marche certes oui
Et chaque pas dit qu’il appartient au monde
À la forêt
Aux pierres
À la lumière qui glisse sur lui
Telle une main silencieuse.


          La beauté d’un corps
          n’est jamais vanité
       mais la trace d’un chemin parcouru.


Je regarde cette silhouette
Et j’y lis ce que j’ai toujours su :
La beauté d’un homme
Tient autant dans son corps
Que dans la route qu’il porte en lui.


            Chaque courbe raconte
                  un voyage
  que les mots n’osent pas toujours dire.


Marie Sylvie

💙 

💙    💖      💙

💙

💙 Il a montré ses fesses

 

    Il a montré ses fesses qui ma foi étaient bien tournées, l’artiste a saisi l’instant, et puis nous a piégé.
    Commentez chères haïkistes, trouvez les mots, digressez.

    J’en ai vu de semblables et puis, au contraire de ce que disait le petit Velouk chez le pédiatre en se retournant :

    « Je préfère montrer mon devant que mon derrière ! » 

    Papi et Mamie s’en sont tenu les côtes et je crois que le petit patient était un peu vexé ...

Nudité du corps

liberté d’être

essentielle à la vie

Marine D

💙 

💙    💖      💙

💙

💙 Miroir

    Va-et-vient entre ce qui se dessine et ce qui se découvre, va-et-vient toujours entre le gaillard qui pose et le gamin qui sourit : lignes de force et de fragilité, corps d’homme, candeur d’enfant.

 

grand maître ninja
et petit samouraï
une cicatrice


💙 

💙    💖      💙

💙 

 

 💙 Rêve évanoui 💙


Les bras levés,
Et le dos cambré, il posait nu.
La pose durait depuis longtemps déjà.
Il avait froid.
Des tensions raidissaient ses muscles,
Ses bras étaient lourds et endoloris.
Il avait envie de bouger,
De s'asseoir pour détendre son dos.
Mais la pose n'était pas terminée.
Il fallait encore tenir !
Avait-il vraiment rêvé autrefois de poser ?

Un rêve qui tournait au cauchemar.


Livia 


💙 

💙    💖      💙

💙

💙 Discobole 

 

Le nu porté au nues
Honneur au nu masculin, dévoilé,
A son galbe harmonieux
À faire rêver Eve, seule à sa couche.
Qu'il soit bleu ou autre
Sang d'esclave,
L'homo dans toute sa splendeur
Force de l'âge
Puissance, sa gloire
Il s'expose, en modèle, du genre.
Modèle vivant au cours de peinture
Sur fond de velours nuit
L'oeil par dessus le lorgnon
L'artiste débutante, fiévreuse
En tire le meilleur, côté pile,
Imaginant la chose, un autre, cours...
Le nu porté aux nues
Honneur au nu masculin, dévoilé,
Façon Discobole grec.

fin de la leçon
et Michel-Ange se rhabille
job occasionnel

jill bill

💙 

💙    💖      💙

💙


💙 Une ébauche naît


    J'ai beau le contempler encore et encore, revivre patiemment chaque geste qui a modelé son tronc, il reste le sosie humain de mon chêne centenaire. Tout en robustesse, majestueux, à la fois plein de vitalité et de force tranquille.
    Un dos fortifié par les ans, pétri des heures vaillamment acquises des jours durant, sculpté, défait, bichonné entre soupirs, lassitude, et quelques éclats de joie.

    Invincible à cet instant précieux, solide et conquérant, il offre cette vision admirable qui attire la main, la main libre de sillonner, caresser, façonner, embellir jusqu'à la perfection.

    Tel l'arbre aux racines profondément ancrées ne cédant pas aux vents impétueux, unique et protecteur, il offre un moment de paix, vivant et chaleureux.


Une création
de glaise et de patience
une ébauche naît

il a rencontré l'arbre
vous vous êtes choisis


Balaline     12/03/2026


💙 

💙    💖      💙

💙


💙Un nu d'homme sensuel

 

    Quand j'entrai dans son atelier de peinture, je ne vis que lui. Le modèle était debout, le dos tourné, entièrement nu et l'artiste face à lui. Ce corps masculin rayonnait dans toute sa force, sa puissance et sa beautéC'était un homme musclé avec une silhouette aux formes affirmées qui se détachait sur le fond sombre de l'atelier et où sa plastique était magnifiée. 
    La fenêtre de l'atelier laissait transparaître la lumière et l'artiste fit poser son modèle de telle sorte que son tableau en soit imprégnée.
    Dans la pénombre, un corps nu d'homme musclé se dévoilait de dos sur la toile colorée...

 

dieu du stade ou homme
drapé dans son innocence
un nu harmonieux

son corps athlétique dessine
des nerfs et muscles saillants.
    Le nu n'est pas seulement un corps, c'est une manière d'habiter la lumière. Dans le silence de l'atelier, la lumière effleurait la peau avec délicatesse. Un camaïeu de bleus faisait resplendir le corps qui était entouré d'un bleu profond comme la nuit. Dans cette obscurité, la chair apparaissait fragileUn bleu acier soulignait la taille, les épaules, le dos et les cuisses. Le galbe des fesses scintillait d'un jaune éclatant comme si le peintre avait été fasciné par les formes. Ce jaune  conférait au tableau toute son énergie.
    Si la palette des couleurs traduit l'expérience émotionnelle de l'artiste, elle stimule aussi l’imagination et suscite aussi des émotions chez le spectateur.
un corps sensuel
une plastique parfaite
un nu érotique-

un tableau éblouissant
une réjouissance des sens

 

Claudie Caratini - Commentaires sur cette page -


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💙    💖      💙

💙


💙 Modèle !

    Cours de dessin obligatoire ! Mais quelle galère ! Moi, je veux être architecte ! Point barre. La fac essaie de faire des économies et les élèves (volontaires, encore heureux) servent de modèles. Les filles se sont fait tirer l'oreille. Nous les garçons avons charrié leurs manières de chochottes. Il faut dire qu'il y a de plus en plus d'étudiantEs en fac d'architecture. Comme si c'était un métier de femme. 
Les nus féminins sur le motif font partie incontournable du tout programme d'art plastique.
Perso, je préférerais des cours sur les nouveaux logiciels d'application sur tablettes et ordinateurs. 
À quoi peut bien servir de continuer à dessiner et peindre à la main ? Pour se venger de nos chahuts de garçons, elles ont réclamé le même régime pour le cours sur le nu masculin. Et comme je fais de la muscu, devinez quoi ? j'ai été désigné volontaire par mes copains devenus soudain lâches.

Cours d'un autre temps
modernité apparente
société clivée

    Voilà trois quarts d'heure que je me fais rabrouer toutes les cinq minutes. Soi-disant que je ne tiens pas la pose. Bon sang ! Je n'en peux plus. J'ai froid ; j'ai le dos en compote et la nuque raide ; je sens que je vais avoir une crampe. Heureusement que la séance dure juste une heure. S' ils avaient choisi le thème du penseur de Rodin ! Au moins je serais assis ! Je n'imaginais pas que c'était une telle corvée. Comment font les filles pour le supporter ?
Je me demande comment elles sont là, avec leur papier et leurs pinceaux. Qu'est-ce qu'on gamberge quand il faut rester immobile ! Et impassible. Je leur tourne le dos et ça m'énerve d'entendre les chuchotements et les petits gloussements étouffés. Si j'en profitais pour réfléchir au projet de ville qu'on nous a soumis pour dans un mois ?

Caresse du soleil
sur mon corps nu sans armure
puissant et fragile

©Jeanne Fadosi, vendredi 13 mars 2026

 

         💙 

💙    💖      💙

💙


💙 Il était descendu de mon calendrier


    Il était descendu de mon calendrier. Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? J’avais l’embarras du choix, et quand on parle d’embarras… Il y avait là tout plein de fesses rebondies soutenant leurs serpents de la kundalini dressés jusqu’à des épaules solides, et j’imagine même jusqu’au septième ciel de la spiritualité.

    Qui ne ressentirait pas du vertige devant une telle vision, susceptible de vous inoculer le virus de la main baladeuse, en vous faisant frémir de honte à une telle pensée, perverse selon Monsieur le Curé. « Cachez ce sein que je ne saurais voir... » dit-on, main devant les yeux, doigts légèrement écartés. Ah ! La honte quand elle se lie à la gourmandise.

    Mais je m’égare.

    Celui-là, tombé du calendrier, je l’ai recueilli sans arrière pensée, juste parce qu’il n’est pas poli, ni aimable, de ne pas porter secours à celui qui en a besoin. Question d’éducation, question de sensibilité. Il ne faut pas céder à l’indifférence, c’est mal.

    Et question de gourmandise ? Comment laisser au sol une pomme bien mûre condamnée à être dévorée par un troupeau de guêpes avides, si l’on ne se penche pas pour la ramasser alors que son parfum teinté de cannelle réveille vos papilles et que vous ressentez le désir de la croquer ? Ah, la succulence ! Péché mortel sans doute !

 

s’il nous faut mourir
pourquoi donc mourir d’ennui -
le goût de la Terre


    Sur le plan symbolique, mais y en a-t-il un ? Toucher, ne serait-ce qu’avec les yeux, cet idéal rebondi, ne peut être comparé au fait de toucher le pompon du béret d’un marin ou le ventre rebondi d’un bouddha pour se porter chance ; pas plus que de passer son doigt sur une boule de cristal toute lisse pour révéler une image et pénétrer le côté occulte de la vie. Non ! là ce doit être autre chose, l’image, déjà révélée, ne peut être symbole de chance. Affirmation toutefois discutable, comme le dit un proverbe chinois, car : « tout dépend du point de vue où l’on se place et de l’idée que l’on s’en fait. »

    N’était-ce qu’un rêve ? Mais un rêve cela révèle. Freud en aurait rougi et Dieu seul sait ce qu’il aurait pu en dire, mais il faut être raisonnable, toutes ces interprétations n’ont aucun intérêt.

    Si la symbolique nous échappe doit-on pour autant fermer les yeux et passer son chemin ?


une fesse rebondie
comme une pomme d’amour -
délire mystique


Adamante - 7 mars 2026

💙 

💙    💖      💙

💙


Quelques nouvelles de notre amie Françoise

(la vieille marmotte)

 



    Que d'excellentes nouvelles !  Françoise va bien,  santé et moral, mais -aidée par quelques mains peu habituées aux blogs- elle n'arrive plus à aller sur le sien. 

    Elle me prie de vous saluer toutes, de vous faire part de son amitié et de son intérêt, en espérant pouvoir revenir à cette vie de partage et d'échanges que nous avons créé ici. 

    N'hésitez pas à lui mettre un petit mot en commentaire sur cette page. Un grand merci pour Elle. 

Adamante

 

 💙 

💙    💖      💙

💙


lundi 17 juin 2019

Pour la page 146, il faut choisir !


Angelica Kauffmann, Autoportrait hésitant entre la Musique et la Peinture, 1791, huile sur toile, 147 x 216 cm, Nostell Priory, Nostell



Nous sommes en 1760, Angélica Kauffmann a du mal à choisir entre la peinture et la musique.
Son père, peintre, lui conseille de prendre l'avis d'un prêtre.

Angelica Kauffmann, Portrait de Johann Joseph Kauffmann, 1761-1764, huile sur toile, 63 x 50 cm, Musée d'État du Tyrol, Innsbruck


Celui-ci lui déconseille le milieu sulfureux de l'Opéra, où les artistes sont souvent traités en parias.
Angélica suivra donc le chemin de la peinture, deviendra très en vogue dans la seconde moitié du XVIIIème siècle et devînt une portraitiste renommée en Europe.


Angelica Kauffmann, Autoportrait, vers 1770-1775, huile sur toile, 73 x 61 cm, National Portrait Gallery, Londres






samedi 15 décembre 2018

Pour la 130ème de l'Herbier


Grazie, Krist Dimo ! 

Les brins de l'herbier sont très touchés de votre nouvelle participation à nos pages par le prêt de cette œuvre.
Nos mots salueront encore une fois votre talent. Merci !


œuvre de Krist Dimo

jeudi 15 mars 2018

Page 104 À l'horizon de Paul Bennet







Paul Bennet - Familiar-Ground



Un grand merci de vos participations autour de ce superbe tableau.






Il avait peint la mer


Il avait peint sa vie en bleu, un bleu profond veiné de rêves, témoin d'un été lumineux.
La mer a débordé sur le bleu, frange d'écume en robe blanche aux sonorités si étranges,
mi-bercement, mi-roucoulade, sur fond de ciel un peu blafard.
La mer a roulé sur ses flancs la mémoire du levant aux ocres empourprées dès l'aurore, la couleur de ses sillons d'argent dérobant à l'horizon bohème toutes les nuances sublimées.
Elle a frémi sous les falaises, d'effleurements en estocades, d'ombres sournoises en cordons pâles.
Sa vie n'est jamais renoncement, dans l'obscur ou dans la lumière, dans les froissements du silence ou ses écarts si tempétueux.
Il avait peint sa vie en gris, le gris de la désespérance ou peut-être celui de l'oubli.
Comme des images en noir et blanc, au parfum suranné de l'enfance, des belles histoires déjà fanées.
Bleu ou gris, c'est toujours la mer, cette musique dans la brume, ces déferlantes sur la grève, cette écriture de l'amour.
Elle chante toujours la mer, elle donne puis elle reprend, un jour, des nuits à l'écouter...

Balaline








 

"Paysages"


J’aime les paysages
Âges de la vie
Vie à vivre chaque jour
Jour qui rit, jour qui pleure
Pleure avec le soleil
Soleil en larmes
Larmes de lune
Lune de l’adolescence
Sens en éveil
Éveil de la poésie

Poésie des paysages.

Laura VANEL-COYTTE
http:://wwww.lauravanel-coytte.com








 
Ciel d’équinoxe
L’océan à l’assaut des dunes
Plage ensanglantée

Josette










Pour un dernier adieu


Devenir la vague
Plume de soie
Qui irise et transfigure
Parfois
Hurlante et dévastatrice
Ouvrir le coffre des impasses
Où nos chemins se dispersent
Où les voiles prennent le large
Le chant des bateaux t'emporte
Le sable vit et se répand
Part à la conquête de la dune
Recouvre et berce
S'ouvre sur la lumière
Des coursiers du bonheur
Des chevaux déchaînés
Saoulés d'espace et de liberté
Qui galopent sur la crête de nos rêves
Un soir, ils se retrouvent
Affalés, éreintés, éteints
Noyés
Dans la lueur turquoise
Qui a pour nom beauté
Pour un dernier adieu

© marine Dussarrat







 












Le vent, l'océan et le peintre


Le vent vocifère, glapit, invective la plage désertée.

Noroît insensible
Sur la plage aux crustacés
Ni BB*, ni touristes

Il aime ce temps, l'apprécie, le recherche. Ciel colérique+ océan bouillonnant= tableau fascinant. De quoi exalter sa créativité. L'artiste solitaire, poète à ses heures, parle aux nuages, versifie sur leur neige ourlée fumée de bois.

Au coeur du tumulte
Bousculé, tiraillé
Mais
Son coeur si serein 

Sans pinceaux, ni crayons, il peint avec ses yeux, son âme fervente. Cet amer émeraude! Et là! Là! Ce vert sapin si profond, si hermétique qu'il se heurte à ceux, mouvants, de l'océan. L'eau répond à l'appel du vent. Vague après vague, elle roule encore et encore ses mots abyssaux, ses verbes inconnus. Puis vient, hargneuse, baver son sel aux pieds du peintre indifférent.

Sur la grève
Éphémère
L'éloquence marine.
Page abstraite
Écho romantique
Celle de l'artiste
.
Martine MADELAINE-RICHARD

*référence à BB: Brigitte Bardot et sa chanson:  La Madrague
                  "Sur la plage abandonnée/Coquillage et crustacés/Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été/
               Qui depuis s'en est allé"









Calme encore, le temps !
L’océan s’alanguit, mou,
L’horreur dans le ciel.

 ©Serge De La Torre
http://instantsdecriture.blogspot.fr
http://decoeuretdencre.blogspot.fr







Horizon marin

Dans le soir incertain, le ciel a décrété la confiscation des étoiles. La nuit bâillonnée ne sera bientôt plus que plaintes, tumulte de l’horizon épousant la vague en vagissements orgasmiques.
Le sable du rivage, maquillé d’ocres, malmené d’écume, se noie dans l’indécision entre bleus et verts. Quelque part, menace indéfinie, la bouche des abysses broie le souvenir grinçant des coques englouties et la rouille des nuées s’élève au-dessus des eaux.
L’Homme, depuis toujours, paie son tribut à la mer.

Adamante Donsimoni
https://le-champ-du-souffle.blogspot.fr/





Le coin des retardataires

 
 
En terrain connu on ne devrait avoir peur de rien
Pourtant je sens que la mer est en colère, elle se détache de la terre,
elle ne veut plus lui coller à la peau
La terre sans elle sera boue grise
L'estran ne sera plus jamais grève au sable doux et doré
le délaissé sableux de la mer ne sera  que marécage glauque
C'est alors que j'ai vu le ressac malmener une branche, la jeter, la reprendre, la faire rouler comme un noyé, sans se lasser de lui sucer la moelle.
Sous mes yeux la branche devint caïman, je le vis ramper dans la boue,  son œil méchant de prédateur prêt à me manger, moi la proie facile.
Dans cette vasière je m'enfonçais lentement incapable de voir les vagues qui voulaient en bleu et vert et en écume du temps nettoyer mes idées sombres.
Le ciel alors se mit à aspirer ces tristes visions.
Dans un bruit assourdissant il aspira la mer.
Alors sur la plage grise , la longue branche, laisse de mer,  bois flotté au bout de son voyage,  vint se poser à mes pieds.
À genoux j'ai remercier le ciel et l'océan
Dans mon atelier cette offrande deviendra œuvre:
"La bête à l'œil torve"

jamadrou © 11 mars 18  (A fleur d'image) 
jama.e-monsite.com
 
 
 
 
 
 
Tombé au creux de la vague
Sieur Soleil chavire
en un dernier bonsoir
colorant le crépuscule
des milles soucis d'un jour
que les flot borderont
dans un lit de sable...



dimanche 11 mars 2018

Proposition 104 - Paul Bennet



 
Paul Bennet - Familiar-Ground






Paul Bennet
Paul Bennet est un artiste Britanique qui peint de magnifiques paysages, plus abstraits que représentatifs, d'horizons marins, ainsi que celui que je vous propose aujourd'hui.
Il  s'est formé à l'institut de Surrey de l'art et de la conception. Il est maintenant reconnu internationalement pour son travail et a exposé ses peintures dans l'ensemble du Royaume Uni ainsi qu'à New York, USA et Hong Kong, Chine.
Il réalise aussi de superbes portraits que vous pouvez admirer ici 

 

Je lui ai demandé son accord pour nous prêter cette image, il m'a immédiatement répondu et envoyée cette photo. L'herbier nous permet de réaliser de belles rencontres et je trouve cela de plus en plus merveilleux. J'avoue que Facebook permet de bien belles découvertes.

Surtout n'oubliez pas de mettre son lien sur la photo quand vous publierez chez vous. https://www.facebook.com/Paul.Bennett.Artist/

Que l'inspiration vous accompagne (en haïbun ou prose, c'est comme vous le sentirez).

Merci à vous.

Adamante




































lundi 5 mars 2018

Proposition 103


N'hésitez pas à agrandir l'image. Ici nous sommes limités.  
La taille normale sort de l'écran et nous permet de vraiment bien voir les détails  
et ici, extra large, où il en manque un peu.
À vendredi.

Richard Dadd, Le coup de maître du bûcheron-magicien, 1855-1864, huile sur toile, 54 x 39 cm, Tate Britain, Londres       





détail de l'œuvre




Portrait de Richard Dadd, vers 1856
 
 Le peintre, Richard Dadd, débute sa carrière artistique tout à fait normalement. Mais après un voyage en Orient, il sombre peu à peu dans la folie.
Au point de devenir complètement incontrôlable : victime de pulsions meurtrières, il assassine son propre père !

Dadd est donc immédiatement enfermé dans un asile. À cette époque, ce type de lieu ressemble davantage à une prison où les "fous" n’ont pas vraiment de soins.
Il a cependant l'autorisation de continuer à peindre. C’est là où, pendant près d’une dizaine d’années, il va notamment travailler à cette toile énigmatique…
Le peintre Effrayé par l'idée même du vide,  passe et repasse des dizaines de couches de peinture pour chaque petite figure sortie de son imagination. Résultat : à certains endroits, la peinture est quasiment en relief !

Sa production en tant que "peintre aliéné" est connue du public de l’époque. La presse salue son talent extraordinaire, et l'Art Journal, ironiquement, lui reconnaît une "capacité à l’imagination indemne" ! De son côté, depuis sa cellule, Dadd continuera à créer jusqu’à la fin de ses jours. 

Et toujours pour source ARTIPS