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| Photo A.B.C. |
Parution de la page le 30 mars 2026.
Comme d'habitude remise des textes avant le 28 mars
💛
À votre inspiration ! 🙏
Poésie, vers libres, prose poétique, Haïku, tanka, haibun, tanka prose, la poésie du quotidien
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| Photo A.B.C. |
Parution de la page le 30 mars 2026.
Comme d'habitude remise des textes avant le 28 mars
💛
À votre inspiration ! 🙏
L’IA n’a pas d’âme mais elle est rapide et bluffante, toutefois y faire appel pour qu’elle rédige à notre place ne peut que déboucher sur le vide et les images sans fond (comme « encre dans le vent* premier haïku ci-dessous).
Seuls survivront les vrais poètes, les vrais amateurs de poésie, ceux qui partent à l’aventure pour se parfaire, et dans la forme et dans le fond, en puisant dans leurs émotions, leurs aspirations, leurs blessures, leurs états d’âme et leurs faiblesses car il n’est pas de beauté sans imperfection. Le reste, comme pour le mauvais théâtre, ne sera jamais que singerie et mensonge.
Pour tester, j’ai demandé à l’IA d’écrire un haïku et un tanka à partir de ces occurences :
oiseau - jardin japonais - encre de chine
Résultat :
Haïku
Oiseau immobile-
jardin de pierre et de mousse,
encre dans le vent*
Tanka
Sous le pin courbé
un oiseau frôle l’étang
silence d’encre
le jardin boit son ombredans la brume du matin
Ce tanka n’est pas vraiment bon parce qu’un tanka, dans ses deux derniers vers, ne doit pas donner de réponse ni être démonstratif.
On attend mieux d’une IA.
À noter que la tradition veut que l’on ne mette pas de majuscule dans le haïku et le tanka.
Par curiosité, j’ai poursuivi en demandant à l’IA :
- Un Haïku sur un moulin à café
Là le résultat est excellent, mais quel véritable amateur de poésie osera le signer ?
- Un Haïku sur une clef à molette
Là encore le résultat est excellent, mais quel véritable amateur de poésie osera le signer ?
- Un haïku sur une vieille voiture
Pas mal
Enfin, pourquoi se retenir ? j’ai demandé à l’IA de rédiger un haïbun à partir de la description d’une image représentant :
une femme – un bonsaï – un oiseau – un montagne – encre de chine (vous l’avez reconnue).
Le résultat est intéressant, mais ne serait-il pas possible de faire mieux ? Et d’ailleurs, le jeu en vaut-il la chandelle ?
Voici le haïbun de l’IA :
Dans la lumière pâle du matin, elle s’assied près de la fenêtre ouverte. Sur la table basse, le bonsaï incline son tronc noueux comme un vieil homme patient. La femme trempe son pinceau dans l’encre de chine. Une lente respiration. Dehors, un oiseau traverse le jardin d’un battement vif, puis se pose- minuscule éclat vivant dans l’immobilité.
Elle trace une première ligne. Le noir s’étire, fragile, irrévocable. Le bonsaï devient montagne, l’oiseau devient silence, et son cœur apprend la retenue.
Le monde tient dans un geste.
Sur le papier blancun oiseau d’encre s’envole-le bonsaï veille.
Signé : Chat GPT
Nous voilà, les amies, rendues dans ce monde où plus aucune image, plus aucune vidéo et plus aucun texte ne peut présenter une vérité humaine et cela est à la fois extraordinaire, déroutant et désolant.
Il y a là matière à penser. Si toute nouveauté inquiète elle peut toujours avoir un aspect positif.
Toutefois, en poésie, je pense que le travail intellectuel, mêlé à celui du cœur, est le chemin solide pour progresser.
L'IA peut-elle être un « maître » en la matière ? Il est sans doute trop tôt pour le dire, j’ai quelques craintes car notre monde est entré dans l’univers de la consommation lié à l'absence de questionnement, et aussi beaucoup d’espoir.
Adamante
Voici pour la page 254 - en poésie libre
N'oublions pas que de grands auteurs comme Khalil Gibran ou Roumi ont écrit en parsemant leur prose poétique de courts poèmes (poésie libre).
Si ce ne sont pas des haïbuns, le bonheur que l'on prend à les lire suffit à les apprécier car le fond touche l'âme, et cela c'est du grand art.
À vos plumes, les Brins ! AD
Publication le lundi 26 janvier
Je vous révèlerai alors ce qui se cache derrière cette image.
💙💙💙
Cela vous laisse le temps de "gratter"
pour atteindre le sommet de votre plaisir d'écrire et de partager.
💙💙💙
Une forme sous la neige
La nuit tombe. L’hiver est déjà là. Le froid passe sous la porte et s’attarde dans la maison. Le parquet garde la morsure du jour. Dehors, la neige tombe de biais. Le ciel est d’un bleu sombre. Les flocons emplissent l’espace et effacent les contours.Un bruit sec frappe la vitre du séjour. Du métal, soulevé par le vent. Puis, plus rien. Dans le tumulte blanc, une forme apparaît. Dure, anguleuse, traversée d’éclats brefs. Elle se lève avec la rafale, se défait aussitôt. La neige la coupe, la disperse, la rassemble encore.Je reste immobile. La lampe est faible. Le froid gagne la pièce. Je ne sais plus si cette forme se tient dehors, ou si elle naît du silence qui s’installe.
Sous la neige bleueune forme se défait-métal ou souffle ?contre la vitre du soirmon regard se fait doute.
Claudie Caratini
Le 10/01/2026
Tanka 1 -
Pluie de pixels froidsun corps de métal veille seul-nuit bleue sans étoilesstriée d'éclats métalliquestraces des tourments du temps
Tanka 2 -
Sur la neige bleueune maison tient deboutmalgré la tourmente-dans l’éclat brisé du cielson coeur ne cède jamais
Claudie Caratini 💙 Commentaires sur cette page. 💙
Ô neige !
" Maman, maman, il neige !
Mes mots d'enfant émerveillée par cette avalanche de duvet blanc voletant en silence sur la terre gelée.
C'était la naissance annoncée d'un jour joyeux, contemplatif, inoubliable. Je restais admirative de ce paysage connu, transfiguré par la féérie de l'hiver.
Ce blanc si pur, léger, tourbillonnant tout en délicatesse, parant chaque herbe, chaque pierre, toutes les branches du tilleul d'un amoncellement de douceur.
La terre ensemencée d'une couleur unique, paisible, presque irréelle dans sa pureté.
Son secret dévoilé, la nature ouvre le chemin du pardon, se prépare à la renaissance, à ses futures pulsations de vie.
Il neigeait beaucoup, parfois jusqu'au soir, chaque vie semblant retenir son souffle, le silence envahissait la campagne, les oiseaux volant au hasard, tandis que le tapis blanc s'épaississait au fil des heures.
Magie de l'hiverla neige nous réunissaitle feu crépitait
Il ajoutait à la beauté ce feu pétillant, celle de peindre un tout autre univers, un cocon protecteur, enveloppant, ouaté, où la gourmandise participait aussi à cette journée si particulière.
Crêpes et marrons grillés, parfums de pelures de mandarine, il me reste les images, les senteurs, le goûter festif de ces instants extraordinaires dans la douce chaleur familiale.
La maison coconchapeautée de neigeune fête en hiver
Balaline 09/01/2026
Il neige
Passent les jours et les saisons… Voici l’hiver bien installé sur le pays sauvage des Fougères Cendrées. Tout le monde se terre dans son trou, son terrier, sa fermette ou son château aux murs épais. La bise règne en maîtresse gelant l’eau des fontaines et des ruisseaux.
Sous un ciel mercure-chênes verts, buis, sapins noirs...et les feux du houx
Plus personne dans les près et les champs. Sur les labours pétrifiés quelques corneilles tentent vainement de piquer le sol. Pas un chat dans les rues de Villerouge-Termenès. Tout est silence et frissons. Seul le vent donne de la voix.
Au plus près de l’âtre ronflant, la princesse Aenor tend ses jolies mains fines à la chaleur bienfaisante des flammes.
— Brrr ! J’ai moult froid ! Et ce que je m’ennuie ! Se plaint-elle.
Sa dame de compagnie lève les yeux de sa broderie, soupire tout en jetant un coup d’œil vers la fenêtre.
— Je ne serais pas surprise qu’il neige, votre Majesté.— Vous croyez ? Réagit Aenor, l’espoir chevillé au cœur.— Voyez vous-même, votre Majesté, sourit Dame Yseult.
Suivant son conseil, Aenor se précipite à la croisée.
- Ooooh ! C’est vérité ma bonne Yseult.! Des flocons commencent à tourbillonner !
Fin d’après-midi-aux premiers flocons de neigetempête de joie
Chaperon Bleu
Le petit Chaperon BleuArriva chez sa mère-grand, souffrante,Les bras chargés,Par un soir très neigeux ;Le loup bien au fond de sa tanière. Peur bleue évitée !Il a failli se perdre en cheminTout blanc de neige blanche.Survêtement blanc de floconsLe voilà en bonhomme de neige ;Le nez rouge carotte !
Marie Blizzard, ouvre, c'est moi, Chaperon Bleu... Blanc !
Tire la chevillette et la bobinette cherra !
Pas facile, chargé comme une mule...Et, bleu de froid !
Que m'apportes-tu gamin........ !?
Ta liqueur préférée, de la gaufrette.Et, la chanson de circonstance,Vive le vent, vive le ventVive le vent d'hiver, et bonne année grand-mère...
Conte revisitéun soir de janvier neigeuxUne autre planète
Au fond du lac
on peut douter, bien sûron peut dire « on n'est pas sûr »mais au fond, on le saitce n'est pas un engin égaréce n'est pas un déchetce n'est pas une carcassec'est une maison tombée du cielMonasaisons
Rêve ou fiction :
Instants de magienuit bleue – flocons colorésL’hiver l’ensorcellesa chaumière naviguedans un décor futuristesimple visiond’une fête irréelleici ou ailleurspetit robot d’aujourd’huirêve -se voit déjà géant
Le Guet de l'Ombre
Je marchais depuis des heuresSans savoir vraiment pourquoi.La neige recouvrait toutMême les raisons.Chaque pas enfonçait le silence un peu plus profondément.Le vent ne hurlait pasIl murmuraitComme s'il voulait me confier quelque chose que je n'étais pas encore prête à entendre.Puis je l'ai vue.Une maison minusculePosée là telle une veilleuse oubliée dans l'immensité.Sa fenêtre brillait d'un feu douxOrange telle une promesse.Mais ce n'était pas elle qui m'a arrêté.C'est la forme dressée à ses côtésHauteAnguleusePresque métallique.Ni arbreNi hommeNi bête.Une présence.Elle ne bougeait pasMais je sentais son regard.Je n'ai pas osé m'approcher.Pas encore.Il fallait d'abord que je comprenne ce que j'étais venue chercher.Le froid me tenaitMais la lumière m'appelait.Et entre les deuxUne sentinelle étrangeGardienne d'un seuil que je n'avais pas encore franchi.
Sous la neigeune forme garde le feuJe n'ai pas froid.
Rêve d’un enfant
sous un élan de neigesur la vieille masurdes cadeaux et des bougiesune once de bonheurIl en faut peu parfoispour allumer le monderemercier l’infini
Chaumière
J’entends crisser le sol gelé.Est-ce l’ogre qui s’invite par la tourmente et la poudreuse, dans cet univers virevoltant où un arbre ensorcelé de blanc semble danser ?Le bleu, la nuit, cet arbre aux branches lourdes, les étoiles masquées de ce ciel bien trop bas, au-dessus du toit d’une chaumière toute tassée de neige, m’évoquent les légendes.Je frisonne, et ce n’est pas de froid.Une lueur fusant de la fenêtre m’indique la vie, la réclusion volontaire, le repli indispensable autour d’un feu pour échapper à la tempête.Entre glace et neigeentre flocons et le vent-une soupe chaudeDonsimoni Adamante - 9 janvier 2026
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Comme il neige, je vous propose cette image avant que le blanc ne disparaisse et nous laisse hors propos.
Me direz-vous : "dans le monde où nous vivons rien ne nous empêche plus de marcher sur la tête."
Mais quand même, respectons la saison...
un petit peu tout petit peu ti peu t'y peux.
| dessin Adamante |
Ça vous va ?
Copies rendues le 10
💙 💙 💙
Et si vous n'êtes pas abonné au blog, visitez l'article précédent,
vous y découvrirez LA TOUTE PREMIÈRE PAGE de l'HERBIE
Souvenir, souvenir... (Johnny Hallyday)
Impossible d'importer une vidéo depuis quelques temps, donc je vous donne le lien :
https://youtu.be/lN6ypUw_7gE?si=HYxqS63GHWiU9uNA
🎤
Je ferai parfois remonter ici quelques merveilles égarées chez OB.
Cela vous tente de les redécouvrir ?
Répondez-moi en commentaires, faites moi des suggestions, vous pouvez aussi aller les chercher dans les tuyaux des souvenirs et me les proposer.
| ©Gérard Bouquin-Destal (dessin à la plume) |
La première page de l'Herbier
a été publiée le 25 février 2015 sur OB
OB a mangé la photo 😖 mais comme elle est de la maison... 👅
💔 Certains n'écrivent plus parmi nous 💔
mais
J'avais ouvert le bal. Eh oui, il fallait bien faire le premier pas !
forêt des songes
au lointain, une fumée bleue
comme le ciel.
©Adamante
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forêt mystérieuse
les fougères entrelacées
sculptent des idées noires
©Claudie
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la rose s'épanouit
au milieu des herbes aromatiques
au jardin de curé
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tentacules blanches
le scorpion est prisonnier
de ses cauchemars
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La page noire...
enchevêtrement
les idées se chevauchent
jungle luxuriante
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entre les arbres
la brume effiloche
un reste de rêve
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les racines du chêne
gavées des sucs de la terre
sauront la sublimer
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tonalités en gris
formes des noirs
montrent le blanc
©Duc (je n'ai pas de lien blog)
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"la vie est une rose,
je la respire et la ressens
symbole de lumière, je la partage,
espérant qu'elle nous unisse,
passant d'un cœur, au cœur de tous !"
©Line Bohn Williams (je n'ai pas de lien blog)
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