| MarHak |
Lisière
Il y a une minute, elle n'y était pas.
C’était elle qui attendait d’être vue.
Ce n'est pas moi qui cherchais une pie.
À présent, elle est là, et tout le reste paraît presque anodin.
Je ne regarde plus ce tableau de la même manière.
Noire et blanche, la queue effilée d’une pie.
Le plus beau, c'est que le paysage finit par lui ressembler.
Le pré, les fourrés, les reflets pâles :
tout est devenu le décor nécessaire à sa présence.
Mon regard n’est plus libre.
D'ailleurs, je me demande si ce n'est pas elle qui a peint le tableau.
Mona
Au fil de l'eau
Le ruisseau emporte nos rêve d'antan,Assise sur la rive je les regarde flotter,Ils sont tous là en technicolor,Dentelles éparpillées dans le tumulte de l'eauIls glissent un à un sur les galets ronds,Et me font signe en passant.
Ils chuchotent des mots,Les mots que nous disions,Lorsque nous nous aimions sur la mousse de la rive,Le printemps était jeune encore.
Livia
Pour se souvenir
J'avais oubliéce que m'avait inspiréela page de l'Herbier.
Amnésie pour m'allégerde trop pesants souvenirs
Incapacitéà aider, à secourirsentiment d'échec,
tragédie du choix crueld'abandonner pour survivre.
L'image m'évoquaitun voilier dans la tempêteéchoué dans les algues
les dérives de notre mondeles océans menacés.
Mes mots murmuraientune détresse indicibleet mon impuissance,
sa vie fracassant nos viessur les blancs de sa mémoire.
©Jeanne Fadosi, dimanche 5 juillet 2026pour se souvenir de la page 136 de l'Herbier de poésies
Et puis doucement l'idée a fait son chemin de rapprocher cette image
de celle de la page 260 que je n'avais pas pu faire.
Cascades
Sous un regard neufinspiré par la cascadeet son cheval blancY aurais-je devinédans son sillage l'écume ?et un autre destrierrobe blanche, tête de feusurgissant des flotsou un surfeur tout en noirraccommodant la grand 'voile ?©Jeanne Fadosi, lundi 6 juillet 2026pour se souvenir des pages 136 et 260 de l'Herbier de poésies
En illustration sonore :
Barbara, album Pantin 1981
D’hier à aujourd’hui :
Imperceptiblement, tout a changé,
La cascade d’or s’est tue,
Je doute, parfois, qu’elle ne coule encore,
Si ce n’est dans un fracas d’orage
Charriant quelques branches mortes.
Aujourd’hui, tout est figé
Rien n’est pareil.
Sous les caprices,
D’un vent qui souffle fort,
Les couleurs même s’estompent et changent,
Le jaune devient sécheresse,
Le rouge s’enflamme,
Bleu et vert se raréfient.
Tout est silence.
S’accordant à la violence du temps,
Notre terre mère s’emporte
Malgré tout j’espère !
Demain sera tout autre…
ABC Commentaires ici.
Les couleurs du voyage
Les couleurs se mêlent, s'enlacent
Elles crient la vie, l'apaisement, la joie, la renaissance
Elles vibrent de soleil, de paysages, d'îles et de voyages, de rencontres
Une palette de bleus: l'appel de l'océan, de l'infiniment grand, de l'inconnu
Sur le drap blanc des nuits, le déroulé de rêves à profusion
Des heures entières à peindre un nouveau monde
Il est grand temps ami, de lever l'ancre, d'avancer encore, encore
Toi, tu marches sous le soleil ardent en quête d'autres images
Du désir de chasser les ombres, de panser la blessure
Sur ce chemin d'épines où tant de noir te hante
Laisse place à l'oiseau, à la fleur, à l'abeille, au sourire passant
A la couleur du ciel, de la mousse, du couchant, des lucioles
De chaque instant drapé dans la douceur des choses
Pour que l'automne enfin revenu te soit plus doux
Balaline 09/07/2026
https://mado.eklablog.net/
Donsimoni Adamante-La terre a rompu le silence-ISWC T-341.766.383-9
26 juin 2026
Bonsoir la compagnie.... Voilà une seconde page sur cette illustration qui assure, chaque plume dans son style, encore un bravo, amitiés jill
RépondreSupprimerCette image, conservée comme une feuille
RépondreSupprimerentre les pages du temps et de L’Herbier,
a retrouvé la lumière des mots.
Merci à toutes.
Pour ABC
La cascade d’or coule toujours,
elle a juste choisi un autre cours
Bonjour Adamante, ainsi qu'à tous les brins de l'Herbier,
RépondreSupprimerBravo pour cette nouvelle page s'ajoutant à toutes ces belles précédentes. J'ai pris grand plaisir à vous lire.
Navrée de n'avoir pu participer. Mais je suis complètement prise par les corrections des très nombreux dialogues de mon roman. Ma sœur Anne et moi y travaillons depuis octobre.Cela prend énormément de temps que de donner une couleur médiévale à toutes ces bouches. Nous arrivons au chapitre 112 sur 146. Nous avançons peu à peu vers le mot Fin.
Encore bravo!!
Mes amitiés à toutes
Martine
Bonjour Adamante et tous les brins
RépondreSupprimerPlaisir d'écrire, plaisir de vous lire, embarquées chaque fois vers de nouveaux voyages .
Bel été à vous.
Pour ABC
" Malgré tout j'espère ", oui il nous reste la belle espérance et le merveilleux autour !
J'avais déposé quelques mots en commentaire, que je ne retrouve pas, probablement une erreur de ma part ???
RépondreSupprimerMerci pour ce bel herbier qui nous unit en poésie. Merci pour tous ces rebondissements, la cascade n'a pas fini de nous inspirer et de s'exprimer à travers les plumes de chacune.
S'il fait meilleur, du moins chez moi, la canicule a laissé des traces, des cicatrices, et peut-être réveillé des consciences. Pour moi elle fut et reste marquée par le silence :
Temps suspendu
Impression étrange
Les bruits du quotidien disparaissent
Que reste-t-il de la vie ?
Mésanges, merles et pies où êtes-vous ?
Lézards, gris comme verts, où vous cachez-vous ?
Les grillons, eux-mêmes ne chantent plus.
Silence,
Pas un tracteur, pas un promeneur, pas un rire d’enfants,
Silence,
Seul le vent,
Quelques feuilles déjà mortes sous les pas,
Et des arbres dénudés, ramures tendues vers le ciel, en soif,
Silence.
La marche quotidienne se fait courte et pesante
Les buses désabusées ne chassent pas,
Grenouilles et crapauds restent blottis au fond d’une triste mare,
Un jour, deux jours, trois jours deviennent semaines…
Silence…
L’été s’habille canicule, certains s’adaptent, beaucoup souffrent, d’autres n’y croient pas encore :
Le climat change !!!